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Publié par BALCHOY



De guerre lasse, j'allai m'étendre sur mon lit, surveillant alors pour descendre au moment opportun, et surveillant mon petit monde. Les renseignements qui parvenaient de Namur et d'ailleurs, étaient tous terrifiants et il ne pouvait plus être question de tenir mon monde à Maizières. Comme je ne pouvais me résigner à quitter la Belgique, il fut décidé que nous irions à Vlammertinghe, en passant par Soignies, ce qui effrayait mes compagnons.

A Soignies, tout était fermé, il y avait eu aussi des bombardements et, je l'appris plus tard, Victor, l'employé de la maison Dem. , sa femme et sa fille avaient été retrouvés morts, tués ou asphyxiés parmi les ruines de leurs maison.

En arrivant à Soignies, je trouvai Jacques (1) arrimant aussi son auto pour partir. Il comptait se diriger vers Maubeuge, mais je lui donnai rendez-vous à Vlammertinghe, car mes gens s'affolaient, et ils voulaient quitter Soignies au plus vite. Nous nous sommes alors dirigés sur Renaix, par Ecaussines qui avait été aussi sauvagement bombardé et nous fûmes bloqués à l'entrée de Renaix par une file interminable de voitures. Sur renseignement d'une habitante de la banlieue, nous fûmes dirigés à trois ou quatre kilomètres en arrière pour reprendre le chemin qui nous permettait d'éviter Renaix.

J'espérais rencontrer Jacques Bribosia, mais, ce fut en vain, il avait en effet eu une panne qui l'empêcha de nous rejoindre ce jour-là, à Vlammertinghe. Quittant les environs de Renaix, nous allâmes par Menin, et parvinrent à Ypres avant le soir en nous gardant d'une file de voitures, et en échappant ainsi à l'ordre qui était imposé aux véhicules. La place d'Ypres était archicomble, et après une visite chez le commissaire d'arrondissement, beau-père de Monsieur Elleb., nous nous dirigeâmes toujours en faisant un immense crochet "toujours imposé" vers Vlammertinghe.

Emile Claes était, nous dit-on, chez son frère à la ferme. Sur mauvais renseignements, nous nous trompâmes de chemin et fûmes bloqués sur une mauvaise route de campagne sans aboutissement. Bien difficilement, nous fîmes tête-à-queue, et parvinrent enfin à la ferme où l'on nous dit que Marcelle (2) était déjà arrivée.

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(1) Jacques Bribosia, époux de Tante Camille soeur de mon papa.
(2) Emile Claeys, époux de Tante Marcelle, également soeur de mon père.
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(à suivre)


Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com








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