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Publié par BALCHOY

 

Comme il y a un mois ou deux les réfugiés du triste centre de rétention de Sténokerzeel, attenant à l’aéroport de Zaventem, antichambre d’une expulsion souvent brutale pour  ceux qui n’entendent pas obtempérer de bon gré à un ordre de quitter le territoire, ont mis le feu à leur geôle, en essayant de la fuir.
Parmi eux un jeune adolescent  très bien intégré chez nous que le sinistre Office des étrangers, avec, semble-t-il l’appui du Conseil d’Etat, veut renvoyer en Equateur alors que sa mère, sauf erreur de ma part, réside en Belgique.

 

La représentante auprès des média de cet office,  Madame Dominique Ernoult, qui a un certain mérite d’avoir à défendre souvent devant le TV ou la presse la mise en détention de jeunes enfants, d’innocents ou même la séparation des familles comme c’est le cas à propos de ce jeune homme, a tenté ce soir de justifier, ce qui pour moi reste injustifiable.

 

Compte tenu de l’illégalité, au regard d’une législation supérieure aux lois belges, ( DROITS DE L'HOMME- DROITS DE L'ENFANT) de ces centres de rétention, je trouve tout à fait normal que ceux qui sont contraints d’y vivre cherchent à s’enfuir et si, pour tenter d’y arriver, la mise à feu, d’un centre, qui n’a pas le droit moral d’exister, est nécessaire, je comprends leur acte sans pour autant l’approuver ou le désapprouver.

 

De même je reconnais aux  citoyens de mon pays le droit de protéger ces étrangers poursuivis ainsi en les mettant à l’abri d’arrestations arbitraires.

 

Certes la Belgique n’est pas tenue d’accueillir tous les étrangers qui veulent s’y réfugier ; elle peut rendre difficile, voire impossible l’accès à notre territoire à certains étrangers, qui ne seraient pas des réfugiés politiques bien entendu,  mais une fois qu’ils sont chez nous, surtout s’ils s’y sont bien intégrés depuis des années, la fin ne justifiant pas les moyens, elle ne peut qu’utiliser des moyens légaux, comme par exemple la persuasion assortie parfois d’aide financier pour y parvenir. Je suis pourtant persuadé, que dans beaucoup de cas, ces étrangers, bien intégrés chez nous sont une chance pour notre pays et devraient donc rester avec nous.

 

Ces retours non souhaités ne sont admissibles d’ailleurs que dans la mesure d’abord où ils ne font courir aucun risque à ces réfugiés, ce qui manifestement est faux par exemple, pour l'Irak,  l’Afghanistan; beaucoup de pays étrangers  d'ailleurs punissent celui qui a quitté son pays sans « permission ».

 

Les hommes politiques se sont engagés à rendre objectifs les critères qui permettent de rester en Belgique ou de devoir quitter notre pays. De façon scandaleuse, sous l’impulsion des partis dits "libéraux," qui abusent du mot liberté car celle qu'ils réclament pour eux prive souvent d'autres hommes de la leur, à ce jour, ces critères n’ont pas encore été définis ce qui a obligé beaucoup  de réfugiés ou de sans papier à pratiquer la grève de la faim pour obtenir des papiers provisoires.

 

 

L’Office  des étrangers, au lieu d’être une autorité qui tranche réellement à charge et décharge,  se comporte vis-à-vis d'eux souvent de manière arbitraire et  parfois brutale.

 

Cet Office n’est pas digne d’un Etat qui se targue de respecter les droits de l’homme.
Comme il en avait été question dans une déclaration gouvernementale passée,  il faudrait le dissoudre à commencer par son directeur et créer un autre Service capable de respecter davantage ceux qui nous demandent l’hospitalité, ce qui ne veut pas dire que tous doivent être acceptés sur notre sol.

 

Certes je ne mettrais pas le feu, même à un centre illégal de rétention-détention, mais, si j’étais dans la situation assez inhumaine de ceux qui y sont retenus, peut-être agirais-je comme eux ?  Qui sait ?

 

En tout cas, je préfère ceux qui aident ces réfugiés, à leurs risques et périls, à ceux qui enchaînent,  paralysent, peut-être droguent les malheureux qu’on force de prendre un vol pour rentrer chez eux. J’approuve aussi  les passagers qui tentent d’empêcher ces expulsions musclées et indignes et je blâme les policiers et magistrats qui veulent les punir d’avoir suivi à juste titre leur conscience.

 

Voyez, Madame Ernould, je ne voudrais pour rien au monde reprendre à mon compte les idées que votre position vous oblige à défendre publiquement.  Je serais heureux  même d’en débattre avec vous, bien sûr sans violence de part et d’autre.
Mais je pense, hélas, que c’est impossible !

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