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  • : BALCHOY
  • POESIE-ACTION
  • : Homme
  • : 13/02/1936
  • : Mouscron
  • : Poésie Jésus Marx
  • : Ce que j'ai envie de dire de moi, vous pouvez l'imaginer à partir de mes articles et surtout de ma poésie
Samedi 29 août 2009 6 29 /08 /2009 20:51

Nous avons alors passé par de terribles transes ; tantôt Vil. dépassait Anne, et venait contre notre voiture sans précaution, et tantôt nous devançait à des allures vertigineuses. Les femmes de sa voiture pleuraient, mais il était comme hébété, et il ne répondait pas. Il dut s'arrêter à cause d'une des multiples pannes de la Ford, et il fut rejoint par nous. Je dois dire qu'il entendit de ma part, de la part de Paul et Léon, de dures vérités.

Nous n'étions plus très loin de Cancale, mais il fut encore fort marri, quand il vit que nous brûlions Cancale pour gagner Saint-Coulombs, beau petit village doté du plus aimable des maires. Là, nous trouvâmes assez facilement le docteur Mab. (1), qui, avec sa femme, sa belle-soeur et des petits enfants, tenaient dans deux petites places. Après quelques instants d'entretien, je me rendis à la mairie, puis chez le maire, qui me reçut cordialement et certifia que pour le lendemain, matin, il trouverait peut-être un hôtel à mettre à notre disposition, dans la commune, en direction de Saint Malo.

Seulement pour le soir, nous devions trouver à nous abriter, ce qui nous fut possible en nous éparpillant, et en étant fort mal nourris. Je note ici un incident pénible.

Peu après notre arrivée, et pendant que j'étais allé à la mairie, Pierre Vil., profitant de mon absence, déclara brusquement qu'il en avait assez, et jetant à la volée les bagages de sa voiture, il était filé avec la Ford, et son domestique, emportant par mégarde quelques menus objets des enfants de Marcelle et le petit sac d'Alberte (2), avec sa carte d'identité. Nous ne devions plus le revoir en France.

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(1) Mon docteur de famille à Dinant
(2) fille de tante Marcelle, élle était ma cousine germaine.
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Nous n'avions donc plus que deux voitures pour seize personnes et nous dûmes aller le lendemain à la Guimorais, en deux voyages. A la Guimorais, nous rencontrâmes le propriétaire de l'hôtel qui venait mettre son hôtel à notre disposition avec tout son contenu. Nous avions dix chambres bien garnies, et tout l'hôtel à notre disposition puisque nous étions les seuls occupants. Cette dame était très heureuse de nous avoir afin d'éviter une occupation plus désagréable, et souhaitait nous y voir rester le plus longtemps possible.

(à suivre)


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Par BALCHOY - Publié dans : poesie-action
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