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Publié par JACQUES ALLARD

Gloire et honneur à Georgi Dimitrov le héros communiste qui en 1933 tint publiquement tête aux fascistes nazis au cours de son procès et triompha .
Chères amies et amis il faut absolument apprendre qui fut Georgi Dimitrov, membre du comité central du Parti Communiste de Bulgarie, secrétaire général de l'internationale communiste à Berlin en 1933, qui arrêté par les Nazis pour avoir prétendument incendié le Reichstag réussit à les ridiculiser et à leur tenir tête au cours de son procès à tel point qu'Hitler face à la presse internationale fut obligé de le libérer ?
Georgi Dimitrov s’installe à Vienne à partir de la fin janvier 1927, ville abritant la direction du Comité Central du Parti Communiste de Bulgarie. Au début de l’année 1929, le Comité Central se déplace à Berlin et Georgi Dimitrov le suit, se voyant alors également responsable du Komintern pour l’Europe occidentale.
Georgi Dimitrov commence alors un travail de titan, ayant la responsabilité de connaître l’évolution de pas moins de 25 Partis Communistes, à quoi s’ajoute la Ligue anti-impérialiste, le Secours Ouvrier, le Profintern, l’Internationale Communiste de la Jeunesse, l’Internationale Sportive Rouge, la revue de l’Internationale Communiste Inprekor.
Il participe à l’organisation du congrès antifasciste international de 1929, du congrès paysan européen de 1930, du VIIe congrès du Secours Ouvrier ; il est membre également du Comité Mondial de Lutte contre la Guerre.
Georgi Dimitrov mene alors une activité clandestine, dans le cadre d’une organisation stricte, mais un événement va entièrement changer la situation.
Marinus van der Lubbe, un jeune maçon hollandais ultra-gauchiste, n'ayant absolument rien à voir avec les communistes se rend en Allemagne en 1933 juste après la nomination d’Adolf Hitler au poste de chancelier. Déçu de voir ce qui lui semble être une incompréhensible passivité face au nazisme, il tente à la fin du mois de février 1933 de fomenter des révoltes. Puis, il pénétre dans le restaurant du parlement allemand, le Reichstag, et utilise ses propres habits et des linges de cuisine pour provoquer un incendie.
Dès le lendemain les nazis promulguent en réponse un décret suspendant la Constitution, interdisant la presse de gauche en Prusse, amenant des centaines d’arrestations de communistes, dont celle de Georgi Dimitrov.
Il est arrêté dans le restaurant Bayernhof, son passeport étant suisse et au nom de l’écrivain Rudolf Hediger, avant d’être jeté dans une cellule de la prison de Moabit, sous le numéro 8085 où il doit conserver pendant cinq mois ses menottes, nuit et jour, du 4 avril au 31 août 1933.
À l’origine, l’enquête est menée par le commissaire en chef de la police de Berlin, du 9 au 28 mars. Finalement, c’est la Cour du nouveau régime qui s’empare de l’affaire, ouvrant les débats le 21 septembre 1933 à Leipzig.
Initialement, la radio diffuse les premières audiences de la cour, mais cela est rapidement interrompu après les premières déclarations et réponses aux questions de Georgi Dimitrov, soit au bout de deux jours.
Le discours tenu le 23 septembre a pourtant un retentissement historique, étant relayé par l’opinion antifasciste internationale, dans une situation d’une grande complexité.
L’affaire tout de suite prend une dimension internationale retentissante, les nazis prétendant que l’incendie du Reichstag relevait d’un complot communiste pour appeler au soulèvement, tandis que l’opinion antifasciste et communiste diffuse en Europe un Livre Brun sur l´incendie du Reichstag et la terreur hitlérienne.
Hitler étant sûr de pouvoir démontrer la culpabilité des communistes et voulant en faire une opération de propagande n'hésite pas à convoquer la presse nationale et internationale. Pour cette raison sont présents 42 correspondants de presse allemands et 82 correspondants de presse étrangers.
Dès le début Georgi Dimitrov décidé à se défendre vaille que vaille maintient une ligne antifasciste ferme et dénonce le régime nazi avec tant d'éloquence que l'affaire dès le début fut pour les nazis mal engagée. Il démontre publiquement que seuls les nazis avaient interêt politique dans l'incendie du Reichstag
Le procès se déroule alors sans que Georgi Dimitrov ni les autres accusés communistes bulgares n’aient accès aux documents, Georgi Dimitrov se faisant de manière régulière expulser du prétoire, comme les 6 et 11 octobre, il est même par la suite placé dans une cage.
L’enquête du tribunal occupe pas moins de 51 séances au procès, mais les faux témoignages nazis sont tellement mal ficelés, les contradictions des faux témoins si mises en évidence par Georgi Dimitrov, que l’ensemble tourne au fiasco.
Le procès en fait fut littéralement retourné par Georgi Dimitrov, au point que lors de sa plaidoirie, à la 56e séance, le président l’interrompit pas moins de trente fois.
Le 23 décembre, les nazis dont les mensonges apparaissent au grand jour craignant alors l'URSS sont contraints de l’acquitter, dans un contexte de tension extrême. Les nazis l’expulsent en secret vers l’URSS, le 27 février 1934.
04-11-21- GEORGI DIMITROV, HÉROS COMMUNISTE
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