Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par YVAN BALCHOY

06-10-21- POLEMIQUES AUTOUR DES TENTATIVES D'EXPULSION DE JUNIOR MASUDI WASSO ETUDIANT CONGOLAIS INSCRIT A L'UCL LOUVAIN (BELGA)




Le Vif
La ministre de l'Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, Valérie Glatigny (MR), a exprimé dimanche son incompréhension à propos de Junior Masudi Wasso, un étudiant congolais âgé de 20 ans, inscrit à l'UCLouvain, actuellement détenu en centre fermé en vue d'être expulsé.


Polémique autour des tentatives d'expulsion de Junior Masudi Wasso, étudiant congolais inscrit à l'UCLouvain
.
"Mercredi dernier, j'ai exprimé mon inquiétude au sujet de la situation de Junior Masudi Wasso auprès du secrétaire d'Etat à l'asile et la migration, M. Sammy Mahdi. Ce jour, relayant l'incompréhension du Conseil des Recteurs Francophones (Cref), j'ai réitéré mon appel à une clarification de la situation, en particulier des motifs du refus de l'accès au territoire", a-t-elle déclaré sur Twitter.


Le Cref a dénoncé la privation de liberté de l'étudiant et s'insurge contre la tentative d'expulsion de celui-ci. Il a appelé M. Mahdi à faire usage de son pouvoir discrétionnaire pour permettre à M. Wasso de poursuivre sereinement ses études en Belgique.

Dans les rangs politiques francophones, tant dans la majorité que dans l'opposition, des voix s'élèvent depuis plusieurs jours pour réclamer une révision de la décision d'expulsion de l'étudiant en économie et s'étonner du traitement que lui réserve l'Office des étrangers alors que le jeune homme disposait d'un passeport et d'un visa délivré par l'ambassade de Belgique à Kinshasa.

L'Office des étrangers a toutefois fait savoir que, malgré deux tentatives avortées, la procédure d'expulsion se poursuivrait.

Un recours devant le Conseil du contentieux des étrangers a été rejeté, a indiqué un porte-parole selon lequel l'étudiant ne réunissait pas les conditions nécessaires pour son entrée en Belgique.

Une question sur le sujet au secrétaire d'Etat est inscrite mardi à l'ordre du jour de la commission de l'Intérieur de la Chambre.

Retour sur la journée de dimanche

Junior Masudi Wasso s'est opposé à son expulsion du territoire belge dimanche matin, ont indiqué dimanche plusieurs sources. Une vingtaine de personnes étaient présentes à l'aéroport de Zaventem afin de sensibiliser les passagers du vol pour Kinshasa dans lequel devait être mis Junior Masudi Wasso.

"Nous dénonçons une situation dramatique et un acharnement à l'égard d'un jeune qui dispose d'un visa étudiant parfaitement en règle", témoigne une membre du collectif de soutien à Junior.

Il s'agissait de la deuxième tentative d'expulsion après un premier essai jeudi. En fin de matinée dimanche, le jeune homme a été ramené au Centre de transit Caricole où il est détenu depuis le 18 septembre. Une manifestation en son soutien est prévue lundi à 12h30 devant l'Office des Etrangers à Bruxelles.

L'UCLouvain a déjà dénoncé le sort réservé à Junior Masudi Wasso. Les recteurs et rectrices des universités francophones ont fait de même dimanche par voie de communiqué.

"Ils s'insurgent contre la volonté d'expulsion de cet étudiant et espèrent vivement que le secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration (Sammy Mahdi, NDLR) fera usage de son pouvoir discrétionnaire pour permettre à Junior Masudi Wasso de poursuivre sereinement ses études en Belgique", a fait savoir le Conseil des recteurs (CRef)


Junior Masudi Wasso avait été admis à s'inscrire à l'UCLouvain. Manifestement en possession d'un passeport en règle et d'un titre de séjour valable, il a pourtant été interpellé par la police des frontières lors de son arrivée en Belgique et est retenu depuis dans un centre fermé en vue d'être expulsé du territoire. Les policiers qui l'ont interrogé ont jugé ses connaissances académiques insuffisantes, estimant dès lors le motif de son voyage suspect, rappelle le CRef.

Le Collectif de soutien à Junior précise que la soeur de l'étudiant réside et travaille en Belgique après y avoir fait ses études.

L'affaire a aussi été évoquée par le gouvernement congolais, rapportait Le Soir samedi. Le président Félix Tshisekedi a notamment condamné un "acte déplorable", exigeant la libération immédiate du jeune homme. Le président "insiste sur la nécessité de rappeler aux autorités belges d'assurer, par devoir de réciprocité, un meilleur traitement aux citoyens congolais qui arrivent sur leur sol, comme la République démocratique du Congo le fait pour les citoyens belges", a-t-il indiqué en conseil des ministres.

Dans l'opposition, DéFI demande à M. Mahdi, de faire la lumière sur cette situation. Le député et président, François De Smet, interrogera le secrétaire d'Etat mardi en commission de l'Intérieur de la Chambre.

"S'il est exact qu'un visa ne donne pas d'accès automatique au territoire, ce cas pose question sur la manière dont la police aéroportuaire peut réduire à néant en quelques questions des documents aussi charpentés qu'un visa et une inscription universitaire", a-t-il souligné dans un communiqué.


Le PS bruxellois s'étonne également des motifs allégués par l'administration pour refuser l'entrée de l'étudiant en Belgique. "Les raisons 'd'incohérences' invoquées par l'Office des étrangers pour cette arrestation dans les réponses qu'il aurait apportées lors de son interrogatoire ne peuvent en aucune manière justifier la situation de détention actuelle et la deuxième tentative d'expulsion de ce jour", ont souligné les socialistes qui se joignent à l'appel des recteurs.

A la Chambre, le chef de groupe Ahmed Laaouej interrogera lui aussi M. Mahdi. Martin Casier s'adressera pour sa part à la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Glatigny, au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. 


https://www.levif.be/actualite/belgique/polemique-autour-des-tentatives-d-expulsion-de-junior-
 

L'Office des étrangers qui se singularisa autrefois en forçant l'expulsion de la regrettée Semira Adamu qui entraîna sa mort directement causée, c'est vrai, par l'imbécilité d'un ou de plusieurs gardes chargés de l'accompagner en son retour forcé.

Il y a longtemps que cette institution antihumaniste devrait être totalement repensée avec de nouvelles personnes, une nouveau cadre d'actions,  pour respecter désormais les droits de l'étranger qui recouvrent parfaitement les droits de l'homme. (YB)

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article