Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Catégories

Archives

Publié par BALCHOY

En Belgique, dans la banlieue de Bruxelles, à moins d'un km de la capitale de l'Europe, il y a quelques décennies la Flandre a obtenu une fixation de la frontière linguistique assez favorable pour elle, en dépit de populations locales parfois à majorité francophones, moyennant le droit pour ceux-ci d'utiliser le français dans leurs relations avec l'état flamand. - c'est le régime dit "des facilités"valable dans six communes touchant Bruxelles.

Quand un conflit surgit entre deux communautés, l'équité exige, me semble-t-il, que l'arbitrage soit effectué par un Tribunal neutre non inféodée à une des deux parties. Mais dans cette Flandre qui marche la tête à l'envers, la liberté en berne et dont des parties pourtant majoritaires sont infectés par une hystérie linguistique, ce bon sens est banni.

C'est aux flamands seuls d'interpréter, évidemment à minima, le droit des francophones sur leur sol, quitte à renier leur parole donnée, (frontières-facilités),   sport dans lequel hélas ils excellent..

Ainsi le gouvernement flamand a décidé qu'à chaque délivrance de document administratif, les francophones recevraient d'abord ces papiers en néerlandais et devraient au coup par coup demander une version française qui leur est pourtant due sans condition par la Constitution.   C'est une manière de commencer à détricoter ces facilités dont les flamingants ne veulent plus.

Le gouvernement du Nord en toute illégalité crée ainsi une  nouvelle procédure vexatoire pour les francophones.

Bien entendu, tous les partis francophones protestent. Mais en vertu d'une législation arbitraire  ce sont seulement des "juristes" ou à mes yeux des "pseudo-juristes" flamands (en ce cas précis) sinon flamingants qui doivent décider et comme de bons fonctionnaires de leur cause linguistique  il leur faut plusieurs années pour prendre une décision tout à fait en accord avec les thèses flamandes les plus radicales. .
Entre temps bien sûr le gouvernement flamand illégalement applique ou tente d'appliquer ces ukases pour créer une sorte de jurisprudence qui n'en n'est pas moins nulle et non avenue.

Il semble normal  que la Constitution Belge qui a "bétonné" les facilités est plus importante que les lois promulgués en contradiction avec cette Constitution mais évidemment tant que de vrais juristes indépendants et neutres ne seront pas établis en cour de justice, il va de soi que le pire est à craindre.

Déjà  un code d'habitation arbitraire  limite les droits les plus élémentaires dans certaines communes aux seules personnes parfois parlant le flamand, le plus souvent à celles qui acceptent de l'apprendre. Pour ma part, je n'hésiterais pas à "mentir" à une autorité aussi abusive.
Pire,  la commune de Grammont  rappelle les jours les plus sombres de notre histoire car elle refuse le minimex (minimum vital) aux non néerlandophones.

Si la très grande majorité des  flamands que je rencontre si souvent dans ma vie de tous les jours sont sympa et accueillants, trois partis au moins de leur parlement, le parti prétendument chrétien, le parti fasciste, qui a montré quelques fois sa nostalgie des temps nazis, le parti NVA , lié par un cartel au parti chrétien, pratiquent une politique sectaire souvent antidémocratique concernant la minorité francophone de Flandre; celle-ci ne peut  même pas bénéficier de la protection garantie aux minorités par les lois européennes.
Un leader flamand néonazi n'a t-t-il pas dit que même là où ils constituent une majorité (70 %) les francophones n'existent pas, ce sont des flamands qui abusivement parlent le français.

Pour ce criminel qui déshonore le parlement flamand, même les 800 000 francophones de Bruxelles, quoi qu'ils pensent, quoi qju'ils veulent, ne sont que des flamands parlant français, ayant droit, pour un temps à des facilités et devant accepter  en définitive que Bruxelles soit la capitale exclusive de l'Etat fasciste flamand dont nous voyons les prémisses sans cesse grandir dans le nord du pays.
Je pense qu'une des premières mesures que devrait revendiquer les francophones pour l'avenir, c'est de confier à des chambres bilingues du Conseil d'état tout conflit, entre Bruxelles, le nord, le sud du pays  et bien sûr la région de langue germanophone,  qui risque de léser une des communautés  ou région de ce pays y compris, je me répète, Bruxelles.Il faudrait  de plus que toute minorité, y compris celle des Flamands en Wallonie, se voit protégée par des lois européennes.

Bien entendu il est souhaitable sinon nécessaire que tous les Belges puissent se débrouiller dans la langue de l'autre ou des autres communautés. Et je reconnais que les Wallons ainsi que les francophones qui s'établissent dans le pourtour flamand de Bruxelles ont beaucoup de progrès à faire. Mais ce n'est pas à coup de règlements vexatoires et antidémocratiques que les néerlandophones  feront aimer leur langue par les francophones.
Il convient de rappeler que les flamands de Bruxelles qui représentent réellement 10 à 15 % de la population sont sur représentés dans l'administration de leur ville, qu'ils jouissent d'un bilinguisme  administratif très favorable et disposent d'un droit de veto au gouvernement de la région bruxelloise.
Pourquoi ne pas appliquer  un régime linguistique commun aux flamands  minoritaires de Bruxelles  et aux francophones pourtant parfois majoritaires dans leur  commune du Brabant flamand.

Mais le bon sens a-t-il encore droit de cité, au sud comme au nord du pays.  C'est  pourtant la première condition pour que Flamands, Wallons, Germanophones et Bruxellois puissent vivre en harmonie sur ce petit mais si attachant pays.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article