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Publié par YVAN BALCHOY

13-01-22- UNE FOIS DE PLUS LE BON SENS BOURGEOIS DE MATTHIEU BOCK-COTE RESTE AMBIGU ENTRE DROIT A LA PROPRIETE ET DROIT AU LOGEMENT.

Déjà encensé par de nombreux chroniqueurs du Journal de Montréal, Mathieu Bock-Côté a élargi son auditoire après sa prestation à Tout le monde en parle. Mais connaît-on au juste les valeurs qu’il véhicule? Nous avons procédé à cette analyse dans notre livre Dans quel camp êtes-vous? (Éditions du Renouveau québécois, 2019) dans un chapitre intitulé « Mathieu Bock-Côté et le nationalisme « conservateur » chrétien ». Nous le publions ci-dessous.

Mathieu Bock-Côté (MBC) est la figure emblématique de la droite au Québec. Chroniqueur au Journal de Montréal et auteur prolifique, il est de toutes les tribunes médiatiques. Depuis quelques années, il est aussi très sollicité en France, avec des chroniques dans le Figaro, le journal Causeur, Valeurs actuelles, Le Point et sur la chaîne de télévision France 2. MBC se définit comme un conservateur. « Je viens d’une famille conservatrice », écrit-il dans la courte autobiographie qui figure dans l’épilogue de son livre, Fin de cycle. Aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012). Conservateur et tout aussi fièrement anticommuniste. Lors de la chute du mur de Berlin, son père l’avait installé devant la télévision. « Il exultait. J’exultais avec lui. Nous avions gagné », rapporte-t-il dans le même ouvrage.

 

https://lautjournal.info/20201208/mathieu-bock-cote-la-coqueluche-de-la-nouvelle-droite


 

Selon Mathieu Bock-Côté : « Un squatteur, ça se dégage »
dimanche 13 septembre 2020

PAR MATHIEU BOCK-CÔTÉ.
Cette chronique est parue dans Le Figaro d’hier. Nous la publions aussitôt. La réflexion de Mathieu Bock-Côté se fonde sur de telles évidences aujourd’hui niées, oubliées, contredites, que nous ne voyons rien à y ajouter. Sauf que ces dénis révèlent l’état de déliquescence non seulement du Politique mais de notre société en son tréfonds. Il y faudrait une réaction radicale de leur part. Une sorte de conversion.       

 

 

CARTE BLANCHE DE MATTHIEU BOCK-COTE CE MATIN SUR EUROPE 1

 

J’écris tout cela en ayant l’impression de parler comme un ethnologue de retour d’une planète lointaine.
Pour l’étranger, même s’il se pique de connaître assez bien la France en plus de l’aimer comme une seconde patrie, l’histoire du squat de Théoule-sur-Mer a quelque chose de lunaire, quel que soit l’angle à partir de laquelle on l’observe.

Rappelons-en les grands éléments : un couple de retraités a vendu sa maison de Lyon pour s’installer dans sa propriété à Théoule-sur-Mer. Il découvrit rendu sur place qu’elle était occupée depuis quelque temps par des squatteurs qui ont décidé, comme on dit poliment, de réquisitionner le bien pour leur avantage personnel. Un homme leur en aurait confié les clefs. Et puisqu’ils l’occupent depuis plus de quarante-huit heures, il était, assure-t-on, impossible de les dégager.

La police ne voulait rien faire sans décision de justice: apparemment, en France, il ne suffit pas d’expliquer aux forces de l’ordre que des occupants illégitimes se sont emparés de sa maison pour qu’elles décident de les chasser. Le droit de propriété n’est pas seulement relativisé ici, mais aboli. D’ailleurs, les squatteurs ont quitté dans un premier temps la maison à cause d’une dispute conjugale, mais la femme du couple n’a pas hésité à afficher son désir de retourner dans ce qu’elle jugeait être son nouveau chez-soi. Elle jugeait même scandaleuse l’idée d’en être expulsée par la police.

De telles affaires arrivent fréquemment en France, mais elle était cette fois tellement outrancière que les autorités ont été obligées d’accélérer la procédure et jeudi, les propriétaires, contre toute attente, en quelque sorte, ont pu rentrer chez eux, dans une maison délabrée et vandalisée.

J’écris tout cela en ayant l’impression de parler comme un ethnologue de retour d’une planète lointaine. Dans quel pays considère-t-on qu’il suffit que des individus plus ou moins soutenus par des groupes interlopes ou militants s’installent dans une maison pour la faire leur ? Mon réflexe nord-américain, en la matière, est tout simple : si quelqu’un s’installe chez moi sans ma permission, je demande à la police de le virer, et elle est censée s’en charger dans l’heure, sans même qu’il faille en discuter un instant. Je me permets même une confession: mon vrai réflexe consisterait à vouloir le sortir à grands coups de pied au cul sans douter un instant d’être dans mon droit – j’use ici du pluriel car je lui en flanquerais plus d’un.

Comment peut-on en venir à considérer qu’il suffit de s’emparer d’un bien pendant quelques heures pour qu’il appartienne pratiquement désormais au voleur ? Comment peut-on tolérer les complications juridiques infligées à celui qui veut reprendre possession de ce qui est à lui ? On a souvent écrit que les squatteurs connaissent « leurs droits » – à tout le moins, ils savent comment manipuler le droit. Le droit au logement est détourné de la même manière que le droit d’asile – une mesure de dernier recours se transforme ainsi en brèche juridique pour justifier les manigances de lobbies qui transforment le désir d’avoir telle maison en droit à l’habiter pour peu qu’on puisse jouer les propriétaires et s’y installer sans se faire remarquer pendant le temps prescrit par la loi....

 

Toutes les sociétés ont le devoir de lutter contre la misère, cela va de soi, et les vrais malheureux que l’existence a laissés de côté doivent bénéficier à la fois de la charité privée et de la solidarité collective. On ne saurait condamner un homme à vivre sans foyer. Mais tout est dans la manière et d’aucune façon, on ne saurait normaliser juridiquement cette violation grossière des règles élémentaires du civisme. Squatter une maison qui n’est pas la sienne n’est pas un droit. ■

Mathieu Bock-Côté

https://www.jesuisfrancais.blog/2020/09/13/selon-mathieu-bock-cote-un-squatteur-ca-se-degage/


 

NOTE D'YVAN BALCHOY

Un publiciste se targuant d'être nord-américain qui absolutise presque à 100 % le droit de propriété, c'est plus que comique quand on pense aux droits foulés aux pieds des autochtones américains depuis Christophe Colomb.

Oui, Matthieu Bock-Coté a raison d'opposer un certain bon sens à cette pratique plus coutumière que légale qui, souvent en France, prive un propriétaire de son propre logement après 48 h d'usurpation et occupation pourtant illégitime. 

Dans le cas ou un propriétaire est privé de son logement principal ou même de sa villa de vacances par un quidam abusant d'une faille du droit de propriété cela vaut bien un coup de pied au derrière.

Mais Monsieur Bock-Coté ne conserve que quelques lignes bien chiches pour traiter de ce qu'il faut bien appeler l'abus de la propriété individuelle tel par exemple celui qui laisse à l’abandon de nombreuses propriétés en espérant que l'inflation le rendra plus riche là même ou les gens du coin ont beaucoup de peine à pouvoir se loger. En ce cas, le droit au logement, n'en déplaise, au polémiste québecois doit céder la primauté au droit au logement.

Je veux citer ici un drame attesté au J.T. de la RTBF montrant une famille, mari, femme et quatre enfants expulsé en rue en hiver par je ne sais quel jugement qui, s'il n'avait pris la précaution de proposer un logement fiable à cette famille, ne peut-être qu'une décision de salaud. Et si le chroniqueur de Montréal aime parler de coup de pied parfois bien asséné, il me semble que le juge qui a laissé mettre à la rue une famille avec enfants mérite d'être expulsé du tribunal avec la même énergie. (YB)

 

 

 

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