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Publié par YVAN BALCHOY

Sur la plage de Gaza, un dangereux terroriste Palestinien neutralisé par le courage de Ta'hal

Sur la plage de Gaza, un dangereux terroriste Palestinien neutralisé par le courage de Ta'hal

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Israël-Palestine : escalade d’indigence au 20h de France 2 (Partie 1)
par Arnaud Galliere, Pauline Perrenot, jeudi 29 juillet 2021
Du 7 mai au 8 juillet, nous avons étudié de manière exhaustive les reportages et les directs que le 20h de France 2 a consacrés à la situation en Israël et dans les territoires palestiniens. De dépolitisation en désinformation, on y observe une couverture au rabais, usant quasi méthodiquement des biais traditionnels en la matière (auxquels nous avons consacré notre première émission sur Radio Cause Commune).

Dans un premier temps, du 7 au 29 mai, 17 reportages et 5 directs ont traité du conflit opposant Israël aux Palestiniens. Un bilan non négligeable d’un point de vue quantitatif, qui représente d’ailleurs près d’un quart de la totalité des reportages d’ « actualité internationale » de France 2 sur la même période, réduits pour la majorité d’entre eux à un sujet ponctuel, presque perdu au détour d’un JT [1].


Un peu de bruit puis presque rien

Mais cette focale médiatique de quelques jours ne saurait faire illusion. D’abord et avant tout, parce qu’elle n’est précisément qu’une focale. Une loupe grossissante, qui circonscrit la couverture médiatique dans le temps… militaire, soit l’un des biais ordinaires de l’information sur cette région (comme sur bien d’autres). Sur les 17 reportages recensés entre le 7 et le 29 mai, 13 (soit plus des trois quarts) ont en effet été réalisés entre le 11 et le 21 mai : la première date correspond aux premiers tirs de roquettes depuis la bande de Gaza et la seconde, au « cessez-le-feu ». Idem pour les directs, dont 3 sur les 5 ont été réalisés entre le 11 et le 21 mai.

Et depuis (du 30 mai au 8 juillet), le 20h de France 2 n’a livré que deux sujets sur la région : le 14 juin, à l’occasion du changement de gouvernement (« Israël : qui est le nouveau Premier ministre Naftali Bennett ? ») et le 25 juin (« Variant delta : nouvelle poussée de Covid en Israël »). Un classique : une fois un « cessez-le-feu » signé, le 20h – à l’image de la plupart des grands médias audiovisuels – se désintéresse de la région, comme si le « conflit » n’existait plus, comme si « le calme » était « revenu ». France 2 ne proclamait-elle pas, le 15 mai, avec une ironie involontaire : « Un conflit historique qui resurgit aujourd’hui ». Ce n’est pas le conflit qui « resurgit », mais bien son traitement médiatique qui se réveille, au bruit des tirs de roquettes et des bombardements.

Reste que sur cette chaîne, depuis le 21 mai, les Palestiniens ont à nouveau disparu des radars… ou presque. Le 29 mai, Thomas Sotto hasardait une brève, sorte de virgule entre la fête des mères et les manifestations en Colombie, dont le service public aurait pu se passer :

Quelques images d’insouciance, qui contrastent avec celles de guerre qu’on vous montrait il y a quelques jours encore là-bas. Regardez, c’est à Gaza ! Gaza, où les familles, les enfants se sont rués à la plage aujourd’hui encore. Vous le voyez, il y avait vraiment beaucoup beaucoup de monde, un peu de joie aussi, et je crois qu’il y avait même, vous allez le voir après cette scène de foule, un âne qui était en train de se rafraichir. Le voilà ! Les armes se sont à peu près tues dans la région depuis le 21 mai. 21 mai, date du cessez-le-feu observé aussi bien par les Israéliens que par les activistes du Hamas.

Quand l’indigence de l’information confine à l’indécence… Car de sujets anecdotiques en coups de projecteurs « militaires », France 2 peut se prévaloir d’images jugées « télégéniques » parfois captées par des drones, mais laisse l’information sur le bas-côté. À ne médiatiser que les événements « spectaculaires » (entendre roquettes et bombardement) – seuls à même de constituer une « actualité » – l’information est en effet amputée, et le public, privé d’éléments majeurs de compréhension des réalités sociales et politiques dans la région. En l’occurrence, depuis le cessez-le-feu, bien des reportages auraient pu voir le jour, pour constater le « calme » de la répression des Palestiniens d’Israël, le « calme » des manifestations en Cisjordanie réprimées par l’Autorité palestinienne, ou encore le « calme » quotidien à Gaza. Mais France 2 regarde ailleurs, et n’évoquera pas le bilan fourni le 23 mai par le Bureau de coordination humanitaire des Nations Unies : 242 Gazaouis tués, mais également « l’endommagement » par les bombardements de « 53 écoles […], 6 hôpitaux, 11 centres de soins de santé primaires et le laboratoire central d’analyse Covid-19, […] cinq des dix lignes électriques. » [2]


L’obsession de « l’équilibre »

Et quand France 2 parle du conflit, elle dépolitise l’information en reproduisant les biais que nous constatons régulièrement [3], comme le montre le contenu des 17 reportages étudiés [4].

Les reportages « à chaud » suivent, dans l’ensemble, le même schéma narratif. Dans un premier temps, le reportage montre les violences d’un « camp » contre l’autre, puis dans une deuxième partie, explique que ce deuxième « camp » est aussi responsable de violences. Le JT se limite donc à évoquer des « affrontements » – l’expression revient dans 7 reportages – constituant une flambée de « violence » à laquelle chaque « camp » contribuerait à parts égales, comme le suggère le lexique journalistique consacré, et désormais quasi automatique : ainsi des « violents heurts entre des Palestiniens et la police israélienne » (8/05), de la « flambée de violences » (12/05), de la « surenchère de violences » (12/05), de l’« engrenage de violences » (12/05), de l’« escalade de violence » (13/05), de la « nouvelle journée sous le signe de la violence » (14/05), de l’« escalade meurtrière » (15/05 et 21/05) ou encore cette formule d’Anne-Sophie Lapix : « Le cycle de la violence est enclenché et rien ne semble en passe de l’arrêter » (17/05).

Autant de tournures qui neutralisent les rapports de force, par souci d’équilibrer une situation qui, pourtant, est loin de l’être : rappelons une énième fois que « s’il existe bien un "conflit" opposant deux "parties", nul ne doit oublier que ses acteurs sont, d’une part, un État indépendant et souverain, reconnu internationalement, doté d’institutions stables, d’une armée moderne et suréquipée et, de l’autre, un peuple vivant sous occupation et/ou en exil, sans souveraineté et sans institutions réellement stables et autonomes. »

Mais France 2 préfère ne pas voir la différence entre des roquettes et des bombardements, et présenter les seconds comme des « répliques » ou une « riposte » aux premières. Ainsi le 12 mai : « Dans le ciel de Gaza, l’écho des frappes israéliennes a résonné toute la journée. Virulente riposte de l’État hébreu après une nuit d’escalade meurtrière. » Le décompte des roquettes – fourni par l’armée israélienne – intervient quasi systématiquement comme le pendant ou la cause des bombardements (non chiffrés), comme dans cette annonce d’Anne-Sophie Lapix : « Si le gouvernement israélien appelle la population au calme, pas question de cesser les bombardements de Gaza alors que le Hamas a tiré plus de 1600 roquettes sur Israël. » Et la correspondante sur place, Clothilde Mraffko, de brillamment résumer la situation :

Israël doit faire face, ce soir encore, à des tirs de roquettes depuis Gaza vers son territoire. L’État hébreux a été surpris par l’ampleur des attaques du Hamas et l’heure n’est pas à l’apaisement malgré les efforts de médiation internationale, c’est l’escalade de violence la plus violente depuis la guerre de 2014 à Gaza.

À force de tordre le réel à la recherche d’un impossible équilibre, France 2 parvient même à inverser les rapports de force, comme dans ce remarquable extrait d’un « sujet d’analyse » diffusé le 15 mai :

Déjà 3 guerres contre le Hamas à [l’] actif [de Benjamin Netanyahu]. Résultat : une pluie de roquettes tirée depuis Gaza sur des zones civiles. En réponse, des frappes de l’armée israélien

 

 

 

NOTE D'YVAN BALCHOY

Je suis persuadé que France 2 ne pourrait pas aussi éhontément tronquer la réalité du caractère raciste et de l'apartheid aussi sévère que celui qui salissait l'ex-Afrique du Sud des Boers sans l'appui caché du gouvernement français qui n'ose pas encore, contrairement à Trump, renoncer aux engagements internationaux concernant le partage de la Terre Sainte mais, en se faisant, en accord secret avec cet organisme communautariste mais protégé qu'est le sinistre CRIF, le complice passif des crimes sionistes.

Ainsi, sans bien sûr le reconnaître ouvertement, l'intelligentia française laisse filtrer sur l'ensemble des médias français , à quelques exceptions près, comme CAPJO..., souvent menacés, la vision sioniste du conflit du Moyen Orient.

Ainsi, à travers ses médias officieux si pas officiels, la France est bien moins la patrie universelle des droits de l'homme et je ne m'étonne pas que le médiocre Ministre de l'enseignement cette année pousse les professeurs à prêcher - c'est le mot qui convient- une laïcité étroite et étriquée en laissant dans l'ombre la LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE valeurs universelles qui ne plaisent plus à tout le monde. (YB)

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