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Publié par YVAN BALCHOY

26-09-21- CHAOS ET ELECTIONS AU BRESIL - LA FIN DE BOLSONARO  ? -  (INVESTIG'ACTION : JESSICA DOS SQANTOS  MICHEL COLLON)


20 Sep 2021 JESSICA DOS SANTOS / RICARDO VAZ


   
Éditorial / Chaos et élections au Brésil
 

Le président du Brésil, Jair Bolsonaro, tente de calmer les ardeurs de ses partisans, qui ont mené il y a quelques jours des actions violentes contre la Cour Fédérale Suprême (Supremo Tribunal Federal ou STF) et le Congrès de leur pays.

« Certains veulent que j’aille massacrer tout le monde », a déclaré Bolsonaro en faisant référence aux groupes d’extrême droite qui le qualifient désormais de « traître » et proposent de mettre sur pied une grève nationale pour dissoudre le Congrès et révoquer les magistrats.

Ainsi, les a-t-il appelés à retrouver  » le calme » car « on ne peut pas tout faire ou ne rien faire du tout »; en même temps, il réitéra sa demande d’arrêter les « manifestations » et d’éviter de compliquer davantage la situation de « l’économie brésilienne » car les conséquences seraient « très graves pour tout le monde ».

Cependant, ces protestations ont été encouragées par Bolsonaro lui-même; celui-ci se trouve désormais sur la dernière ligne droite de son mandat, désespéré par la forte impopularité qu’il a engrangée du fait de sa gestion catastrophique de la crise sanitaire générée par le Covid-19. Le pays frôle les 600 mille morts, alors que le programme néolibéral du « Chicago boy » Paulo Guedes n’a fait que générer plus de pauvreté et d’inégalités.

De plus, l’actuel président se sent menacé par l’ancien président Lula da Silva, qui pourrait finir par être le candidat d’un consensus à la fois de la gauche et du centre aux élections présidentielles qui se tiendront en 2022.

De fait, certains organismes de sondage, comme l’institut Ipec, donnent déjà la victoire à Lula, qui obtiendrait près du double d’intentions de vote que Bolsonaro. C’est la raison pour laquelle Bolsonaro a dirigé ses attaques contre le système électoral brésilien, qui lui avait pourtant permis de gagner il y a trois ans, en affirmant qu’il n’est plus fiable. Il a donc essayé de le réformer, mais le Congrès l’en a récemment empêché.

Par ailleurs, dans son combat contre certains juges, il a déclaré qu’il n’obéirait pas aux décisions du STF. Bolsonaro a constamment besoin de créer des antagonistes, des figures ou des organes qui représenteraient des pouvoirs occultes, réels ou imaginaires qu’il faut vaincre.

Il convient de noter que le STF mène cinq enquêtes l’impliquant lui-même, ainsi que ses enfants et ses partisans dans des infractions pénales présumées de différents types. De même, le Tribunal suprême électoral a en charge deux autres enquêtes à son encontre.

D’autre part, le vice-président et général brésilien, Hamilton Mourão, a exprimé des désaccords ouverts avec Bolsonaro tout au long de leur gestion commune. Ce fut également le cas avec d’autres hauts fonctionnaires. C’est-à-dire qu’il semble que tout le monde s’oppose à Bolsonaro, à la fois l’establishment de centre-droit et la gauche électorale. Son projet ne dispose donc que d’une seule et dernière carte: les militaires.

Dans ses derniers discours, Bolsonaro laisse entendre que c’est une carte qu’il va jouer: ignorer les décisions de justice ou le résultat électoral, mais il demeurera au pouvoir. Chose qu’il ne pourrait faire qu’avec l’appui de l’armée.

Devant cette situation, Lula a averti que Bolsonaro ne peut plus être considéré comme « un homme politique de droite » et qu’il est comparable aux dirigeants fascistes européens tels qu’Adolf Hitler et Benito Mussolini.

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Vous pouvez lire l'article intégral sur l'excellent site "INVESTIG'ACTION" DE MICHEL COLLON

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