Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par YVAN BALCHOY

13-06-22- GRAND MANIPULATEUR DE FEMMES AUTREFOIS, DU NOMBFRE DS GILETS JAUNES ET AUJOURD'HUI DANS LA PROCLAMATION DES RESULTATS DU PREMIER TOUR DES ELECTIONS LEGISLATIVES, MONSIEUR DARMANIN N'EST MANIFESTEMENT PAS A SA JUSTE PLACE

Pourra-t-on mesurer le résultat de la Nupes au soir du premier tour des législatives ? Alors que les principaux partis de gauche se sont unis sous la bannière de la «Nouvelle Union populaire, écologique et sociale» (Nupes), cette alliance n’a pas été reconnue comme «nuance politique» par le ministère de l’Intérieur. Dans la circulaire signée le 13 mai par le ministre Gérald Darmanin, la grille des nuances recense séparément les candidatures de La France insoumise (LFI), d’Europe-Ecologie-les-Verts (EE-LV), du Parti socialiste (PS) et du Parti communiste français (PCF). Tandis que celles issues des partis et formations de la majorité présidentielle – Renaissance, le MoDem et Horizons principalement – sont regroupées au sein d’une nuance unique : «Ensemble ! (Majorité présidentielle)». Une décision qui avait été qualifiée de «manœuvre scandaleuse» par LFI, prêtant au ministère de l’Intérieur la volonté de «minorer» le score de l’opposition de gauche, voire de l’«effacer du tableau des résultats».

Pour rappel, ce nuancier est un outil à destination de l’administration visant à simplifier la présentation des résultats à l’issue de chaque élection. Dans le cadre d’élections législatives, soit autant de scrutins qu’il existe de circonscriptions électorales (577), une telle grille de lecture est nécessaire afin d’agréger les étiquettes des candidats et in fine leurs scores, face à la diversité des formations et groupements politiques. Si les principaux partis héritent d’une nuance propre, les plus petits sont rassemblés dans des nuances moins spécifiques, certains selon leur position sur l’échiquier politique – d’où les «divers extrême gauche», «divers gauche», «divers centre», «divers droite» et autres «divers extrême droite» –, d’autres en fonction de leur affiliation idéologique – «écologistes», «régionalistes», «droite souverainiste».


A lire aussi
Législatives: pourquoi les candidats ne peuvent-ils pas déclarer leur rattachement à la Nupes ?
CheckNews
17 mai 2022
Vertement critiquée, la grille des nuances choisie par le ministère a poussé les partis formant la Nupes à saisir le Conseil d’Etat en référé pour contester l’absence de nuance commune dans les fichiers de l’Intérieur. L’audience se tiendra ce vendredi 3 juin. Quel que soit le résultat, le nuancier de Beauvau ne préjuge pas de la manière dont seront présentés les résultats par les médias, qui restent libres de retenir les blocs politiques de leur choix, suivant leur ligne éditoriale. Et de fait, les principaux acteurs de l’audiovisuel et de la presse écrite ont d’ores et déjà décidé de se lancer dans un chantier permettant de rendre compte des résultats de la nuance Nupes, en agrégeant les scores réalisés par les candidats insoumis, socialistes, écologistes et communistes investis par l’union de la gauche.

Si la présentation des résultats se basait uniquement sur les nuances attribuées par le ministère de l’Intérieur, elle s’en trouverait effectivement «faussée», estime Laurent de Boissieu, journaliste politique pour le journal la Croix, joint par CheckNews. «Mais ce qui est critiquable, ce n’est pas l’absence de nuance propre pour la Nupes, c’est qu’il ne sera pas possible de connaître le résultat national de la Nupes par une simple addition de ses composantes», renchérit-il. Deux nuances, en particulier, rendent l’opération plus complexe : la nuance «Parti socialiste», d’une part, qui mélange des candidats PS investis par la Nupes et des PS «dissidents» opposés à cette alliance. Et, d’autre part, celles des «Ecologistes», «au sein de laquelle les écologistes de la Nupes sont noyés avec tous les autres (Parti animaliste, Ecologie au centre, Tous unis pour le vivant…)».

Réétiquetage
Alors que la Nupes a publié une liste quasi complète de candidats, les rédactions se sont trouvées contraintes de se fabriquer leurs propres bases de données, procédant à un travail de vérification des appartenances et de réétiquetage. Un chantier dont on peut par ailleurs préciser qu’il ne s’arrête pas aux candidats de gauche, ni ne concerne ces seules élections. «Historiquement, tous les ministères de l’Intérieur transmettent des listes incorrectes, explique Nicolas Chapuis, directeur adjoint de la rédaction du Monde. Soit le ministère n’a pas les données complètes ou n’a pas pris la peine de les collecter, soit la façon d’étiqueter ne permet pas de lire correctement les scores des différents camps politiques.» Ainsi, lors des précédentes élections, certaines corrections s’imposaient déjà : il fallait se pencher sur la nuance «Ecologistes» pour isoler les candidats EE-LV, ou encore repérer les dissidents pour les détacher de la nuance de leur parti.

Au Monde, plusieurs journalistes du service politique et des Décodeurs se sont attelés à l’identification des candidats de la Nupes, puis ont sollicité les correspondants du journal en régions pour recouper leurs informations. «Pour les deux principales alliances, la Nupes et Ensemble !, on a fait le choix d’identifier à la fois l’alliance et le parti politique d’origine des candidats», précise le directeur adjoint de la rédaction du Monde. Un choix jugé d’autant plus pertinent, s’agissant notamment de l’alliance des forces de gauche, «qu’il est possible, et même probable, que leurs candidats siègent dans des groupes séparés» à l’Assemblée nationale. Cette liste retravaillée sera utilisée dans le cadre des «pages résultats» proposées sur le site du Monde, et du «cahier résultats» fourni avec le journal.

Vérification manuelle
Une démarche moins évidente pour de plus petites structures de presse écrite. Comme la Croix, dont le journaliste Laurent de Boissieu a lui-même procédé au réétiquetage des candidatures, sans pour autant disposer des moyens humains et techniques suffisants pour l’exploiter. «La solution informatique pour faire coïncider instantanément les résultats, au fur et à mesure qu’ils tombent, avec une grille des nuances différente de celle du ministère de l’Intérieur, n’a malheureusement pas été trouvée à ce jour», regrette-t-il.

A Libération, l’option retenue a été de faire apparaître, dans les pages résultats, tous les scores des candidats Nupes sous une couleur unique. Au clic sur une circonscription ou à l’arrivée sur une page ville, la mention Nupes pourra au besoin s’afficher, à côté des nuances politiques figurant dans les flux du ministère de l’Intérieur. Et ce grâce au fichier partagé par le développeur web et datajournaliste David Libeau. A partir des données officielles, celles de la Nupes et de Wikipédia, mais aussi d’articles de presse, ce dernier assure avoir «vérifié manuellement toutes les candidatures de la métropole». Particularité de la Nupes : l’accord national n’inclut pas l’outre-mer et les Français de l’étranger, circonscriptions dans lesquelles des accords locaux ont parfois été trouvés.

«Choix éditorial de lisibilité»
Premier relais des Français pour s’informer sur les résultats électoraux, les deux premières chaînes de télévision, ainsi que les chaînes d’information en continu, seront particulièrement scrutées aux soirs des premier et second tours. Du côté de France Télévisions, l’arbitrage a penché en faveur d’une présentation des résultats par «blocs politiques» dans un premier temps, avant d’entrer «dans le détail des coalitions», que ce soit celle de la gauche ou celle de la majorité présidentielle. «C’est un choix éditorial de lisibilité», avance Pascal Doucet-Bon, directeur délégué de l’information en charge de la stratégie chez France Télévisions.

Lors du lancement de la soirée électorale de France 2, s’afficheront à l’antenne les estimations des scores nationaux fournis par l’institut de sondage Ipsos. Au fil de la soirée, seront ensuite présentés des résultats par circonscription. «Pour ce flux, on est dépendants des données brutes du ministère de l’Intérieur, mais le prestataire technique aura pour consigne de les traiter et les réunir par coalitions», indique Pascal Doucet-Bon. Enfin, l’écran affichera en permanence un résultat national sous forme d’hémicycle, lui aussi «classé par blocs».

La même logique prévaudra pour les programmes de la chaîne d’information France Info, pour le site franceinfo.fr, et pour la carte interactive mise en ligne sur cette plateforme. «Pour des questions de lisibilité de la carte, le regroupement de plusieurs partis sous une même coalition – et donc une même couleur – a même plutôt tendance à nous arranger», glisse Pascal Doucet-Bon.

Même processus pour «Ensemble !»
Pour les estimations diffusées lors de leurs soirées électorales respectives, les médias s’appuient sur les données transmises par les instituts de sondage. Instituts qui s’inscrivent dans la même ligne : «Nous travaillons pour des médias, et ce que les auditeurs-téléspectateurs attendent à 20 heures le dimanche, c’est de savoir quel est le score de la Nupes et combien elle aura de sièges à l’issue du second tour», pose Jean-François Doridot, directeur général d’Ipsos Public Affairs, branche chargée notamment des enquêtes électorales au sein de l’institut Ipsos, qui collabore avec France Télévisions et Radio France.

Après publication par la place Beauvau de la liste des candidats, chaque institut a lancé sa cuisine interne pour dresser une nouvelle liste incluant une nuance Nupes. «On a ajusté à la main les petits détails qu’on voulait changer par rapport au fichier du ministère de l’Intérieur, retrace Vincent Thibault, directeur d’études chez Elabe, partenaire de BFM TV-RMC et de L’Express. On a reconstitué le groupe Nupes, pour être capables de donner des chiffres sur ses candidats.» Un travail qui, encore une fois, n’a pas été circonscrit à la gauche unie. Vincent Thibault cite l’exemple de candidats classés «divers droite», pourtant soutenus par le parti Les Républicains. Pour retravailler la liste des candidats, Elabe a mobilisé «pendant plusieurs jours» quatre à cinq personnes. Lesquelles ont dû recouper «un certain nombre d’informations, issues des partis – via leurs sites, leurs réseaux sociaux – comme issues de la presse locale».

«Nous avons mis les bouchées doubles», confirme Jean-Philippe Dubrulle, directeur d’études à l’Ifop. Ce qui a permis de requalifier les candidats investis par la Nupes selon le schéma suivant : «Xxxx YYYY, candidat(e) du parti ZZZ, soutenu par la Nouvelle union populaire écologique et sociale.» Un processus similaire a, à l’inverse, permis aux instituts de sondage d’identifier les candidats Renaissance, MoDem et Horizons, jusque-là réunis sous la nuance «Ensemble ! (Majorité présidentielle)» et donc indissociables.

Élections législatives 2022
https://www.liberation.fr/checknews/legislatives-a-la-difference-du-ministere-de-linterieur-les-medias-donneront-bien-le-resultat-de-la-nupes-20220602_LOXIVFL3BJDLTKHQWA6EMUHBIA/

"Une nouvelle manipulation": Manuel Bompard conteste le décompte des voix Nupes et en appelle au Conseil d'État
Ariel Guez
Le 13/06/2022 à 7:17

 

Manuel Bompard à Paris, le 7 avril 2021

Manuel Bompard à Paris, le 7 avril 2021 - JOEL SAGET / AFP
Manuel Bompard affirme que la coalition des forces de gauche est arrivée en tête du premier tour des élections législatives, contrairement à ce qu'affirme le ministère de l'Intérieur.

Selon le ministère de l'Intérieur, la Nouvelle union populaire écologique et sociale a obtenu 25,66% des suffrages exprimées (5.836.202 voix) lors du premier tour des élections législatives, et est arrivée juste derrière Ensemble au niveau national (25,75%). Une première place qui se joue à 21.359 voix près? Pas pour Manuel Bompard, directeur de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon et candidat de la Nupes dans les Bouches-du-Rhône, qui dénonce une "nouvelle manipulation de Darmanin", le locataire de la Place Beauvau.

Le candidat de la gauche à Marseille revendique sur Twitter 6.101.698 voix pour sa coalition et la première place (symbolique) des forces politiques du pays au soir du premier tour des élections législatives.
PUBLICITÉ

Depuis le début de la campagne des législatives, la question des nuances attribuée par le minstère de l'Intérieur aux candidats de la Nupes a animé les débats. Au départ, Gérald Darmanin ne voulait pas attribuer une étiquette "Nupes", préférant des étiquettes "LFI", "COM", "ECO" ou "SOC" pour les candidats issus de LFI, du PCF, d'EELV ou du PS membres de l'alliance.
Des candidats "Nupes" en Outre-Mer comptés comme "Divers gauche"

Après des semaines de débats, et une décision du Conseil d'État en faveur de la Nupes, le ministère de l'Intérieur a fini par mettre en place une nuance "NUP", afin que les résultats ne soient pas présentés comme éclatés le soir du premier tour.

Mais, soulignent de nombreux internautes cette nuit sur les réseaux sociaux, plusieurs candidats revendiquant leur appartenance à la Nupes n'ont pas été estampillés "NUP" par le ministère de l'Intérieur, notamment en Outre-Mer. C'est le cas par exemple à La Réunion, où deux députés, Jean-Hugues Ratenon (LFI) et Karine Lebon (qui siège dans le groupe communiste) ont la nuance "DVG" pour "Divers gauche".

Sauf que l'accord électoral de la Nupes ne concerne que la France métropolitaine. Les territoires d'Outre-mer n'étaient pas inclus dans la répartition globale entre LFI, PCF, EELV et PS. Les partis de gauche locaux ont décidé eux-mêmes des candidatures d'union présentées ce dimanche. Et ces candidatures ont la nuance "DVG" ou "REG" pour "régionalistes", même en cas de soutien explicite pour la Nupes. D'où l'écart important entre les chiffres du ministère de l'Intérieur et ceux avancés par Manuel Bompard.

https://fr.news.yahoo.com/nouvelle-manipulation-manuel-bompard-conteste-051743905.html

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article