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Publié par YVAN BALCHOY

12-06-22-"LA POLICE TUE", HELAS UNE VERITE IMPLACABLE  AFFIRMEE COURAGEUSEMENT PAR MONSIEUR MELENCHON

 


 


 

Je crois que les propos de Monsieur Mélenchon qui lui valent les quolibets, la rage de la France d'en haut, la France des favorisés comme Monsieur Macron, celle des immodestes comme Madame la première Ministre, le chérif de Nice et Est rosi et bien sûr des médias menteurs comme le groupe Lafayette-Bolloré sont ceux d'un homme d'honneur qui a raison de déplorer que la police tue.

Si j'étais français je voterais avec enthousiasme pour celui qui a réussi en quelques semaines à réunir une gauche, déclarée à tort morte par la plupart des médias représentatifs des plus riches et corrompus du pays.

L'évolution de la Légitime Défense est un enterrement sans fleur ni couronne de l'intégrité physique des citoyens motorisés parfois innocents, sûrement malchanceux comme la passagère de cette voiture criblée de neuf balles par des policiers à mes yeux indignes.

Les députés, favorables peut-être à ce syndicat douteux nommé Al lance qui ont voté cette extension infâme de la légitime défense qui permet en cas de refus, critiquable bien sûr, d'obéir à un policier que veut les arrêter de tirer sans état d'âme sur une voiture au risque de tuer ses passagers sans grand état d'âme.

Ceux qui ont voté cette loi scélérate même députés ou peut-être sénateurs ont aussi du sang innocent sur les mains.

En France, si vous êtes passager d'un conducteur qui n'obéit pas à un policier, vous risquez votre vie même si ce conducteur s'enfuit seulement parce qu'il n'est pas en règle, risquant une simple amende.


 


 


 

J'espère que Monsieur Mélenchon, et-ou le nouveau gouvernement que j'espère au lendemain de ces élections aura à coeur pour l'honneur de la France d'abolir cette loi scélérate qui déshonore le pays des droits de l'homme. (YB)

 

Qu'en dit-on de part et d'autre sur INTERNET ?

L'insoumission


Police
La Police a tué plus de 700 personnes en France depuis 1977
9 juin 2022

Police. Samedi dernier, une passagère à l’arrière d’une voiture est morte, tuée par balles par des policiers. Le soir du 2ème tour de l’élection présidentielle, deux hommes sont décédés sur le Pont-Neuf. 4 morts en 4 mois pour refus d’obtempérer. Malik Oussekine, Amine Bentounsi, Rémi Fraisse, Adama Traoré, Zineb Redouane, Cédric Chouviat, Steve Maia Caniço… La liste des personnes tuées par la police est longue. Mais quels sont les chiffres ? Notre article.
« La Police tue » : tollé après les propos de Mélenchon

« La police tue ». Les propos de Jean-Luc Mélenchon ont suscité un tollé, de la macronie aux syndicats de police, en passant par la droite et l’extrême-droite. « Nous en sommes à 4 morts en 4 mois. […] Ce n’est pas normal qu’on tue quelqu’un parce qu’il a refusé d’obtempérer », a déclaré avec gravité Jean-Luc Mélenchon sur France Inter.

Cette polémique a relancé le débat sur l’usage excessif des armes par la police et sur le nombre de personnes tuées par les forces de l’ordre. Le principal opposant à Emmanuel Macron a appelé au réveil de la police républicaine.
Combien de personnes tuées par la Police ?

Comment savoir combien de personnes ont été réellement tuées par les forces de l’ordre ? L’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) rend un rapport annuel sur le nombre de morts dans des interventions depuis 2018. « Dans une démocratie, il n’est pas anormal que l’on puisse savoir combien de tués sont recensés en intervention de police », selon son ancienne directrice, Marie-France Monéger-Guyomarc’h. Le dernier rapport officiel de l’IGPN remonte à 2020 et fait état de 32 décès et 78 blessés.

Face à ces chiffres officiels, des journalistes ou des militants effectuent un travail de recherche depuis longtemps sur le nombre et les circonstances de ces décès. Maurice Rafjus, raflé au Vel’ d’hiv’, a créé en 1994 « L’Observatoire des libertés publiques : Que fait la police ? » Cet observatoire a publié un mensuel où l‘on a pu comptabiliser entre 10 et 15 décès par an de 1994 à 2014.
746 personnes tuées entre 1977 et 2020

Le site Bastamag a recensé 746 personnes décédées à la suite d’une intervention des forces de l’ordre, dont 78 du fait d’agents en dehors de leur service, de janvier 1977 au 9 décembre 2020. D’après cette enquête, parmi les 444 personnes tuées par balles, 253 n’étaient pas armées, soit 57%

Durant le mouvement des Gilets Jaunes, David Dufresne a comptabilisé plus de 800 violences policières, 1 décès (Zineb Redouane à Marseille), 30 éborgnés, 5 mains arrachées et plus de 300 blessures à la tête durant les six premiers mois du mouvement.

Pour autant, le président de la République ne semble vouloir commenter ni les chiffres ni les faits. En difficulté dans les sondages des élections législatives, Emmanuel Macron préfère répondre à Jean-Luc Mélenchon de la sorte : « Il y a des choses que, de là où je suis, je ne peux pas accepter, c’est qu’on insulte celles et ceux qui risquent leur vie pour protéger la notre ». Il était aujourd’hui en déplacement dans le Tarn. La doctrine de l’emploi de la force doit pourtant d’urgence être débattue. Dans une démocratie, on a le droit de discuter de tout et notamment de l’usage des forces de police.

Par Vin Cent
Catégories À la Une, Les articles, Nos articles, Politique

https://linsoumission.fr/2022/06/09/police-tue-700-personnes-1977/

 

 

 


Elle entaille les forces de l’ordre, la droite et l’extrême droite.
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Il ne faut pas dire « la police tue » explique la Première ministre Elisabeth Borne, comme si, au-delà de l’enjeu politique, c’était une faute de français, un syntagme encore plus séparateur que le pronom iel.

Ce qui prouve qu’en France, la grammaire est toujours tragique.
Borne juge « très choquants » les propos « outranciers » de Mélenchon sur la police
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« C’est mon devoir de le faire » : Mélenchon maintient ses propos sur la « police qui tue »
Refus d'obtempérer à Paris: avant les législatives, querelles sur l'action de la police

Disons-le : Mélenchon a été pris en flagrant délit de métonymie. Pour les fétichistes du style comme Eric Ciotti, c’est une « abomination ».

Anatomie d’une métonymie.
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https://www.nouvelobs.com/editos-et-chroniques/20220610.OBS59518/la-police-tue-anatomie-d-une-metonymie.html

 

métonymie
Apprenez à prononcer
nom féminin

    didactique
    Figure par laquelle on exprime un concept au moyen d'un terme désignant un autre concept qui lui est uni par une relation nécessaire (cause et effet, inclusion, ressemblance, etc.).
    « Boire un verre »(boire le contenu) est une métonymie.

 

Certes, notre pays n'est pas exemplaire, comme pourrait l'être le Royaume-Uni. Selon que l'on prend en compte ou non les personnes tuées lors des troubles en Irlande du Nord, on y recense trois à cinq morts par an dans des opérations de police, des années 1970 à aujourd'hui, pour une population identique à celle de la France (67 millions d'habitants). La situation chez nous est en revanche meilleure qu'au Canada, pays pourtant réputé très respectueux des droits des citoyens. On y a enregistré 22 morts annuels en moyenne entre 2000 et 2018, selon Radio Canada, pour 38 millions de Canadiens seulement. S'il fallait faire le ratio macabre des morts dans des opérations de police par an et par million d'habitants, le Royaume-Uni serait à 0,07, la France à 0,26, le Canada à 0,58, les États-Unis à 3,2 et le Brésil à… 28 !

 


Des rues de Minneapolis jusqu’aux favelas de Rio de Janeiro, le recours illégal à la force par la police peut entraîner des décès, des blessures et d’autres dommages.

Comme nous l’avons vu trop de fois, aux États-Unis et ailleurs, il arrive que la police tue ou blesse grièvement des personnes lors d’arrestations à caractère raciste.

Dans d’innombrables autres cas, la police réagit immédiatement par la force pendant des manifestations. Tout au long de 2019 et depuis le début de 2020, la police de Hong Kong a utilisé à maintes reprises des armes telles que du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc contre des manifestant·e·s, ce en toute illégalité.

Bien trop souvent, les agents qui tuent ou blessent des personnes en ayant recours illégalement à la force ne sont pas traduits en justice.

C’est pourquoi il est très important de connaître ses droits et de savoir ce que la police est autorisée ou non à faire.

Nous devons faire en sorte que la police cesse d’utiliser la force au mépris de la loi et que les agents qui commettent des homicides illégaux soient amenés à rendre des comptes. Il ne doit plus y avoir d’excuse !
https://www.amnesty.org/fr/what-we-do/police-brutality/

 

 

Pour le maire LR de Cannes et président de l'Association des maires de France, les propos du leader insoumis "donnent une sorte de droit aux voyous de s’attaquer à la police".

Les propos de Jean-Luc Mélenchon donnent "une sorte de droit aux voyous de s’attaquer à la police", estime David Lisnard, président de l'Association des maires de France (AMF) sur franceinfo mercredi 8 juin. "Les propos de Jean-Luc Mélenchon sont absolument irresponsables, sont insultants pour les policiers et sont extrêmement graves pour notre démocratie et notre République" et cela, poursuit le président de l'AMF, "parce qu’ils donnent une sorte de droit aux voyous de s’attaquer à la police qui serait illégitime dans son action".
https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/video-la-police-tue-jean-luc-melenchon-est-dans-une-outrance-pour-faire-du-racolage-electoral-cingle-david-lisnard_5184676.html

 

"Quel est le pays au monde où on accepte tous ces refus d'obtempérer ?"

Le maire LR de Cannes assure que le patron des Insoumis est "anti-police" : "il est dans une outrance pour faire du racolage électoral absolument détestable", insiste-t-il. "C'est de l'extrême gauche, c'est dangereux, il faut le combattre et la police doit être contrôlée." Ainsi, pour David Lisnard "ce qui se passe actuellement est assez normal, c'est-à-dire qu'il y a une vérification judiciaire".

"Quel est le pays au monde où on accepte tous ces refus d'obtempérer ?", s'interroge le président de l'AMF. David Lisnard rappelle qu'en 2021 il a eu à Cannes "deux cas de figure, où la police municipale a été obligée de répliquer avec ses armes létales. Heureusement il n'y a pas eu de mort". En revanche, "il ne s'agit pas d'encourager la police à sortir son arme mais il faut soutenir notre police sauf lorsqu'il y a des bavures et c'est ce qui est vérifié par l'IGPN", conclut-il.


https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/video-la-police-tue-jean-luc-melenchon-est-dans-une-outrance-pour-faire-du-rac

 

 

L'homme soupçonné d'avoir refusé d'obtempérer samedi 4 juin à Paris, entraînant les tirs mortels de policiers sur sa passagère, a été mis en examen ce jeudi notamment pour "tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique", indique une source judiciaire à franceinfo.


 Paris : ce que l'on sait de la mort de la passagère d'une voiture, tuée par balle par des policiers dénonçant un refus d'obtempérer

Toujours hospitalisé, il est également mis en examen pour "récidive de refus d'obtempérer aggravés", "récidive de conduite d'un véhicule malgré injonction de restituer son permis de conduire", et "récidive de conduite ayant fait usage de stupéfiants et sous l'empire d'un état alcoolique". Selon cette même source, le conducteur "a été placé en détention provisoire sur le lieu de son hospitalisation."
Il reconnaît le refus d'obtempérer

Selon une autre source proche de l'enquête à franceinfo, lors de son audition avec les enquêteurs mardi dernier, l'homme âgé de 38 ans a reconnu avoir refusé d'obtempérer.

Par ailleurs, le conducteur purge actuellement une peine et bénéficiait d'un aménagement en semi-liberté. Il a été condamné à 12 mois de prison pour conduite en état d'alcoolémie en récidive, détention de stupéfiants et d'arme de catégorie B. Il apparaissait d'ailleurs sur le fichier des personnes recherchées (FPR) en raison d'une décision de justice qui lui interdisait de détenir ou de porter une arme soumise à une autorisation pendant cinq ans.

La garde à vue de l'homme âgé de 38 ans a été levée ce jeudi matin "en vue d'une ouverture d'information judiciaire" pour "tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique", "refus d'obtempérer aggravé", "conduite d'un véhicule malgré injonction de restituer son permis de conduire", "récidive de conduite ayant fait usage de stupéfiants et sous l'empire d'un état alcoolique", précise le parquet de Paris à franceinfo.
Un appel à témoin de l'IGPN

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a affiché des appels à témoins jeudi 9 juin sur les lieux des faits, a constaté un journaliste de franceinfo sur place. "Nous recherchons toutes les personnes qui se trouvaient sur les lieux au moment des faits", précisent les affichettes.

"Dans le cadre d'une enquête portant sur les faits de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner avec usage d'une arme par personne dépositaire de l'autorité publique, toute personne détentrice d'informations ou de vidéos des faits est invitée à contacter par courriel le service enquêteur", écrit l'IGPN qui communique l'adresse igpn75-enquetes@interieur.gouv.fr.

L'appel à témoins diffusé dans le 18e arrondissement de Paris, le 9 juin 2022. (THIBAULT DELMARLE / RADIO FRANCE)

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/refus-d-obtemperer-a-paris-le-conducteur-presente-a-un-juge-en-vue-d-une-eventuelle-mise-en-examen_5186677.html


Contrôles routiers et refus d'obtempérer : des policiers racontent "le quart de seconde pour prendre la bonne décision"
https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-choix-franceinfo/controles-routiers-et-refus-d-obtemperer-des-policiers-racontent-le-

"J'ai préféré me mettre en sécurité, tant pis s'il part"

Face au refus d’obtempérer, des policiers disent aussi éviter le contact. Les récentes affaires comme celles dans le 18e arrondissement de Paris, et il y a quelques semaines sur le Pont-Neuf avec la mise en examen pour homicide volontaire d’un de leurs collègues, tout cela joue sur l’attitude des policiers lors des contrôles. Il y a la crainte évidente de perdre la vie mais aussi celle des poursuites judiciaires et le risque pour sa carrière.

Enzo est policier en Île-de-France. Il a lui aussi risqué sa vie lors d’un contrôle et a préféré “laisser passer”, comme il dit. "C'était un contrôle routier basique et la personne a préféré nous foncer dessus pour échapper au contrôle, explique Enzo. J'ai mis mon brassard, je me suis mis en plein milieu de la route pour faire des signes. J'ai vu qu'il ne s'arrêtait pas, donc je me suis mis en retrait. C'était soit ça, soit malheureusement un grave accident. Je préfère rentrer chez moi le soir. J'ai préféré me mettre en sécurité, tant pis s'il part. J'ai appris plus tard qu'il avait été interpellé puisqu'il avait foncé dans d'autres véhicules. Si je n'avais pas eu l'opportunité de sauter sur le côté, peut-être que j'aurais fait autre chose. Mais c'est toujours la même problématique dans ce genre de situation, on a un quart de seconde pour prendre la bonne décision. Ça, c'est vraiment très compliqué."

Les policiers sont formés au refus d'obtempérer mais pas assez selon les syndicats. Le ministère de l'Intérieur nous a permis d'assister à l'une de ces formations continues en Seine-et-Marne. "Halte police !, lance le formateur. C'est une injonction, c'est un ordre qui est donné." Il s'agit d'une formation au dispositif d'intervention des véhicules automobiles (Diva), le nom de code de ces herses de dernière génération en PVC qui percent les pneus des fuyards sans les éclater. La police nationale mise sur une meilleure utilisation de ces barrières pour réduire les incidents lors des contrôles.
"C'est au fonctionnaire de prendre la bonne ou la mauvaise décision"

Mais ce formateur reconnaît que l'équipement ne fait pas tout. "Il faut savoir que le travail de n'importe quel fonctionnaire sur la voie publique, c'est en grande majorité contrôler les véhicules, explique-t-il. On va travailler sur un réflexe par exemple, sur quelque chose qui va devenir reptilien. Après, c'est au fonctionnaire qui est sur la voie publique, lui seul, d'avoir l'initiative de prendre la bonne ou la mauvaise décision. Moi, je fais de la formation. Je leur donne des bases."

Reste que les bases ne suffisent pas toujours à prendre la bonne décision, à gérer "l'hyperstress" comme disent les psychologues. Le policier de voie publique vit toujours dans l'appréhension du contrôle qui peut partir en vrille.
Voir les commentaires

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-choix-franceinfo/controles-routiers-et-refus-d-obtemperer-des-policiers-racontent-le-quart-de-seconde


Jean-Luc Mélenchon a écrit dimanche sur Twitter que "la police tue", après la mort par balle d'une jeune passagère d'un véhicule à Paris, suite à un refus d'obtempérer du conducteur.

En déplacement dans le Tarn, sur le thème de la sécurité en zone rurale, Emmanuel Macron a profité de son allocution à Puycelsi ce jeudi après-midi pour répondre vertement à Jean-Luc Mélenchon, sans le nommer, à quelques jours du premier tour des législatives.

Le leader insoumis avait tweeté dimanche que "la police tu(ait)", au lendemain de la mort par balle d'une jeune passagère d'un véhicule, après un supposé refus d'obtempérer du conducteur dans le XVIIIe arrondissement de Paris.
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    "Nos gendarmes font preuve d'un professionnalisme, d'une exemplarité, d'une déontologie de chaque instant", a déclaré le président de la République Emmanuel Macron ce jeudi, répondant au député des Bouches-du-Rhône sans le citer nommément.

"Des choses que je ne peux pas accepter"

"Il y a des choses que de là où je suis je ne peux pas accepter, c'est qu'on insulte celles et ceux qui risquent leur vie pour protéger la nôtre", a-t-il déclaré. "Pour qu'une nation soit unie et que la République soit debout, nous devons absolument défendre nos gendarmes comme nos policiers."

Après s'être rendu à Gaillac ce jeudi matin pour rencontrer la brigade de gendarmerie nationale, Emmanuel Macron était ce jeudi après-midi à Puycelsi, pour rencontrer les quelque 500 habitants de la commune du Sud-Ouest et échanger "sur le déploiement de trois de ces nouvelles brigades dans le département ainsi que sur les actions menées en matière de sécurité de proximité, notamment les violences intra-familiales, la lutte contre les stupéfiants, et l'action au profit des viticulteurs en présence des élus, associations et acteurs du monde viticole".


https://www.bfmtv.com/politique/la-police-tue-macron-repond-a-melenchon-et-dit-ne-pas-accepter-qu-on-insulte-les-


Deux jours plus tard, le leader de la France insoumise a renchéri : «La police tue, et le groupe factieux Alliance justifie les tirs et la mort pour ''refus d'obtempérer''. La honte c'est quand ?» Invité ce matin sur France Inter, le député sortant à Marseille assume son propos. «C'est mon devoir de le faire», a-t-il affirmé. Avant de justifier son second tweet : «Ce que je disais [dans un premier temps] ne rencontrait aucun écho. Comme ça n'a rien donné, j'ai monté le ton. Et j'obtiens ce que je veux. Des milliers de gens entendent qu'il y a un responsable politique qui n'accepte pas l'évolution de l'usage de la force de police telle qu'elle est définie par le pouvoir politique qui commande.»

Balayant les critiques de l'opposition, venant, selon lui de «la droite ou de l'extrême droite», le chef des Insoumis a précisé : «Si vous votez pour moi, je changerai la doctrine d'usage de la force de police dans notre pays et je dis que ce n'est pas normal qu'on tue quelqu'un parce qu'il refuse d'obtempérer.» Jean-Luc Mélenchon s'est ensuite défendu d'être «anti-flic». «Je l'ai jamais été. Je suis contre un usage disproportionné de la violence», a-t-il conclu.

La première ministre Elisabeth Borne a jugé sur France Bleu les propos de Jean-Luc Mélenchon «très choquants» et «outranciers». «Les policiers exercent une mission difficile au service des Français», a-t-elle rappelé.

L'ancien chef de gouvernement de François Hollande, Bernard Cazeneuve, a de son côté déclaré sur Twitter ce matin : «La police nous protège. Des policiers tombent chaque année pour assurer la protection des Français. Ils méritent notre respect. Les insulter et les salir par électoralisme et par pur cynisme est irresponsable et indigne.» Le maire de Nice, Christian Estrosi, a estimé les propos de Jean-Luc Mélenchon «inqualifiables». «Il faut le mettre hors d'état de nuire, a-t-il poursuivi. S'attaquer à la police, c'est nuire à la République et à la démocratie.»

PODCAST - Pourquoi Jean-Luc Mélenchon attaque-t-il les forces de l'ordre ?

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Balayant les critiques de l'opposition, venant, selon lui de «la droite ou de l'extrême droite», le chef des Insoumis a précisé : «Si vous votez pour moi, je changerai la doctrine d'usage de la force de police dans notre pays et je dis que ce n'est pas normal qu'on tue quelqu'un parce qu'il refuse d'obtempérer.» Jean-Luc Mélenchon s'est ensuite défendu d'être «anti-flic». «Je l'ai jamais été. Je suis contre un usage disproportionné de la violence», a-t-il conclu.

La première ministre Elisabeth Borne a jugé sur France Bleu les propos de Jean-Luc Mélenchon «très choquants» et «outranciers». «Les policiers exercent une mission difficile au service des Français», a-t-elle rappelé.

L'ancien chef de gouvernement de François Hollande, Bernard Cazeneuve, a de son côté déclaré sur Twitter ce matin : «La police nous protège. Des policiers tombent chaque année pour assurer la protection des Français. Ils méritent notre respect. Les insulter et les salir par électoralisme et par pur cynisme est irresponsable et indigne.» Le maire de Nice, Christian Estrosi, a estimé les propos de Jean-Luc Mélenchon «inqualifiables». «Il faut le mettre hors d'état de nuire, a-t-il poursuivi. S'attaquer à la police, c'est nuire à la République et à la démocratie.»

PODCAST - Pourquoi Jean-Luc Mélenchon attaque-t-il les forces de l'ordre ?
https://www.lefigaro.fr/politique/la-police-tue-melenchon-assume-son-propos-estimant-que-c-est-son-devoir-20220607

Invité sur France Inter, le leader des Insoumis a estimé nécessaire de «monter le ton».

Ses propos ont fait polémique. Et provoqué l'ire de l'opposition. À la suite d'une intervention policière qui s'est soldée par un mort et un blessé grave, Jean-Luc Mélenchon a déclaré dans un tweet : «Encore un abus de pouvoir inacceptable. La peine de mort pour un refus d'obtempérer. Le préfet approuve ? Le ministre félicite ? La honte c'est quand ?»
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Balayant les critiques de l'opposition, venant, selon lui de «la droite ou de l'extrême droite», le chef des Insoumis a précisé : «Si vous votez pour moi, je changerai la doctrine d'usage de la force de police dans notre pays et je dis que ce n'est pas normal qu'on tue quelqu'un parce qu'il refuse d'obtempérer.» Jean-Luc Mélenchon s'est ensuite défendu d'être «anti-flic». «Je l'ai jamais été. Je suis contre un usage disproportionné de la violence», a-t-il conclu.

La première ministre Elisabeth Borne a jugé sur France Bleu les propos de Jean-Luc Mélenchon «très choquants» et «outranciers». «Les policiers exercent une mission difficile au service des Français», a-t-elle rappelé.

L'ancien chef de gouvernement de François Hollande, Bernard Cazeneuve, a de son côté déclaré sur Twitter ce matin : «La police nous protège. Des policiers tombent chaque année pour assurer la protection des Français. Ils méritent notre respect. Les insulter et les salir par électoralisme et par pur cynisme est irresponsable et indigne.» Le maire de Nice, Christian Estrosi, a estimé les propos de Jean-Luc Mélenchon «inqualifiables». «Il faut le mettre hors d'état de nuire, a-t-il poursuivi. S'attaquer à la police, c'est nuire à la République et à la démocratie.»

https://www.lefigaro.fr/politique/la-police-tue-melenchon-assume-son-propos-estimant-que-c-est-son-devoir-20220607

 

Il maintient ses propos. Le candidat NPA à la présidentielle, qui avait affirmé mercredi 13 octobre que « la police tue », a accusé ce jeudi sur BFMTV le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, de donner « le feu vert à la police pour frapper ».
Le « J’accuse… ! » d’Assa Traoré devant le tribunal de Paris

« Il y a une volonté politique du gouvernement de frapper, de frapper les manifestants, de frapper les jeunes dans les quartiers, parce qu’il y a une volonté politique de dévier le problème » et éviter de parler « du chômage et de la misère », a assuré le candidat d’extrême gauche, ajoutant que « le problème du gouvernement et le problème de Darmanin, c’est que lui donne le feu vert à la police pour frapper comme ils veulent ».
La suite après la publicité

Gérald Darmanin avait annoncé plus tôt dans la journée qu’il allait déposer plainte contre Philippe Poutou, pour avoir affirmé la veille qu’une « quinzaine de jeunes (étaient) tués par la police annuellement ». Ce dernier a rétorqué jeudi soir que cette plainte représentait « un problème démocratique ».
« Est-ce qu’on peut critiquer la police ? »
-50% la première année avec Google

« La question qui peut se poser maintenant c’est : est-ce qu’on peut critiquer la police ? Est-ce qu’on peut critiquer la répression ? Est-ce qu’on peut avoir un avis différent du gouvernement et des syndicats de la police ? », a questionné le candidat NPA.
"« Je pense que l’indignité elle est du côté de Darmanin, qui ne connaît pas grand-chose en dignité. »"
Violences policières : « La responsabilité du pouvoir est totale »
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« En plus c’est difficile aujourd’hui de nier qu’il existe une violence policière, de nier qu’il y a des jeunes et des moins jeunes qui sont tués par la police. Plutôt que d’avoir un dépôt de plainte et des menaces d’aller au tribunal, ce serait pas mal de pourvoir débattre réellement de ces choses-là », selon le candidat, qui estime qu’il faut « désarmer les policiers qui sont en contact avec la population ».

 

https://www.nouvelobs.com/societe/20211014.OBS49874/la-police-tue-poutou-persiste-et-signe


Le policier qui a tué un homme de 33 ans le 26 mars, d'un tir de son arme de service lors d'un contrôle routier à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a été mis en examen, samedi 2 avril, pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner", a annoncé le parquet de Bobigny. Il a été placé sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du procureur.

La victime, qui avait réussi à redémarrer au volant de son véhicule, avait été retrouvée dans la commune voisine de Sevran. Elle est morte quelques heures plus tard à l'hôpital. Après la mort de ce père de famille, des violences ont eu lieu pendant plusieurs nuits consécutives à Sevran, Aulnay-sous-Bois et Tremblay-en-France. Franceinfo récapitule ce que l'on sait de ce drame.
Le policier a tiré lors d'un contrôle routier

Les faits se sont déroulés à la mi-journée, samedi 26 avril, d'abord à Aulnay-sous-Bois. Le mis en examen circulait dans une voiture banalisée avec trois autres policiers de la brigade anticriminalité de la ville. Il en est descendu seul pour contrôler le véhicule de la victime, alors qu'ils étaient bloqués dans des embouteillages à un feu rouge, a expliqué le procureur, se reposant sur les témoignages de ses trois collègues et la vidéosurveillance.

Lors de sa première audition, le brigadier de 32 ans a reconnu être l'auteur du tir. Selon le procureur, il a affirmé "s'être placé au niveau de la vitre conducteur, avoir levé son arme en criant : 'Police !'" puis "avoir tenté à plusieurs reprises d'ouvrir la portière qui était verrouillée". Il dit avoir vu "le conducteur enclencher une vitesse et accélérer fortement", a poursuivi le magistrat. Se sentant "déséquilibré", le policier a affirmé aux enquêteurs "s'être senti en état de légitime défense" et "avoir fait feu pour cette raison".

La scène a duré moins d'une minute, explique le procureur. Sur place, un étui percuté de calibre 9 mm a été retrouvé. La balle a traversé la carrosserie et le dossier du siège de la victime. La version du policier "a beaucoup varié", accuse Arié Alimi, un des avocats de la famille de la victime, selon lequel "il a d'abord dit que c'était un tir accidentel". C'est ce qu'affirmait Libération jeudi, sans détailler ses sources, mais le procureur n'a pas évoqué de telles déclarations. L'avocat affirme par ailleurs que le mis en examen "ne portait a priori pas de brassard" et "n'était donc identifiable" comme policier, un autre élément évoqué par Libération citant "une source proche du dossier", mais non confirmé par le procureur.

La camionnette, qui avait redémarré, a fini sa course en percutant un véhicule en stationnement plusieurs centaines de mètres plus loin, sur la commune voisine de Sevran. Le chauffeur, grièvement blessé à l'omoplate gauche, est mort quelques heures après son admission à l'hôpital. L'autopsie a confirmé que le tir était à l'origine de son décès.
La fourgonnette avait été déclarée volée

La victime, prénommée Jean-Paul, était âgée de 33 ans. La fourgonnette dans laquelle il circulait au moment des faits avait été déclarée volée, le jour même, au commissariat d'Aulnay-sous-Bois, où une plainte avait été déposée et une enquête ouverte. "Ce que je sais, c'est qu'elle a été signalée volée et que ça ne veut pas forcément dire qu'elle a été volée", a déclaré sur franceinfo un des avocats de sa famille, Arié Alimi, expliquant les faits par un litige entre la victime, chauffeur livreur indépendant et son employeur, un prestataire de livraison de colis à qui appartenait le véhicule. Selon lui, le vol n'est donc pas caractérisé.

    "Il y avait un différend entre mon client, autoentrepreneur, et son client qui ne l'avait pas payé. C'est la raison pour laquelle la fourgonnette avait été retenue."
    Arié Alimi, avocat

    sur franceinfo

Dans les colonnes du Parisien, Sébastien Bastaraud, adjoint au maire de Sevran, présente la victime comme une "figure" des Beaudottes, un quartier de la ville où il était "très, très apprécié". Il avait été condamné pour des faits de "vol et recel", selon l'un des avocats de la famille, Steeve Ruben, cité par l'AFP. Il avait tourné cette page de sa vie quand il avait rencontré sa compagne, a relaté un autre avocat de ses proches, Philippe-Henry Honegger, qui le présente dans Le Parisien comme "un modèle de réinsertion".
La famille de la victime a déposé une plainte

La famille de Jean-Paul a déposé plainte avec constitution de partie civile pour "homicide volontaire" mardi, selon le document transmis au doyen des juges d'instruction du tribunal judiciaire de Bobigny, que franceinfo a pu consulter.

"L'infraction criminelle d'homicide volontaire est caractérisée", peut-on lire dans cette plainte de la famille, représentée par les avocats Philippe-Henry Honegger, Steeve Ruben et Arié Alimi. Ils estiment que le policier, formé à l'usage des armes à feu, "ne pouvait légitimement pas ignorer la létalité" de son tir. Une vidéo de la scène filmée par un témoin a été transmise avec la plainte.

    "Il disposait de la possibilité de viser le véhicule afin de le stopper [et] avait parfaitement conscience qu'un tir en direction du haut du corps (...) entraîne la mort."
    La famille de la victime

    dans sa plainte

Un des avocats de la famille, Philippe-Henry Honegger, a lancé un appel à témoins mardi pour recueillir des éléments pouvant corroborer ou infirmer la version livrée par la police.
Le policier a été mis en examen

Le policier qui a tué le conducteur de la fourgonnette a été placé en garde à vue mercredi. D'abord hospitalisé en "état de choc", il n'avait pu être entendu plus tôt, selon le procureur.

Présenté à un juge d'instructions vendredi, il a été mis en examen pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, par personne dépositaire de l'autorité publique et avec arme" et placé sous contrôle judiciaire, a annoncé samedi le parquet de Bobigny, dont les réquisitions ont été suivies. Il encourt une peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle.

Son contrôle judiciaire lui interdit notamment d'exercer l'activité de policier, de porter une arme et de se rendre en Seine-Saint-Denis. Dans un premier temps, les juges d'instruction avaient demandé son placement en détention provisoire, finalement écarté par le juge des libertés et de la détention "après un débat contradictoire", précise le communiqué du parquet.
Le drame a entraîné cinq nuits de violences


Oui, la police tue
« La police tue » : levée de boucliers réactionnaire après les propos de Mélenchon

Suite au contrôle de police meurtrier qui a tué une jeune femme de 21 ans, Jean-Luc Mélenchon a rappelé l’évidence : la police tue. Une sortie qui a immédiatement suscité attaques de toute la classe politique de droite, du gouvernement jusqu’à Marine Le Pen, pour protéger l’image de l’institution policière. Cette campagne réactionnaire vise en définitive ceux qui dénoncent les meurtres policiers, il s’agit de la dénoncer avec force.

Gabriel Ichen

mardi 7 juin

     

Crédits photos : France Inter / Jean-Luc Mélenchon à l’antenne de France Inter le mardi 7 juin 2022

Suite à la mort d’une jeune femme de 21 ans, tuée par des tirs policiers après un contrôle samedi 4 juin, Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé dans différents tweets pour dénoncer un « un abus de pouvoir inacceptable. La peine de mort pour refus d’obtempérer » et a rappelé que « La police tue et le groupe factieux Alliance justifie les tirs et la mort pour "refus d’obtempérer". La honte c’est quand ? ».

Ces propos ont aussitôt suscité les réactions indignées d’une bonne partie de la classe politique du gouvernement à l’extrême-droite. Dans la foulée, le syndicat d’extrême droite Alliance Police a porté plainte contre Jean-Luc Mélenchon, et le premier flic de France, Gérald Darmanin a répondu au leader de la Nupes par un tweet interposé dans lequel il défend sans surprise l’institution policière et les policiers mis en cause dans la mort de la jeune femme. Marine Le Pen s’est également offusquée des propos de Mélenchon en affirmant sur France Info « il dit « la police tue » et en cela il s’éloigne des valeurs républicaines. Il commet une diffamation extrêmement lourde à l’égard de la police. Jean-Luc Mélenchon est toujours du côté des voyous et jamais du côté des forces de l’ordre ». Christian Estrosi, baron de LR s’est même permis une déclaration menaçante en expliquant qu’il fallait mettre hors d’état de nuire les personnages qui s’expriment de cette manière à propos de la police.

Si de telles campagnes réactionnaires ne sont pas nouvelles dans le débat public, celle-ci a bien entendu des visées électorales à quelques jours de l’échéance des législatives. En difficulté, le gouvernement comme le RN ont saisi la balle au bond pour ouvrir une campagne ultra-réactionnaire.
Mais ces offensives ont aussi une fonction politique : celle de refuser tout remise en caractère systémique à aux violences policières. C’est en ce sens que le front réactionnaire qui passe à la contre-offensive est constitué de tous les partis de la bourgeoisie : LREM, LR, RN, Reconquête. Ils défendent leurs institutions, l’institution policières qui est garante de l’ordre dominant et de leurs intérêts de classes. Ainsi, cette offensive vise en définitive à faire taire et à intimider toutes celles et ceux qui osent dénoncer les violences policières, il faut ainsi la dénoncer en tant que telle.

https://www.revolutionpermanente.fr/La-police-tue-levee-de-bouclier-reactionnaire-apres-les-propos-de-Melenchon

Au sein de la NUPES, les nouveaux alliés de Jean-Luc Mélenchon ont dû s’exprimer au sujet de cette campagne ultra-réactionnaire. Comme le relate Le Monde, des chefs de file du PS et du PCF ont soutenu timidement Mélenchon tout en prenant soin de se démarquer des termes employés par le leader de l’Union Populaire. Olivier Faure (PS) a ainsi expliqué « je ne me reconnais pas toujours dans leurs mots, mais il faut constater les maux ». Même son de cloche chez Ian Brossat (PCF) : « je n’aurais sans doute pas utilisé ces termes-là mais il est certain qu’il y a dans notre pays un problème avec la doctrine du maintien de l’ordre ». Une porte-parole du PS a même été jusqu’à se distancier des propos du leader insoumis sur la police : « Ca n’a jamais été notre ligne, c’est un tweet que je n’aurais pas fait » a déclaré Dieynaba Diop, adjointe au maire PS des Mureaux. Un soutien timide qui n’étonne pas quand on se rappelle que le PS comme EELV ont participé tranquillement à la manifestation en soutien aux policiers à l’appel du syndicat Alliance en présence d’Eric Zemmour. Des contradictions qu’on observe jusque dans le programme même de la Nupes où la question des « violences policières » a constitué une ligne rouge pour le PS qui refuse même d’employer le terme.

Oui, la « police tue », c’est un fait !

Oui, une nouvelle fois, la police tue. Pour l’année 2020, selon les chiffres officiels de l’IGPN, ce ne sont pas moins de 32 personnes qui ont trouvé la mort suite à une intervention de police ou aux contact de cette dernière. Après les deux jeunes automobilistes tués par balles le soir du second tour de l’élection présidentielle], le scandale de la répression des supporters anglais le soir de la finale de la ligue des champions à Saint-Denis, les cas de violences policières se succèdent et marquent le début de second mandat d’Emmanuel Macron.

Ce type d’offensive a une fonction politique celle de restaurer l’image de l’institution policière qui a été profondément écornée par la répression policières tout azimut qui s’est abattu sur le mouvement social ces 5 dernières années, notamment lors du mouvement des Gilets jaunes. La classe politique avait déjà ouvert une contre-offensive pendant la campagne présidentielle, on se rappelle notamment celle qui avait visée Philippe Poutou, qui avait également rappelé l’évidence : « la police tue ». Une déclaration qui lui a valu ni plus ni moins une plainte de la part de Gérald Darmanin.

Il est donc nécessaire d’affirmer son soutien à toutes celles et ceux qui osent dénoncer les violences policières et que le régime cherche à faire taire pour avoir simplement rappelé un fait indéniable. Si les classes dominantes veulent restaurer le crédit de la police, c’est en premier lieux pour maintenir un ordre social d’un système capitaliste, patriarcal et raciste, comme en témoigne les morts des mains de la police de jeunes noirs ou arabes dans les quartiers populaires, ainsi que les répressions des manifestations et des piquets de grève. Face à ceux qui veulent nous maintenir en silence, il est plus que jamais nécessaire d’exiger vérité et justice pour toutes les victimes de violences policières.

 

La mort de Jean-Paul a provoqué cinq nuits consécutives d'échauffourées dans plusieurs communes limitrophes de Seine-Saint-Denis. A Sevran, Aulnay-sous-Bois et Tremblay-en-France, des véhicules et des poubelles ont été incendiés et des projectiles jetés sur les forces de l'ordre.


La police tue, l’impunité aussi
Crédit Photo
NPA.
Julien Salingue
Hebdo L’Anticapitaliste - 619 (09/06/2022)

Une semaine après le scandale des violences policières au Stade de France, c’est un crime policier qui a eu lieu dans le 18e arrondissement de Paris avec la mort de la passagère d’une voiture prise pour cible par des flics. Il est temps d’en finir avec les violences et l’impunité de la police.

Le scandale des violences policières au Stade de France samedi 28 mai lors de la finale de la Ligue des Champions, devant 400 millions de téléspectateurEs, a eu un retentissement international, et beaucoup ont découvert le visage le plus brutal du régime macronien. Depuis lors, les témoignages, reportages et enquêtes se sont succédé, qui démontrent que, contrairement à ce que les mensonges de Darmanin et Lallement ont tenté de faire croire, ce sont bien les autorités qui sont responsables de ces violences, énième démonstration de la propension de la Macronie à recourir systématiquement à la répression pour gérer toute forme de perturbation de « l’ordre ».

Cité par Mediapart1, un « haut gradé de la gendarmerie », a priori peu soupçonnable de sympathies bolcheviques, a ainsi déploré « les accusations absurdes portées contre 30 000 à 40 000 supporters. Ces déclarations marquent la double faillite d'un ministère qui non seulement ne sait pas gérer un événement sportif de cette ampleur mais suit les déclarations d’un préfet dangereux et incontrôlé ». Et d’ajouter : « Dans d’autres pays, cela aurait valu la démission du ministre et du préfet. Mais en France, aux violences policières, se rajoutent les mensonges pour les couvrir sans que cela ne pose problème. » Difficile d’être plus clair.
Une balle en pleine tête

Une semaine plus tard, un cran était franchi avec une nouvelle démonstration de la facilité avec laquelle les policiers se sentent autorisés à recourir à la violence, avec cette fois-ci l’usage d'armes à feu contre les passagerEs d’une voiture dans la 18e arrondissement de Paris. Neuf balles tirées, le conducteur blessé et une passagère tuée d’une balle en pleine tête. Le tout suite à un « refus d’obtempérer ». Entretemps, des images avaient circulé sur les réseaux sociaux d’un incident à Gare de l’Est, avec des policiers utilisant des gaz lacrymogènes contre des voyageurEs tenant de monter dans des bus de substitution suite à une panne provoquée par les orages. Un usage de la force aux conséquences moins tragiques que dans le 18e arrondissement, mais symptomatique lui aussi de la facilité avec laquelle les flics peuvent frapper, gazer, et parfois pire.

Nous l’avons dit et répété durant la campagne présidentielle, et cela nous a même valu une plainte de Darmanin : oui, la police tue. Pour l’avoir dit à son tour après la mort de la passagère du véhicule ciblé dans le 18e, Jean-Luc Mélenchon s’est retrouvé lui aussi au centre d’une campagne menée par les syndicats de flics, le gouvernement, LR et l’extrême droite. Tout ceci confirme que nous vivons bien dans cette étrange époque où, lorsque des flics tuent, c’est à ceux qui le disent que l’on se prend, et non à ceux qui sont responsables de ces morts tragiques, quel que soit le niveau où ils se situent dans la chaîne de commandement.
Oui, il faut les désarmer

Il ne fait en effet aucun doute que la multiplication de ces actes de violence, et leur banalisation, pour ne pas dire leur légitimation par nombre de responsables politiques et de commentateurs médiatiques, est un signe des temps. Le néolibéralisme autoritaire a un besoin essentiel des forces de police pour réprimer la contestation sociale, et les gouvernements successifs, en particulier celui de Macron et de ses amis, ont conféré une telle liberté d’action aux flics, doublée d’une impunité absolue, que les composantes les plus réactionnaires de la police se sentent autorisées à faire absolument ce qu’elles veulent. Au cours des derniers années, la situation honteuse qui prévalait dans les quartiers populaires, que nous dénoncions au côté des collectifs de victimes, s’est étendue, avec une généralisation de l’ordre policier, couvert par l’exécutif.

Certains parlent aujourd’hui de « présomption de légitime défense » et voudraient encore un peu plus étendre les dangereuses capacités de nuisance de la police. Face à ce cours autoritaire qui se poursuit et qui, on le sait, nourrit toujours un peu plus l’extrême droite et les secteurs les plus fascisants de la police, il ne faut rien lâcher. L’heure est non seulement à l’exigence de la justice et de la vérité pour toutes les victimes de violences policières, où que ces violences aient eu lieu et quels que soient les prétextes avancés par les flics, mais aussi à une mobilisation pour revendiquer, de façon urgente, le désarmement de la police au contact de la population, et la dissolution de tous les corps spéciaux de répression, à commencer par les BAC et les Brav-m.

https://lanticapitaliste.org/

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/aulnay-sous-bois-ce-que-l-on-sait-de-la-mort-de-l-homme-tue-par-un-policier_50570

 

Législatives : «Oui, la police tue, c'est factuel», assume Ugo .


Adama, Zyed, Bouna, Ibo, Cédric, Zineb, Ibo, Rémi, Steve
746 morts depuis 1977 : oui la police tue

Oui, la police tue. Si le gouvernement et Darmanin souhaitent réduire au silence ceux qui le rappellent, il faut le dire à nouveau. La police tue et plutôt 746 fois qu'une depuis 1977 d'après une enquête de Basta media.

Barbara Eshgham

vendredi 15 octobre 2021

     

Crédits photo : THOMAS SAMSON / AFP

« Évidemment la police tue. Steve à Nantes, à Marseille, une dame qui fermait ses volets [NDLR : Zineb Redouane] pendant une manif des gilets jaunes, Rémi Fraisse il y a quelques années, et je crois que dans les quartiers populaires c’est une quinzaine de jeunes qui sont tués par la police annuellement » a déclaré le conseiller municipal bordelais Philippe Poutou, invité sur le plateau de FranceInfo ce jeudi matin.

Suite à ce passage de Philipe Poutou sur le plateau de FranceInfo, Darmanin s’est empressé d’attaquer le porte-parole du NPA, jugeant ses mots « insultants et indignes d’un élu de la République ». La veille déjà, il avait dénoncé une « attaque portée aux femmes et hommes qui nous protègent », lorsqu’un membre de la mairie de Cachan avait déclaré « croyais que le but de la police, c’était de protéger la population et pas nécessairement de posséder des armes pour tuer, parce que c’est ça la signification en bon français courant »
Oui, la police tue

Comme l’a affirmé Anasse Kazib dans son tweet de soutien à Philippe Poutou « il faut l’affirmer haut et fort : la police tue et en toute impunité. Darmanin veut faire taire la dénonciation des crimes policiers et insulte toutes les familles de victimes ». Oui la police tue, et ce n’est pas un phénomène nouveau. C’est d’ailleurs pour ça que des milliers de personnes sont sorties dans la rue et ont manifesté, pour la justice et la vérité et pour dénoncer les violences policières, il y a un peu plus d’un an suite au meurtre de George Floyd aux États-Unis.

À quelques jours du 17 octobre, date de commémoration des 60 ans du 17 octobre 1961, lors duquel plus de 100 algériens étaient jetés dans la seine par la police, il est central de rappeler que la police a toujours eu pour rôle de réprimer dans la violence les personnes de notre camp social et en premier lieu les populations des quartiers populaires et issues de l’immigration.

On pense évidemment à toutes ces personnes qui sont mortes entre les mains de la police, de Zyed et Bouna, à Ibo, à Cédric Chouviat, Zineb Redouane, ou encore à Ibo, pour qui une marche était organisée il y a quelques jours à Sarcelles. Une enquête menée par Basta media a montré que 746 personnes sont décédées des suites d’une intervention policière ou suite à l’action d’un policier en dehors de son service, de janvier 1977 à juin 2020 en France. C’est sans compter tous les mutilés, les personnes humiliées, celles qui croupissent en prison alors qu’elles sont en réalité victimes, à l’image de ce qu’aurait subi Michel Zeckler si son agression n’avait pas été filmée.

Toujours selon l’enquête de Basta média, les 213 affaires à propos desquelles des informations quant à d’éventuelles poursuites sont accessibles, seules dans 10 cas les policiers coupables ont fait l’objet d’une condamnation à une peine de prison. Donc dans 95% des cas les policiers accusés bénéficient de non-lieu, ne sont même pas poursuivis, ou bénéficient de peine de sursis. L’impunité règne donc, sans aucun doute, puisque les policiers auteurs de telles violences ne sont jamais condamnés, voire sont même parfois récompensés..
Derrière cette plainte, la volonté de museler toute critique des violences policières et institutionnelles

Le fait pour Darmanin de porter plainte contre Philippe Poutou qui affirme que « la police tue », est l’expression d’une volonté de faire taire toute critique de la police, de murer dans le silence tous les militants antiracistes et politiques qui se battent au quotidien contre ces violences policières mais plus largement contre les institutions de l’État. Dans cette période électorale très marquée par les discours réactionnaires et sécuritaires, le gouvernement envoie un message clair à toutes celles et ceux qui dénoncent les violences et pratiques policières : ils n’ont pas leur place dans le débat et oser en parler peut leur valoir une attaque en justice.

Cette offensive n’est pas nouvelle, on pense par exemple à la famille Traoré qui se bat pour la justice et la vérité après la mort d’Adama entre les mains de la police, et qui subit une offensive d’une extrême violence par la classe politique, dont plusieurs de ses membres ont par exemple fait l’objet de poursuites en justice. On pense aussi à Darmanin qui s’était offusqué à l’Assemblée nationale que l’on puisse parler de violences policières suite à la mort de Cédric Chauviat entre les mains de la police. On pense aussi à des féministes comme Anna Toumazoff qui, après avoir recueilli et publié sur les réseaux sociaux des témoignages démontrant les violences subies par des victimes d’agressions sexuelles de la part de policiers lorsqu’elles ont porté plainte, a fait l’objet d’une offensive du préfet de la région qui n’a pas hésité à la menacer de poursuites judiciaires pour diffamation.

Ces offensives permettent de maintenir une impunité totale grâce à une inversion des rôles : les policiers sont dépeints comme les victimes, et ceux qui luttent pour la justice comme les « séparatistes », les « antirépublicains » qui osent remettre en question les institutions.

Cette attaque s’inscrit aussi dans la continuité de l’offensive islamophobe et liberticide du gouvernement, qui a prononcé ces derniers mois la fermeture administrative de plusieurs associations ou organisations telles que le CCIF et Barakacity, puis plus récemment la LDNA.. De la même manière, il s’agit d’envoyer des messages politiques forts et d’intimider les organisations politiques et associatives de gauches qui dénoncent les institutions étatiques telles que la police et les discriminations structurelles qui sont entretenues par celles-ci. Alors que les discours réactionnaires et racistes en tout genre nous sont servis à longueur de journée, avec Zemmour faisant l’apologie de la haine raciale et de la guerre de civilisations, critiquer l’institution policière n’est pas permis.

Darmanin et le gouvernement cherchent aussi par là à maintenir les débats sur un terrain très à droite, en plaçant le curseur sur un terrain extrêmement réactionnaire pour éviter tout débat sur les questions réelles soulevées par la population, telles que la question des violences policières, mais aussi des violences de genre, du chômage, de la casse des services publics, etc. C’est aussi une manière pour eux de chercher à rallier la gauche institutionnelle derrière un front « républicain », qui respecte les institutions de la république et en l’occurrence la police.

En ce sens, l’ensemble des organisations syndicales, politiques et associatives qui se revendiquent de gauche et du progrès social devraient dénoncer cette offensive et apporter leur soutien à Philippe Poutou, pour faire front contre cette volonté de nous passer sous silence et de nous interdire toute critique des institutions. Accepter cette offensive et ne pas se solidariser avec Philippe Poutou, c’est accepter que l’on nous empêche toute dénonciation de l’institution policière, mais plus largement toute dénonciation des politiques de l’État et de ses institutions. Nous devons réaffirmer sans aucune concession que oui, la police tue, et que oui, nous continuerons de le dénoncer.


Mots-clés

violence d’état   /    Police   /    Gérald Darmanin   /    Philippe Poutou   /    Violences policières   /    Politique
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