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Publié par BALCHOY



Alors les alertes se succédaient continuellement et l'affolement était tel que je ne pus pas décider Léon et sa femme à entrer dans Soignies.

J'envoyai un cycliste bénévole qui vint me dire qu'effectivement, Camille se trouvait à Soignies. J'y retournai le lendemain. Ayant passé chez DEST., celui-ci me conduisit au couvent où Camille s'était réfugié avec sa famille et Madame Beter.

Soignies avait beaucoup souffert mais Camille était dans un immeuble offrant beaucoup de sécurité. Cela se passait le mardi quatorze. De retour à Maizières, j'allai au salut, demandant à Monsieur le Curé, après le salut, de ne pas fermer l'église parce que Paul, Léon et Loulou (1) voulaient se confesser.

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(1) ma maman
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Je devisais avec le Curé et Mademoiselle Cant. sur la place de l'église, vers six heures, quand nous vîmes un avion qui à une très grande hauteur décrivait de grands cercles de fumée.

Comme on se demandait ce que cela pouvait signifier, un soldat belge qui passait nous dit : "Garez-vous, car cela veut dire qu'avant un quart d'heure, vous serez "bombardés".

Léon, Paul et sa femme arrivèrent alors, et je retournai lentement ver la maison de Mademoiselle Cantin. Avec deux voisins, je vis arriver à très haute attitude dans le ciel des escadrilles d'avions dont les ailes brillaient au soleil.

En l'air, survint  brusquement, l'attaque par avions, sur la ville de Mons dont nous étions distants de trois à quatre kilomètres. Ce fut terrible et dura assez longtemps. Immédiatement nous survint la mauvaise nouvelle du bombardement et de l'incendie de la caserne, incendie formidable dont la lueur persista pendant toute la nuit, maisons détruites etc... et à tout instant on percevait le vrombissement des moteurs d'avions volant bas et venant tournoyer autour de Maisères.

La nuit toute entière se passa en bombardements. Tout le monde était descendu dans les caves, sauf Mademoiselle Cant. qui ne descendit jamais et témoigna du plus profond mépris du danger, se refusant même à occulter. Quant à moi, incapable de tenir en place, je sortis pendant les accalmies, m'entretenant de la nuit, des évènements avec des voisins qui faisaient de même que moi. A l'alerte, on rentrait, puis on ressortait et l'on se retrouvait. C'était lugubre et sinistre.

(à suivre)


Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com








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