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Publié par YVAN BALCHOY

 
06-06-21- MES RENCONTRE AVEC LINE RENAUD
06-06-21- MES RENCONTRE AVEC LINE RENAUD

 

 

 

 

Ce matin, à la radio témoignage émouvant de Line Renault à propos d’un livre écrit sur sa vie qui me ramène en un instant deux souvenirs, deux rencontres bien différentes avec elle que je n’ai oubliées ni l’une ni l’autre.

Ce fut d’abord en 1948 ?, peut-être au premier Tour de France après la guerre, gagné par le breton Robic. J’avais 12 ans, rue Grande à Dinant, j’ai vu passer le Tour de France et au milieu de cette immense caravane publicitaire une voiture sport, une jeune femme magnifique dont je connaissais la chanson « Ma Cabane au Canada ». Ce fut peut-être un de mes premiers émois sexuels oh bien timides bien sûr mais comment rester de bois devant cette jeune femme magnifique et souriante qui passait devant moi.

Le seconde rencontre eut lieu près de quarante ans après, la nuit, par un froid glacial en pleine nature dans les environs de Paris. Travaillant à ce moment-là à « La Redoute », j’eus l’occasion d’aller visionner le tournage du film « la folle journée ou les Noces de Figaro » sorti en 1989, réalisé par  Roger Coggio avec des participations remarquables 

Fanny Cottençon, Roger Coggio, Michel Galabru, Paul Préboist, Marie Laforêt,  Roger Carel, Line Renaud, Jean Lefebvre, Claude Giraud, Stéphane Cotta.

La scène très courte, prévue ce soir-là, sur les pelouses avoisinant un château, par un froid rigoureux (- 10 degrés) était censée se passer en Espagne au mois d’août et les acteurs étaient bien entendus habillés selon l’époque et surtout la saison ce qui devait être pour eux assez pénibles.

Accueillis très amicalement par Fanny Cottençon, nous avons commencé par mangé juste à côté des acteurs et une ébauche de contacts s’improvisa dès ce début de soirée avec par exemple Paul Préboist, très communicatif et aussi comique dans la vie réelle que dans ses rôles.

Puis ce fut le tournage, très long malgré la brièveté de la scène (quelques petites minutes), très glacial aussi. Entre les nombreuses prises de vie nous eûmes la chance de pouvoir converser avec plusieurs des protagonistes du film, assez longuement Line Renaud et Jean Lefevre, Michel Galabru. plus courtement avec Paul Preboist et Marie Laforêt.

Avant de vous parler plus longuement de mon entretien avec Line Renaud, je voudrais évoquer brièvement comment je trouvai mes autres interlocuteurs.

Jean Lefèvre, vêtu d’une pelisse très chaude se chauffait comme il pouvait auprès d’un feu de braises rougeoyantes dans lequel il puisait du vin chaud dont il se servait sans modération en se plaignant du froid et des interruptions du tournage qu’il attribuait avec quel qu’exagération aux « invités » de la Redoute qui selon lui perturbaient la prise de vue.

J’ai trouvé que l’homme de la vie courante était bien comique que celui qui me faisait rire aux larmes dans ses films.

Tout le contraire pour Paul Préboist très simple et  identique sur scène et dans la vie ce qui est aussi vrai de Michel Galabru très cordial, très direct allant tout droit à l’essentiel. Je l’ai trouvé "vrai" et ne cherchant aucunement à « épater la galerie. »

Enfin Marie Laforêt, moins accessible, accepta tout juste de me laisser un léger autographe.

 

Mais j’eu la chance de passer une bonne demi-heure avec Line Renaud, celle qui m’a encore ému ce matin, soixante-sept ans après ma première rencontre lointaine bien sûr avec elle à Dinant.

Je n’oublierai jamais ses premières paroles, des paroles d’inquiétudes parce qu’elle nous disait avoir quitté son mari, qu’elle appelait affectueusement "Loulou", fiévreux ce soir-là.

Manifestement, elle aurait préféré passer la soirée avec lui plutôt que cette longue soirée glaciale ou habillée légèrement, comme au mois d’août, elle devait comme nous souffrir du froid glacial.

Line Renaud, déjà bien sûr célèbre actrice nous parlait comme si nous étions ses amis depuis des années, elle nous confiait ses soucis familiaux, quotidiens, rarement professionnels naturellement sans gêne et avec beaucoup de simplicité.

J’avoue que cette demi-heure avec cette femme, toujours aussi étonnement belle, m’a marqué pour toujours et chaque fois que je peux encre l’écouter – ce qui est assez fréquent – je revis ces moment délicieux avec une grande femme grande par le talent mais aussi par sa fraternité et sa simplicité avec  les personnes nombreuses sûrement qu’elle rencontre souvent.

Madame Line Renaud, je suis heureux de vous avoir rencontrée et je vous remercie de m’avoir fait un peu mieux comprendre ce que c’est qu’un grand amour.

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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