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Publié par BALCHOY



Ayant trouvé notre architecte, il nous fut dit par celui-ci, qu'il était impossible de trouver quoi que ce soit à Avranches et qu'il fallait aller plus loin. Sur mon insistance, car j'étais horriblement fatigué, il se décida à m'accompagner chez le sous-préfet, assez distant de l'endroit où nous nous trouvions. Nous rencontrâmes le Sous-Préfet en chemin, qui se montra fort aimable et dit à mon compagnon qu'il fallait aller au centre d'accueil, que l'on veuille nous trouver un gîte pour la nuit.

Redescendant cette très longue avenue, nous allâmes au centre d'accueil où l'on se mit en mesure de trouver quelques adresses, puis l'on mit à notre disposition un boy-scout chargé de nous indiquer les cinq maisons qui allaient nous recevoir.

La vue de certains logement me faisait reculer, épouvanté,  et je n'étais pas fier en retournant près de mes compagnons, mais nous n'avions pas le choix. Le sous-préfet avait d'ailleurs téléphoné à un de ses amis, maire d'une commune voisine, en lui demandant de nous recevoir.

J'appris que le maire s'en occupait, et viendrait le lendemain à Avranches vers midi. Dans la nuit, le petit Jean-Marie fut malade (1)
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, mon cousin germain, fils de Tante Marcelle,
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et Marcelle dut appeler le médecin. Quand le maire d'Avranches vint au rendez-vous, il ne fit aucune objection à notre venue, mais nous dit qu'il aimerait mieux que nous ne venions que le lendemain. Nous étions tellement désemparés que nous n'avions pu passer une seconde nuit à Avranches, et que l'après-midi, après avoir roulé dans une couverture le petit Jean-Marie, qui avait de la fièvre, nous partîmes pour ...

A notre arrivée, je désespérais. Dans le château que le maire avait en quelque sorte réquisitionné pour nous, il ne nous fut accordé que deux chambres. Le propriétaire, aussi désagréable que possible, fermait en même temps toutes les autres portes à cléf y compris la cuisine. J'appris que cette dame qui avait momentanément déjà laissé sa propriété pour vivre avec son père, était en désaccord politique avec le maire. Ce qui fait que celui-ci n'avait pas cru devoir insister, et il avait chargé le garde-champêtre de nous trouver un logement.
C'est ainsi que j'ai du loger chez un charron et Loulou avec sa famille
chez deux dames qui habitaient à proximité. Quant à nos repas nous déjeunions avec nos famille chez le charron et prenions le dîner dans un petit hôtel où l'on n'était pas trop mal mais où il fallait manger à tour de rôle, à cause des enfants qui restaient au logis. C'est là que je connus le plus grand affaissement, et vraiment nous étions tous à bout.
(à suivre)


balchoyyvan13@hotmail.com
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