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Publié par YVAN BALCHOY

ERNESTO GEVARA DEVANT L'ONU

ERNESTO GEVARA DEVANT L'ONU

Discours à Santiago de Cuba, le 30 novembre 1964, à l'occasion du 8e anniversaire du soulèvement de la ville mené par Frank País 

[...] Notre lutte victorieuse a entraîné deux conséquences : le réveil des peuples d'Amérique, qui ont vu qu'on pouvait faire la Révolution (et triompher), qui ont pu éprouver comment une révolution pouvait être faite, constater que toutes les voies (vers le soulèvement populaire) n'étaient pas fermées et voir qu'il n'était pas indispensable de constamment [recevoir les coups des exploiteurs], et que ce chemin vers l'émancipation n'était pas aussi long et ardu que pouvaient l'imaginer ou le penser certains chefs de parti qui luttent avec acharnement contre les oligarchies et contre l'impérialisme dans chaque pays.

Et en même temps, nous avons ouvert les yeux de l'impérialisme. L'impérialisme a aussi commencé à se préparer à noyer dans le sang les nouvelles Cubas qui pourraient voir le jour. Et avant de mourir, Kennedy avait déjà dit qu'ils n'admettraient pas de nouvelles Cubas dans le continent. Cela a été réitéré par ses successeurs, qui sont des loups de la même litière, donc il ne faudrait pas penser qu'ils pourraient avoir une philosophie différente. Mais en plus de le réitérer, ils ont démontré leur intention de mener à bien cette action, et de l'accomplir non seulement en Amérique, mais dans tous les pays du monde dans lesquels la lutte a été créée, où la lutte révolutionnaire s'est développée.

Ils ont essayé de massacrer l'Algérie, mais l'Algérie s'est libérée. Ils essaient de liquider aujourd'hui le peuple du Vietnam, mais le peuple du Vietnam est plus fort qu'eux, et le peuple du Vietnam continue jour après jour d'enregistrer de nouvelles victoires sur l'impérialisme, le forçant à payer par le sang des soldats [américains], et versant lui-même un tribut [de martyrs] pour l'immense quantité de victimes causées par l'impérialisme contre le peuple du Vietnam du Sud. Et la lutte continue et continuera jusqu'à la victoire. Cette révolution a commencé avant même la nôtre dans le Nord du Vietnam, et s'est consolidée avant que nous puissions arriver triomphalement à La Havane. Mais vous devez continuer à vous battre. 

Le Laos se trouve dans les mêmes conditions. Et en Afrique, il y a plusieurs peuples qui ont pris cette voie (révolutionnaire). Avec plus ou moins de succès, mais ils ont pris cette voie. Et la Guinée portugaise triomphe dans ses luttes.

Mais aujourd'hui, le souvenir plus présent, plus poignant que tout autre est certainement celui du Congo et de Lumumba. Aujourd'hui, dans ce Congo si éloigné de nous et pourtant tellement présent, il y a une histoire que nous devons connaître et une expérience qui doit nous être utile. L'autre jour, les parachutistes belges ont pris d'assaut la ville de Stanleyville. Ils ont massacré un grand nombre de citoyens et, en dernier lieu, après les avoir regroupés et assassinés sous la statue du professeur Lumumba, ils ont volé la statue de l'ancien président du Congo.

Cela nous révèle deux choses : premièrement, la bestialité de l'impérialisme. Une bestialité qui n'a pas de frontières déterminées ni n'appartient à un pays particulier. Les hordes hitlériennes étaient bestiales, tout comme les Nord-Américains aujourd'hui, tout comme les parachutistes belges, tout comme les impérialistes français en Algérie. Car c'est la nature même de l'impérialisme que de rabaisser les hommes à leurs pulsions les plus sauvages, de les transformer en bêtes féroces assoiffées de sang, disposées à égorger, à assassiner, à détruire jusqu'à la dernière image d'un révolutionnaire, d'un partisan d'un régime qui est tombé sous leur botte, ou qui se bat pour sa liberté.

Et cette statue à la mémoire de Lumumba, détruite aujourd'hui, mais qui sera reconstruite demain, nous rappelle aussi l'histoire tragique de ce martyr de la révolution du monde, et le fait qu'on ne peut jamais se fier à l'impérialisme, pas même pour la moindre des choses, rien de rien. Sous la bannière des Nations Unies au Congo, Lumumba a été assassiné. Et ce sont ces Nations Unies que les Américains prétendent faire inspecter notre territoire ! Ces mêmes Nations Unies ! [...]

Et nous avons la satisfaction toujours croissante de voir que le nom de Cuba parcourt les champs d'Amérique et traverse aussi les champs d'autres pays du monde qui luttent pour leur liberté, signifiant toujours la même chose : l'image de ce qui peut être réalisé grâce à la lutte révolutionnaire, l'espoir d'un monde meilleur, l'idéal pour lequel il vaut la peine de risquer sa vie, de se sacrifier jusqu'à la mort sur les champs de bataille de tous les continents du monde. [...]

Discours à l'ONU, le 11 décembre 1964

[...] Maintenant, oui, l'histoire devra compter avec les pauvres d'Amérique, avec les exploités et les humiliés d'Amérique Latine, qui ont décidé de commencer à écrire eux-mêmes, pour toujours, leur histoire. 

Et cette vague de ressentiment indigné, de justice réclamée et de droits piétinés qui commence à se lever parmi les terres de l'Amérique latine, cette vague ne s'arrêtera plus. Cette vague augmentera avec chaque jour qui passe. Parce que cette vague est formée par les masses, qui constituent la majorité dans tous les aspects : ceux qui accumulent par leur travail les richesses, créent les valeurs, font tourner les roues de l'histoire et se réveillent maintenant du long rêve abrutissant qui leur a été imposé.

Parce que cette grande humanité s'est écriée « Assez ! » et a commencé à marcher. Et sa marche de géants ne s'arrêtera pas avant de conquérir la véritable indépendance, pour laquelle ils ont déjà sacrifié beaucoup de martyrs, plus d'une fois, en vain. 

Maintenant, en tout cas, ceux qui meurent, mourront comme ceux de Cuba, ceux de Playa Giron : ils mourront pour leur unique, véritable et inaliénable indépendance. [...]

https://blogs.mediapart.fr/le-cri-des-peuples/blog/091017/paroles-immortelles-du-martyr-ernesto-che-guevara

En octobre 1962, Cuba a accepté l'installation d'armes nucléaires soviétiques sur son territoire, pour protéger sa souveraineté, par la suite les États-Unis ont découvert les rampes d'emplacements de fusées et ils ont fait un blocus de l'île; l'obstruction qui est toujours en vigueur.

Après le repli du Département d'État, décidé à foudroyer tout projet souverain et indépendant dans le monde, spécialement ceux qui avaient un caractère communiste, le “Che” a arboré les drapeaux de la Révolution Cubaine et du Mouvement des Pays non alignés (MNOAL).

“Nous voulons construire le socialisme; nous nous sommes déclarés partisans de ceux qui luttent pour la paix; nous nous sommes déclarés dans le groupe des pays non alignés, bien que nous soyons marxistes léninistes, parce que non alignés, comme nous, ils luttent contre l'impérialisme”, a-t-il souligné.

A une époque où l'Amérique Latine souffrait de fortes dictatures, spécialement dans le sud, le commandant “Che“ Guevara a appelé à nourrir la coexistence pacifique entre tous les États, indépendamment de leur taille, des relations précédentes historiques qui les liaient et des problèmes qui ont existés entre certains d'eux à un moment donné.

"Nous voulons la paix, nous voulons construire une vie meilleure pour notre peuple et alors nous évitons au maximum de tomber dans les provocations manigancées par les yankees”, a-t-il remarqué.

De la même manière, il a fait comprendre que le Gouvernement des États-Unis ne cesserait pas dans ses intentions d'en finir avec la Révolution Cubaine, pour “nous faire payer très cher le prix de cette paix”. Cependant, la réponse a été écrasante : “Ce prix ne peut pas aller au-delà des limites de la dignité”.

SOURCE : http://www.telesurtv.net/

Traduction carolita d'un article paru sur le site de l'ALBA le 11 décembre 2016 : 

Hace 52 años el "Che" alzaba su voz en la ONU por la paz
z

Dos años habían pasado desde la llamada crisis de los misiles, cuando el argentino Ernesto "Che" Guevara, representante de Cuba ante la Asamblea General de las Naciones Unidas (ONU), abogó el 11 de

http://www.albamovimientos.org/2016/12/hace-52-anos-el-che-alzaba-su-voz-en-la-onu-por-la-paz/

http://cocomagnanville.over-blog.com/2016/12/il-y-a-52-ans-le-che-il-elevait-sa-voix-a-l-onu-pour-la-paix.html

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