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Publié par BALCHOY

Je ne sais pas combien nous étions sur le campus de la Plaine pour le premier Mai du PTB. Beaucoup de monde, militantes, militants souvent en famille, des flamands, des wallons, des jeunes très motivés, des moins jeunes pleins de souvenirs militants liés souvent à la naissance de notre parti.

J'ai assisté à une conférence consacrée à MAI 68 qui s'est en même temps révélées très révélatrice de la naissance lointaine du PTB et de son évolution depuis 1968.


A cette conférence, d'abord un invité inattendu et à mon avis plutôt indésirable.
Les propos de Sarkosy sur MAI  68 projetés sur un écran géant m'ont ancré dans ma conviction que cet homme parle comme personne de ce qu'il ne connaît pas ou très peu souvent en écoutant des pseudo spécialistes ralliés souvent à lui par opportunisme.
Je pense tout particulièrement à la famille Glucksman, toujours prête à stigmatiser les atteintes aux droits de l'homme partout dans le monde en se gardant bien de citer les saloperies et les atrocités du gouvernement israélien contre le peuple Palestinien.
Un court extrait d'un article paru dans la messagerie de Yahoo à propos des rapports entre mai 68 et Sarkosy me semble intéressant à analyser.


 

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy qui avait appelé à "liquider" l'héritage de mai 68 lors de sa campagne présidentielle, n'est-il pas le dépositaire malgré lui de "l'esprit de mai"?

 

Sa charge contre mai 68 lancée lors d'un meeting parisien, le 29 avril 2007, n'était-elle qu'un exercice imposé, destiné à l'électorat conservateur comme le laisse entendre André Glucksmann, ex-maoïste devenu sarkozyste, dans son livre "Mai 68 expliqué à Nicolas Sarkozy" écrit avec son fils Raphaël?

Pour l'ancien "nouveau philosophe", si Nicolas Sarkozy l'a emporté le 6 mai 2007 c'est parce qu'il a su incarner "l'esprit de mai 68" et parce qu'il a pu bénéficier des effets de la "révolution mentale et morale" lancée il y a quatre décennies.

Le candidat de la droite, au printemps 2007 à Bercy, avait stigmatisé les "héritiers de mai 68" -la gauche et surtout les socialistes- et proposait aux Français de "rompre réellement avec l'esprit, avec les comportements, avec les idées de mai 68, de rompre réellement avec le cynisme de mai 68". 


Les propos du petit gesticulateur concernaient condamnaient en fait mai 68

"Le mot morale ne me fait pas peur. Mai 69 nous avait imposé le relativisme intellectuel...qu'il n'y avait aucune différence entre le bien et le mal... entre le beau et le laid...tout était permis, l'autorité c'était fini...plus rien de sacré, plus d'interdit.
Et Sarkosy de stigmatiser une gauche qu'il caricature et déforme pour mieux la combattre alors que ses actes à lui traduisent l'adoration du "veau d'or", l'apologie des richesses sans chercher vraiment à quel prix humain elles ont été gagnées
.


Je l'ai déjà dit et je le répète ici. Quand Sarko parle de racaille, il ne remarque pas qu'il parle de lui-même, qu'il ne voit
pas les jeunes des banlieues tels qu'ils sont dans leur zone de "non-vivre" et qu'il veut "karchériser" (quel mot horrible) une jeunesse dont les malheurs lui rappelle sans cesse le monde corrompu, injuste, inégal, oppresseur dont il fait partie.

Après le repoussoir Sarko, Maître Graindorges nous a rappelé son expérience personnelles de mai 68 

La vie et les actions de ce grand Avocat témoignent bien que MAI 68 ne sont pas du passé pour tout l
le monde et je pense à Dany le Rouge, parfaitement assimilé, je crois, par le capitalisme actuel en dépit de ses dénégations.
Ensuite  Krist Merxs, fondateur de l'efficace  Médecine pour le peuple, Herwig Lerouge nous ont expliqué comment MAI 68 avait été d'abord un phénomène de contestation d'une grande partie de l'Europe et nous ont expliqué comment notre parti est né dans la mouvance belge de cette vague générale de contestation dont MAI 68 en France a été sans doute le sommet.
Ça s'est passé d'abord à Louvain au temps des "Walen buiten"  (WALLONS DEHORS) devenus  heureusement assez vite "Burgers buiten" (Les bourgeois dehors) puis des grèves du Limbourg où naîtra Amada "tout le pouvoir aux ouvriers" qui deviendra plus tard  le PVDA-PTB.
J'avoue que je n'avais pas vécu comme eux ces évènements et pour ma part, très opposé à toute forme de Nationalisme, j'avais très mal compris ce refus d'une université bilingue. J'imaginais alors qu'une prolongation de cette université en terre francophone en maintenant de part et d'autre le caractère bilingue  et unitaire de l'institution serait une meilleure solution que la scission pure et simple vécue souvent dans une haine mutuelle.
C'est dire que j'ai apprécié la mutation assez rapide des premiers futurs ptbistes transfomant le "Walen buiten" en "burgers (bourgeois" buiten, ce qui pour eux au départ était sans doute proche mais vite a transformé radicalement leur lutte pour une autre société.
Plus tard les grèves dites sauvages (parce que non approuvées par les syndicats) du Limbourg scellèrent l'union qui ne s'est jamais démentie depuis entre les étudiants et intellectuels  du PTB et le monde des travailleurs.
Depuis l'histoire du parti animé de longues années par Ludo Martens, malheureusement écarté ces temps-ci par la santé est faite de cette double fidélité au Marxisme qui assura une base solide et rationnelle à nos actions et projets et au monde des travailleurs au service duquel nos militants se sont toujours senti.
Cette histoire se poursuit aujourd'hui avec de nouvelles têtes, un renouveau d'organisation, une ouverture et une disponibilité plus grande à nous mettre au service de ce monde du travail particulièrement malmené par la capitalisme sauvage oppresseur.
Le maxisme et même le communisme revandiqués par le "nouveau" PTB n'est pas un "copier-coller" des expériences communistes passées mais en tenant compte de ce passer de vivre le maxisme aujourd'hui en union profonde avec le monde du travail.
Oui le Premier Mai n'est pas seulement un évènement du passé historique, il existe toujours chez ceux qui ont réussi à maintenir à distance le culte du profit,. Si après 68,  de  très nombreux mouvements foisonnaient se prétendant chacun l'héritier légitime du souffle qui avait animé Paris en ce printemps mémorable, très peu on persévéré. Ce fut en tout cas l'honneur et la réussite de notre Parti qui peut aujourd'hui se réclammer sereinement mais fermement vrai héritier de Mai 68 contrairement au Glücksman & Cie qui n'en font que de la contrefaçon.

Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://www.poete-action.ultim-blog.com

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