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Publié par BALCHOY

Monsieur Sarkozy, n'étant pas français, j’ai la chance de ne pas devoir vous appeler Président ni de France ni non plus d'Europe car, votre fonction temporaire de président du conseil des ministres ne vous donne pas, à mes yeux, le droit de vous prétendre président de l'Union Européenne.
Oui, une crise grave secoue le monde, suscitée par ceux que vous appeliez vos hier vos amis et dont vous célébriez les compétences, en dépit des nuages qui depuis plusieurs années annonçaient la chute d’un système financier pourri jusque la moelle.
Je trouve que vous avez gravement manqué de perspicacité en la matière et je ne suis pas prêt à vous faire confiance en ce domaine comme dans d’autres. Je n’ai pas oublié votre promesse : plus un SDF dans les rues dans deux ans.

Depuis votre élection, vous appuyant sur une majorité qui ne reflète en rien la majorité de l’opinion française, en raison d’une loi électorale qui déforme la part de chaque parti, vous avez engagé un certain nombre de réformes qui modifient profondément l’équilibre social,  une réforme centrée sur le scandaleux bouclier fiscal qui est en fait une destruction pratique de la progressivité de l’impôt. 

Bien entendu ce que ne paient plus les plus riches, on le voit dans la réforme récente du RMI, ce sont bien entendu les contribuables moins favorisés qui le paieront à travers les impôts directs ou indirects.

Votre décision de retirer la publicité du financement de la télévision publique aurait pu être une décision valable si vous aviez accepté sa logique, une augmentation de la redevance. Je suis persuadé que votre motivation n’est pas tant la qualité et surtout la liberté de l’audiovisuel public mais est une sorte d’aide déguisée aux chaînes privées. Vous avez bien imaginé des taxes de compensations,  mais votre majorité aux ordres du privé a vite fait de les réduire à la portion congrue.
En vous octroyant le droit non seulement de nommer personnellement avec quelques réserves fictives le Président de l’audiovisuel, seule vraie raison de votre réforme, vous n’êtes pas un précurseur mais un revenant à la période fossile de l’ORTF.
Ce que je trouve le plus grave, c’est le droit que vous vous donnez, à travers une majorité à vos bottes, de révoquer à votre guise ce président nommé qui en fait à tout moment votre dépendant.

Ne voyez-vous pas que vos interventions incessantes à la radio ou à la TV rappellent souvent  une fable de la Fontaine : « la mouche du coche »

Heureusement que vous n’étiez pas Président de la France en 2001 car vous l’auriez entraînée dans la guerre criminelle d’Iraq. Heureusement qu’un homme que vous poursuivez férocement en justice était là, car lui a sauvé à ce moment là l’honneur de la France et la vie de nombreux de ses soldats.

Ainsi des évènements récents nombreux ternissent le monde de la police-gendarmerie ou de la justice et vous avez, à mon avis, une lourde responsabilité dans ce gâchis, car à force d’avoir poussé le tout sécuritaire déjà comme ministre de l’intérieur, à force de mettre en avant la répression par rapport à l’éducation des jeunes, vous avez rendu un mauvais service à un certain nombre de  policiers qui se croient tout permis.

 Aujourd’hui, j’ai peur qu’avec les élucubrations d’un Frédéric Lefebvre, votre porte-parole, dit-on, j’espère à tort, les français risquent de vivre bientôt dans la société imaginée par Georges Orwell.

En tout cas, votre politique en matière audiovisuelle est une félonie par rapport aux libertés acquises si péniblement par le peuple français. Il s’en rappellera demain !
Le jour, le plus tôt possible, où vous quitterez le pouvoir sera une bonne journée pour la France.



Yvan Balchoy

balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
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