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Publié par BALCHOY



A un moment donné, on traversait un village appelé Saint-Julien-le-Faucon, Léon ayant une panne à son auto, nous étions arrêtés en face d'une maison de belle apparence et Léon me donna l'idée d'aller sonner. Nous nous vîmes néanmoins reçus, et il nous fut dit que nous pouvions héberger une partie de notre monde pour un jour au moins car nous étions très fatigués.

Une démarche chez le curé de l'endroit et chez une vieille dame assura le logement du reste de la bande. C'était un village très agréable le, et nous pouvions prendre les repas dans un hôtel de l'endroit où il n'y avait nul réfugié mais où le tenancier était très amusant et nos repas bien préparés.

Il y avait aussi là, un notaire très aimable, qui nous donna l'adresse d'un de ses amis, architecte à Avranches, qui, d'après lui,  avait construit toutes les villas des environs et qui nous renseignerait bien sur ce qui serait libre ?

Je rencontrai à Avranches le père Arendt qui était fort mal logé dans les environs, mais je ne pus échanger que quelques mots avec lui. Sans doute la suspicion subsistait-elle encore dans son esprit ? Le curé me dit, après coup,  qu'il avait causé de moi au Père Arendt et que celui-ci avait simplement répondu qu'il me connaissait. Peut-être le curé ne m'a-t-il pas tout dit ?

Le séjour, à Saint-Julien-le Faucon, où Léon avait pu rendre service à la dame qui l'hébergeait, en conduisant celle-ci à sa banque à Lisieux (Léon put échanger ainsi quelques milliers de francs), nous a laissé un assez bon souvenir, mais ce ne pouvait être que du provisoire, et au matin, nous nous dirigions vers Avranches non point par la ville de Caen, mais par une autre route pittoresque mais très sinueuse, et qui nous parut terriblement longue.

Cette route passait par Condé, et nous arrivâmes ainsi à  ....à quarante kilomètres de Avranches? Nous étant arrêtés à cause d'une des multiples pannes de la Ford, qui chauffait à tout casser, nous fûmes bientôt entourés d'une petite colonie nouvelle : Adelin Gauthier et sa famille, les Guillaume du coin de la rue du Palais, etc... Le temps menaçait d'être orageux, et nous étions très inquiets. Apprenant que la route était en pente presque continuelle vers Avranches, nous décidâmes d'aller de l'avant et le soir notre faisions notre entrée à Avranches où un gendarme belge faisait le service à un carrefour.


(à suivre)


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