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Publié par BALCHOY

On ne le dira jamais assez, le Sarkosysme pour autant qu'on puisse donner un nom systématique au comportement d'un homme qui fait passer systématiquement ses idées personnelle pour des trouvailles géniales attendues  depuis toujours par le peuple français,  chaque jour marque  un peu plus sous le sceau de l'arbitraire la vie politique en France. En voici deux exemples parlants :

Ainsi Madame Ockrent, journaliste connue que je trouve  pour ma part  assez inféodée au sytème dominant est la compagne du Ministre des Affaires étrangères.
Depuis longtemps, en tout cas depuis l'indépendance relative des Média vis à vis de l'Etat, la règle s'est établie d'exclure au sein d'un même couple légal ou de fait des convergences politiques ambigües.
Ainsi l'excellente Marie Dricker s'est-elle mise en veille tandis que son compagnon présidait le ministère d'outre mer et il y a plein de cas comme cela.
Je suis convaincu que la droite n'aurait pas acceptée que l'épouse d'un premier ministre socialiste soit nommée présidente d'une chaîne. Elle aurait crié au mélange des genres.

Mais Sarkosy qui se sent souvent au-dessus des lois d'hier au nom de sa légitimité actuelle  de Président, n'a pas plus de respect des usages et coutumes qui aujourd'hui encore constituent pourtant une déontologie pour ne pas dire une éthique dans la profession journalistique.
Trouver normal, au nom de l'indépenance morale d'une épouse par rapport à son mari (le contraire aussi sans doute) qu'une journaliste soit nommée à un poste capital dans une chaîne de TV compétente pour l'étranger alors que son mari en est le responsable ministériel me semble un aberration.
Sarkosy n'en n'a cure et sa cour servile comme la ministre de la Culture  vont semblant de s'offusquer au nom de la libération de la femme des réserves venant du monde de la presse.
Bien entendu Christine Ockrent sans vergogne fait elle aussi  la scandalisée alors que hier encore elle aurait peut-être protestée la première devant une telle nomination partisane.
Ce qui me frappe dans le gouvernement actuel de la France c'est la perversion progressive de principes d'éthique et de comportement pourtant essentiels à une vraie démocratie.
Ainsi nomme-t-on les représentants d'un parti dans certaines commissions sans demander l'avis de ce même parti, ce qui est une manière de  le nier politiquement.
On débauche sans vergogne des personnalités de l'opposition et quoi qu'on dise on en fait, par la loi de la solidarité ministérielle, des otages de la scandaleuse politique du Ministère de l'expulsion des étrangers, du morcèlement rapide et inhumain de la Sécurité sociale, d'une politique généreuse et compréhensive quand il s'agit des nantis, dure, impitoyable et destructrice des droits acquis quand il s'agit de ceux qui n'ont rien ou presque rien. Ainsi je ne vois pas comment on respecte leur sensibilité par exemple de gauche.
Madame Ockrent, si vous avez autant de respect de l'éthique de votre profession que Marie Drucker, par exemple, ou vous refusez cette charge ou vous demandez à votre compagnon de démissionner.
Cela dit, je n'ai guère de doute que vous vous moquiez de ces principes surannés quand il s'agit de vous.
En regardant une de vos émission récentes consacrée au ministre des finances, j'ai remarqué que votre conception de l'ouverture à l'opposition est bien relative. Devant la Ministre, bien entourée sur le plateau, des experts qui par définition n'ont pas de sexe politique mais sont le plus souvent attachés à l'establishmen et un seul journaliste pour "faire le méchant". Madame Lagarde a eu bien plus l'occasion de faire valoir sa politique que de la confronter à ses vrais opposants politiques.

Deuxième vloet de ces considérations sur la pseudo éthique Sarkosyste.

Permettez-moi dans un tout autre régistre, le judiciaire, tellement malmené avec cette ministre  qui confond vengeance sociale et justice,  qui préfère manifestement répression à la prévention, qui refonde le système judiciaire français sans aucun vrai dialogue au point de se le mettre presque tout entier à dos, qui foule aux pieds  comme au temps de Vichy la non rétroactivité des lois, qui est défaillantedevant  la situation inhumaine des prisons française, chancre en Europe, et qui n'hésite pas à condamner sur la fois d'experts dont l'affaire Outreau a montré les lacunes des hommes ou des femmes certes criminels à une sorte de prison-hopital à vie alors qu'elle n'est même pas capable de commencer à les faire  soigner pendant leur peine.
 Cette loi me semble  un acte de forfaiture, malgré les réserves  trop mesurées à mon gré d'un conseil constitutionnel foncièrement droitiste puisque scandaleusement nommé à la très grande majorité par la droite pour sauvegarder ses intérets. Ses objections, ce "malade" à l'égo démesuré selon "El pais"de  Madrid, n'en n'a cure puisqu'au mépris de tout droit il entend faire annuler cette disposition du conseil constitutionnel par la cour de Cassation. Je répète le mot de forfaiture. Celui qui viole la loi est un "malfaîteur" fût-ce-t-il président de la République.

Une loi ne peut-être rétroactive que si elle apporte à celui qui en "profite" un avantage, ce n'est pas le cas.
Cette loi est nulle et non avenue  et devrait être réputée "non écrite". Elle  prouve bien que le Sarkosysme c'est le régime non seulement de l'injustice sociale organisée mais du non-droit érigé en règle d'Etat.
Un jour, Monsieur Sarkosy, je l'espère, aura affaire à une autre justice, populaire celle-là, plus attentive aux deux poids de la Balance.
Je signale enfin que si on veut éviter toute récidive, car enfin rien ne garantit qu'on ne pourra jamais d'échapper de ces hopitaux-prisons à vie, la peine de mort est dans la droite logique de la  garde des "sots",  Madame Dati.
Sans la gauche et l'abolissement de la peine de mort, sûr qu'aujourd'hui on guillotinnerait encore allègrement sous le ciel de France.

Je pourrais citer encore un changement radical, faisant sans doute partie de l'américanisme du locataire de l'Elysée:  une attitude plus tolérante face aux sectes dont en particulier la dangereux "scientisme" .
J'y consacrerai peut-être un autre article, si tant est que cette dérive soit confirmée par la suite.

Yvan Balchoy
balchoy@belgacom.net




















Madame Ockret, si vous aviez un peu d'honnêteté intellectuelle
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