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Publié par BALCHOY

Harmonie veloutée des formes, doux clapotis de ses baisers sur la bouche mordorée, douceur de soie de la peau et caresse indicible de ses boucles légères comme mousse, parfum si singulier de son intimité, toutes ces sensations exquises lui donnaient l'impression de retrouver les sensations de sa première rencontre avec la mer au tout début de son enfance.

C'était comme une symphonie totale qui laissait loin derrière les joies même amoureuses vécues jusqu'ici. Ghislain ne pouvait  d'exprimer cette joie fantastique par des paroles un peu folles et incohérentes.

Marthe ne disait rien, ses mains dessinaient des cercles concentriques sur la poitrine de son ami en descendant elle-aussi tout doucement vers son sexe : un de ses doigts s'enroula gracieusement dans la toison de Ghislain qui gémit, tant cette caresse le secoua intérieurement.

Tous deux sentirent en même temps que le moment était venu de faire le grand saut.

La jeune femme l'étreignit à la briser, tandis que son corps tendu allait au devant du corps offert. Pour tous deux, ce contact, non seulement physique mais total fut comme un éclair de bonheur.

Ghislain ne se sentait plus, il était comme dépassé par tout ce merveilleux qui faisait chanter son corps comme jamais auparavant. C'en était trop pour lui !
Au moment où il allait entrer au port, incapable de se maîtriser, il explosa au seuil du paradis entrevu.

Un peu confus et surtout infiniment reconnaissant du don qui lui était si généreusement offert, Ghislain voulut exprimer ce double sentiment à travers un flot de paroles amoureuses, mais Marthe, avec son sourire d'archange, lui ferma doucement la bouche de sa main ouverte.

     -"Tais-toi, mon petit coeur, ne dis rien, tes mots risqueraient de tout gâcher ; ce que nous vivons est tellement plus vrai et éternel que tout ce que nous pourrions en dire. Ses yeux à elle lui parurent un fleuve de tendresse, il se souleva sur ses coudes et avec un respect infini y déposa ses lèvres, puis il sombra dans un sommeil doux et paisible, tandis que sa compagne le berçait doucement.

Quand il se réveilla, il tendit la main vers le mitan du lit pour toucher Marthe mais il ne rencontra que du vide.
Il l'entendit chantonner dans la cuisine voisine et, se rhabillant sommairement, il la rejoignit alors qu'elle faisait cuire sur le gaz une omelette baveuse et prometteuse.
Il l'embrassa doucement sur la nuque, elle lui tendit aussitôt ses lèvres puis enchaîna :

     -"Ghislain, j'espère que tu aimes les oeufs. J'ai une faim de loup ou de louve, si tu veux ; mettons-nous à table."

Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://www.poete-action.ultim-blog.com
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