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Publié par BALCHOY

 

 

 

Les trois quarts des plus grands patrons français ont été augmentés, en fait le plus souvent se sont augmentés de 40% au point d’avoir un salaire annuel constitué d’un salaire de base, d’un Bonus, d’actions diverses, d’environ 6 millions d’euros.

Quand on connaît le salaire de base de certains de leurs salariés souvent les plus nombreux de telles rémunérations constituent non seulement un scandale inutile (personne n’a besoin individuellement d’un tel salaire pour vivre) mais un vol social, un détournement financier qui  dans une société qui aurait les pieds par terre devrait les mener illico devant des tribunaux.

Une société qui permet de tels agissements n’est pas une réelle démocratie.

Dans une entreprise, le salaire du PDG, des principaux dirigeants devra pouvoir être contrôlé par l’ensemble du personnel. Tout le monde sait aujourd’hui que nos élections sociales ou politiques sont inopérantes devant la dictature des pouvoirs économiques qui concentre en leurs mains égoïstes ne laissant plus aux politiques qu’une coquille vide, un pouvoir aussi virtuel qu’est l’argent avec lequel ces directeurs vauriens promènent fausses richesses et vraies pauvretés au quatre coins du monde.

Oui, je suis communiste et je crois toujours que les moyens de production doivent retourner à l’Etat, oui je crois que les banques les plus importantes doivent appartenir à la collectivité nationale, oui je crois que les salaires démentiels de ces détourneurs de biens sociaux devraient les conduire devant un tribunal populaire. 
Ce soir Laurence Parizot au journal de France 2 m'apparaît comme totalement prisonnière de cette idéologie capitaliste qui menace à chaque instant la délocalisation des cerveaux si on met fin à la dérive financière des hauts salaires. Si c'est vrai nos pays, j'en suis sûr, vivront mieux sans ces inciviques et d'autres intelligences aussi brillantes mais plus généreuses les remplaceront aventageusement pour tous.

Vous me direz que le communisme a échoué au XXème siècle. Certes cette première expérience d’une société dirigées par et pour le peuple et nom par le profit égoïste a eu ses ratées comme tout autre société du passé d’ailleurs. Mais elle a eu aussi ses succès que nos média occultent soigneusement de peur de donner envie aux « moins favorisés » de revenir aux démocraties populaires. Je suis persuadé que la prochaine fois qu’un pays ou une société choisira le communisme, ils le feront en tenant compte des erreurs du passé à ne pas réitérer et du positif des pays socialistes, dans le domaine de la santé, de l’éducation, du développement au profit des masses…

Oui, tôt ou tard la révolution viendra de la part du peuple des exploités à, travers le monde contre le petit nombre d’exploiteurs qui concentrent pouvoir et fric entre leurs mains voraces.

Nous sommes en quelque sorte en une sorte d’année 1788 et j’aspire à une révolution qui remettra les pendules sociales à l’heure. Cette révolution sera impitoyable face  aux dérives financières actuelles mais nourrie de la philosophie des vrais droits de l’homme, (y compris bien sûr le droit effectif d’avoir un travail, une éducation gratuite, une politique généreuse de santé, le droit inaliénable à un toit pour tous etc.. droits qui ne sont plus assurés dans nos pseudo-démocraties) j’espère qu’elle remplacera la funeste guillotine de la Terreur par des mesures  utiles socialement et  respectueuses de la personne humaine. Pourquoi ne pas condamner ces grands voleurs sociaux d’aujourd’hui à des années de smic obligatoire correspondantes aux années où ils ont exercé des fonctions financières ou politiques au détriment des travailleurs.

Oui j'aimerais vivre dans une mouvance révolutionnaire, celle du Christ au temps de l’Empire romain, celle de Gandhi  face à l’Angleterre, celle de Lénine  face à la dictature tsariste. 
Je ne verrai sans doute pas ce « grand Soir » nouveau, qui balayera résolument tous ces profiteurs qui se payent des salaires de fortune sur les sueurs des travailleurs qu’ils exploitent souvent à moins de mille euros par mois.



En tant que chrétien, j’aime beaucoup la réflexion du Père Cardonnel, aujourd’hui persécuté par l’Eglise catholique pour la liberté de sa parole disant à propos des riches.

 

J’ai envie de les dépouiller de leurs richesses qui les coupent de la solidarité et de la communion avec les  autres hommes. C’est pour leur bien profond, selon le Christ, et aussi selon Marx  que je veux les ramener à la simple fraternité humaine car ainsi ils cesseront d’être prisonniers de fortunes qui les isolent de leurs frères et retrouveront la joie  humaine et évangélique.

D'accord Louis Cardonnel !



Yvan Balchoy
balchoy@belgacom.net

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