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Publié par BALCHOY

 Mes amis m'en font souvent la remarque. Beaucoup de mots dont je fais usage en mes blogs les hérissent ainsi d'ailleurs que les personnalités qui les utilisent tandis qu'ils trouvent exagérés pour ne pas dire "extrêmes" mes critiques concernant d'autres mots ainsi que ceux qui les défendent.
J'avoue que des termes comme révolution en politique, conversion qui est un peu sons frère dans le domaine religieux, le trinôme de la Révolution française : liberté, égalité, fraternité me fascinent comme un idéal toujours inaccessible et pourtant sans cesse à construire.
Je me sens viscéralement "de gauche" au sens français du mot en pensant à tous ceux qui se sont battus et parfois payé de leur vie leur acharnement à se proclamer "Hommes de gauche". Gauche à mes yeux est bien l'opposé du conservatisme suprême, celui de la droite et ses privilèges de classe Qu'elle défend becs et ongles quand elle est minoritaire qu'elle cherche à restaurer par tous les moyens possibles quand elle redevient majoritaire comme en ces temps sarkosiens. Ce mot révolution est pour moi synonyme de retournement complet pour remettre les réalités sociales à l'endroit.
 En 1789 la société française  est inégalitaire à l'extrême avec une noblesse paresseuse et pompeuse de richesses, un clergé, souvent opium du peuple, en grande partie gangrenée par son alliance avec la classe "haute" et un tiers-état qui ne représentait qu'une partie du petit peuple, la bourgeoisie, active certes et créatrice mais aussi dominatrice et exploiteuse.
Cette société vivait la tête à l'envers, les richesses rivées à ceux qui ne les produisaient plus. Il fallait la remettre à l'endroit. C'est tout le sens de la Révolution française qui, j'en conviens ne fis qu'une partie du travail et faisant l'hégémonie de la seule bourgeoisie.
J'ai parlé de conversion terme au contexte souvent plus religieux: se tourner vers, se retourner pour prendre la bonne direction, tantôt La Mecque, tantôt Rome etc. J'aime ce mot quand il désigne par exemple la vie de l'abbé Pierre, se tournant en suivant l Evangile vers les pauvres jusqu'à devenir l'un d'eux. En revanche je me méfie des conversions aux systèmes en "ismes" et surtout à la Claudel dont la conversion fut un drame épouvantable ! En hébreu, langue dont j'ai appris quelques bribes et que j'apprécie conversion=SHUV et évoque par exemple un retournement comme une poche ou une veste qu'on vide. Si le mot s'applique en un sens qui ne me plaît pas à des hommes politiques "tourne-veste" il exprime en revanche magnifiquement la conversion de François d'Assise qui ne tricha pas quand il vida ses poches pour suivre le Christ. Revenons à d'autres mots, dans ma tête le communisme, déjà idéal chez les premiers chrétiens est vainqueur par K.O. Du capitalisme basé sur l'individualisme et l'égoïsme mais je dois reconnaître que ce K.O. Inévitable dans le futur n'est sans doute pas pour demain.

 Quant aux mots globalisation, mondialisation, ils sont comme la langue le meilleur ou le pire selon ce qu'on en fait. Si globalisation rime avec solidarité universelle, j'applaudis mais c'est loin d'être toujours le cas. Il y a aussi des mots qui sont cancer et tumeurs malignes du langage. Une seule solution: les éradiquer. Mais beaucoup risquent de m'accuser ici d'extrémisme, le péché mortel du nouveau code social. Même dans mon parti communistes, certains camarades commencent à en avoir peur. Et bien, à moi, ce mot me plaît quand il est au service de la liberté, égalité, fraternité et donc de l'humain. Bien entendu je le déteste quand il se met au service du Nationalisme, terme très ambigu, du racisme et de toutes les formes larvées d'apartheid, comme il en existe beaucoup en mon pays surtout en son nord, mais Brel, l'amant du nord a tout dit à ce sujet.
 Enfin beaucoup d'amis voudraient me convertir au juste milieu :moyennement libéral, moyennement capitaliste, on dit parfois capitaliste humanisé. A les yeux, c'est un piège et les romains avaient raison quand ils rapprochaient "moyen" de "médiocre". Voilà pourquoi je me sens révolutionnaire, d'extrême gauche, extrêmement opposé au racisme, au colonialisme y compris celui de l'Otan en Irak, en Afghanistan et en Palestine car le Sionisme n'est rien d'autre qu'une perversion du grand et noble judaïsme.
Cela dit, les mots que j'aime sont encore trop souvent de beaux mots dans ma vie, il me faut jour après jour les transformer en action. Tel est le but que je me souhaite humblement mais fermement.

 Yvan Balchoy
 balchoy@belgacom.net
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