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Publié par BALCHOY

Assise, cette merveilleuse cité médiévale vit encore au rythme et selon l'esprit de François Bernardone, connu sous le nom de Saint François qui fonda vers 1200  une fraternité qu'il voulu, contrairement par exemple à la règle de Saint Benoit, non centrée sur l'autarcie mais  sur une pauvreté évangélique non seulement spirituelle mais matérielle. Il se voulut avec ses premières frères un ordre mendiant estimant que ceux qui abandonnaient toute richesse humaine pour servir le Tout Puissant et prêcher la bonne nouvelle devaient faire confiance à la Providence en n'hésitant pas à mendier pour vivre et se loger à travers leurs pérégrinations.

Sitôt après la mort de ce grand saint, des dissensions se firent déjà entre des frères mineurs décidés à persévérer sur la voie de la pauvreté, telle que Jésus la vivait avec ses disciples et d'autres frères qui furent appelés "conventuels" parce qu'ils construisirent un grand couvent autour de la tombe du Saint en oubliant son message et son testament.


Des siècles ont passé et Assise, en Ombrie,  reste, malgré la richesse de certains de ses couvents,  une ville merveilleusement habitée par l'esprit de tolérance et d'exigence de conformité au Christ qui fut celui de Saint François.

En ces temps où l'Italie vient de se donner un premier Ministre prévaricateur et entouré de fascistes non repentis, ne voilà-t-il pas que le Maire d'Assisse dont je ne connais pas les idées politiques suivant l'exemple scandaleux de beaucoup d'autres maires ou bourgmestres  européens a décidé d'interdire la mendicité, ici  à proximité des couvents, je n'ose plus utiliser le mot fraternités tant ces palais spirituels en sont loin.
De la part d'un homme politique, fasciste, démocrate chrétien ou communiste "repenti "cette attitude révoltante ne m'étonne guère.
Mais quand le supérieur (qui dans l'esprit du Poverello devrait être simplement le frère gardien de ses frères) approuve cette interdiction de la mendicité en affirmant que la plupart de ces mendiants sont des "professionnels" (la plupart, cela signifie donc qu'on rejette le bon grain en même temps que la soit-disante ivraie) trahissent à mes yeux l'esprit de Saint François, même s'il s'agit de Gitans ou de Roms, persécutés comme les juifs sous le Nazisme et aujourd'hui encore souvent en nos états dits démocratiques.

Si ces "franciscains"persévèrent dans cette voie anti-évangélique, je suis persuadé que peu à peu ils trouveront  de moins en moins des jeunes généreux pour vivre une telle parodie de l'enseignement de François Bernardone et demain, dans dix ans, dans vingt ans, je ne sais  quand mais bientôt,  ce couvent risque de devenir un musée payant.

Monsieur le supérieur des frères Conventuels ou autres frères mineurs si vous maintenez cette décisions anti-chrétiennes et anti-franciscaines, au nom de Saint François je vous dis que vous trahissez son idéal et n'êtes plus dignes de vous réclamer de lui.

Yvan Balchoy

balchoyyvan13@hotmail.com

http://www.poete-action.ultim-blog.com

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