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Publié par JACQUES ALLARD

Comment les dirigeants occidentaux gouvernent-ils en matière de politique internationale ? Grâce aux "fakenews". Jacques Baud, ancien fonctionnaire de l'OTAN et qui a écrit un livre sur ce sujet, l'explique dans cet interview accordé à Investig'Action. Quant au terrorisme, si on se contente de le contrer sans vouloir en chercher les causes réelles, on ne fait que l'alimenter.
En janvier 2001, les plans de destruction de l'Iraq étaient déjà fixés, et l'attentat du 11 septembre a servi d'emballage marketing pour lancer l'agression sur l'Iraq. Celle-ci devait permettre aux décideurs du projet (Bush, Rumsfeld, Cheney, Rice) de faire main basse sur les richesses pétrolifères iraquiennes.
 
Bruno Drweski (politologue) explique à son tour comment le découpage de l'Union Soviétique a précédé la déstabilisation du grand Moyen-Orient (Lybie, Irak, Syrie), avec pour objectif (manqué) de détruire l'Iran (très gros producteur de pétrole).
L'administration Bush a fait preuve d'une grande méconnaissance de la situation en Asie, et du rôle de la Chine en particulier, sous-estimant tous les atouts de ce grand pays. Et heureusement qu'Henri Kissinger, qui connaissait beaucoup mieux la Russie et la Chine, n'a pas eu l'influence qu'il aurait pu avoir, sans quoi les Etats-Unis n'auraient pas perdu autant de plumes dans leurs interventions (sauf en ce qui concerne les bénéfices de l'industrie de l'armement), et aussi perdu de leur influence pour conserver la maîtrise du jeu géopolitique mondial. En fait, poursuit Bruno Drweski, les Etats-Unis ont déjà perdu la partie. Mais la "bête" blessée peut être bien plus dangereuse qu'à l'apogée de sa puissance... Après leur défaite au Vietnam, et la défaite conjuguée de l'OTAN en Afghanistan et ailleurs encore, les réflexes pourraient être semblables à ceux du patronat allemand après la défaite de la guerre 14-18. Il faut être bien conscient que tout le système sur lequel nous vivons à l'heure actuelle est occupé à vaciller ou à prendre l'eau. Les 30 glorieuses ne reviendront jamais. Le déclin de l'empire américain, de ses alliés et de tout le système occidental actuel est bien en route.
Et pour revenir au sujet de l'Afghanistan, les Etats-Unis ont eux-mêmes détruit un pays, où l'égalité hommes-femmes était un fait accompli, il y a plus de 20 ans. Partout où ils sont intervenus, ils ont semé la misère et arrêté le progrès de la civilisation.
Ainsi, reprenant l'analyse d'un auditeur de l'émission, Michel Collon définit la lutte contre le terrorisme comme étant la façade donnée par l'Occident pour masquer la recolonisation des pays riches en ressources premières, telles que les minerais, le gaz, le pétrole, etc.
La logique se traduit alors par des guerres, où la vie des soldats est sacrifiée pour des intérêts financiers. "On croit mourir pour la nation, mais on meurt pour des industriels" (Anatole France).
 
Michel Collon fait ensuite référence à un ouvrage de Rémy Hererra, à savoir "La Chine est-elle un pays capitaliste ?"...
On peut mesurer l'écart qui sépare des pays tels que la Chine, d'une part, et nos pays occidentaux, d'autre part. D'une part, ce sont les banquiers qui obéissent au président et au pouvoir de l'Etat, et, d'autre part, ce sont les présidents et les gouvernements qui obéissent aux banquiers. D'une part également, ce sont les services publics qui sont en parfaite santé et, d'autre part, ce sont les services publics qui sont bradés aux industriels.
 
Enfin, Saïd Bouamama, sociologue, explique comment les mouvements progressistes et de gauche doivent se pencher sur le mécanisme des guerres, où de véritables faux prétextes sont inventés (libérer les autres, apporter des valeurs démocratiques, etc.) pour cacher les vrais mobiles et les vraies responsabilités à la base de la destruction de la planète et des systèmes sociaux. à la base de la colonisation et à la base des guerres impérialistes.
Ces manoeuvres permettent aussi éminemment d'étouffer des insatisfactions et des colères sociales (telles que les Gilets Jaunes, par exemple, les manifestations pour les enjeux climatiques, etc.) en désignant des ennemis (le judéo-bolchevisme, le péril jaune, l'Islamo-gauchisme, etc.)
Saïd Bouamama : une libération ne peut en aucun cas venir par une armée étrangère ou une quelconque forme d'ingérence étrangère. Un armée étrangère n'amène jamais un progrès, quelque soit la situation. Cette idée doit être au coeur des mouvements anti-impérialistes et anti-guerre aujourd'hui. Ceci n'excut pas qu'on peut avoir des désaccords sur certaines situations dans d'autres pays (Syrie, Afghanistan, Chine, Vénézuela, Iran, Corée du Nord, etc.) Toute l'histoire contemporaine est là pour l'illustrer. Le problème, c'es que les medias ont construit l'opinion ou fabriqué le consentement d'une manière tout-à-fait unanime pour justifier les guerres. En effet, ces medias dominants ont les mêmes intérêts que ceux qui déclarent les guerres. Ainsi, la bataille de l'info peut se poursuivre en désamorçant les faux prétextes et les médias-mensonges...
11 SEPTEMBRE : 20 ANS DE NON-DITS - MICHEL MIDI
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