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Publié par BALCHOY




La vieille Ford de Gor., mal conduite par Vil., et ayant panne sur panne, nous retarda encore plus. La ville était encombrée de voitures de fugitifs et après avoir retrouvé Pierre, ce qui n’était pas facile, je me dirigeai vers la mairie pour demander asile, et pour trouver un gîte. Le commissaire de police, mit très aimablement un agent en route, mais quand celui-ci revint avec des adresses, Paul et Vil. Vinrent me retrouver, en disant qu’ils ne voulaient pas loger à Béthune.

Les habitats de Béthune les avaient affolés, et, de fait, s’il était tombé des bombes dans la rue, c’eut été un affreux carnage.

En ce moment, vint à la mairie, le président Belge des amitiés Belgo-Françaises du lieu qui nous remit un mot pour le bourgmestre de Hinges, petit village, distant de quatre ou cinq kilomètres, nous y arrivâmes qu’il faisait déjà noir et fûmes hébergés dans une petite ferme chez une pauvre jeune fille qui venait de perdre son père et habitait seule.

Quelques uns d’entre nous logèrent dans deux maisons voisines car nous étions vingt dont neuf enfants et jeunes gens. Nous fûmes logés sommairement mais accueillis de la façon la plus aimable, cette pauvre demoiselle mettant tout à notre disposition. Le lendemain, Madame Augusta qui était très fatiguée, demanda de pouvoir rester à la ferme avec Jeanne et la jeune fille. Nous nous sommes donc séparés et sommes partis avec l’intention de gagner Abbe ville.

Nous sommes arrivés vers midi à Lehesdin où nous avons pu nous ravitailler en essence ; Nous Avons alors vainement essayé de gagner Abbeville, nous heurtant chaque fois à des postes défendant l’accès de cette ville. A ce moment, nous nous sommes égarés par un chemin de campagne et nous nous sommes trouvés devant une descente presque impraticable

Nous sommes alors arrivés vers les quatre heures, à proximité de la ville d’Eu où la file de voitures s’étendait devant nous sur une distance d’au moins quatre kilomètres. A notre gauche, il y avait un petuit chemin que Léon voulut suivre sans savoir où il menait, uniquement pour échapper à la file et à des longues heures d’attente. Il nous conduisit d’abord à un bois où se trouvait un camp d’anglais et nous nous voyions déjà à la veille de devoir faire marche arrière, quand les Anglais, nous saluant très poliment, nous laissèrent passer sans observation.





(à suivre)


Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com











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