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Publié par BALCHOY

En France,  monsieur Coupat reste seul en prison sous l'accusation lourdement martelée par Madame Alliot Marie de terrorisme.

A galvauder des mots comme "terrorisme" ou "génocide" on risque de les vider peu à peu de leur atrocité.

Retarder un train-de luxe, alors que l'Etat, par une politique budgétaire, ciblée vers les plus riches, retarde systématiquement chaque matin des centaines de trains de banlieue, devient dans la bouche de la Ministre de l'intérieur un mini-attentat du 11 septembre passable des peines les plus lourdes.
Sous le règne de l'égomaniaque caractériel qui impose son point de vue au peuple français via un parti complètement à sa botte et à sa dévotion, la  justice devient de plus en plus le fait du prince.

Il est à présent clairement avéré que le groupe Coupat, dont il n'a pas été possible de prouver la participation effective  dans les dégats causés aux caténaires des TGV, était surtout un groupe de discussion et de contestation d'un régime capitaliste et d'un parti tyrannique plus qu'une bande de dangereux agitateurs menaçant la sécurité de la République.
En écrivant cet article je pense un peu au terme  "dangereux" révolutionnaire que la justice du Tsar appliqua au jeune Dostoïevski, lui infligeant une simili-exécution en guise de peine avant d'ailleurs plusieurs années  de détention terrible en Sibérie.
Sarko, dans le domaine de la justice, veut  avoir une influence décisive, comme dans celui des média-audiovisuel, persuadé follement qu'il est, que toutes ses "lubies" correspondent au bien profond de la France et des français.
 Aussi n'est-il  pas pour rien dans cette déviation gravissime de la justice  en France avec la complicité parfois de son parti de aussi de son "harem" affectif faite de femmes ministres qui, quel que soit son choix, le suivent aveuglément, quitte à se renier d'un mois à l'autre comme leur Maître.

Je le disais Monsieur Coupat, qui certes a commis un délit punissable, reste redevable officiellement de terrorisme, bien que la justice ait clairement montré en libérant tous ses complices le peu de gravité des actes potentiels de ce "commando".  Mais Madame Alliot Marie, dont l'élocution est lourde comme un code pénal ne veut pas se déjuger ou plutôt déjuger le "Prince"

Faut-il rappeler d'autres affaires qui montrent la subordination de la justice à la politique ?
Il suffit d'évoquer ces mots grossiers du chef de l'état à la foire agriole qui, répétés par un citoyen ordinaire, devinrent un délit. Lâche, Sarko n'empêcha pas une condamnation, légère certes mais totalement injuste.

J'ai entendu de mes oreilles Sarko désigner publiquement à la TV  le berge corse accusé à tort ou à raison d'avoir assassiné le préfet Erignac le jour de son arrestation. Ainsi il faisait fi de la présomption d'innocence. Le berger le fit inculper par un juge qui fit injustement  acquitter un président de la République qui avait bel et bien diffamé illégalement Colona. Ce n'est pas à l'honneur de la justice française.

On pourrait aussi évoquer la façon un peu équivoque dont se sont terminés des accusations contre le Président à propos d'immobilier en sa ville et d'un acccident de circulation où était mêlé quelqu'un de sa famille mais il n'y a là que des présomptions  même si elles ne fleurent  pas très bon au regard de la justice.

La supression prochaine du juge d'instruction, au lieu de l'amélioration de son statut, va affermir la position du Président au-dessus des lois de la République et affaiblir  la situation de ceux qui osent attaquer le Prince ou ses valets politiques.

Un coup de balai s'impose au niveau de la justice en France qui n'est plus la même pour l'ensemble des citoyens selon le "FAIT DU PRINCE".



Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com




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