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Publié par YVAN BALCHOY

CE QUI S'EST PASSE

 

Féminicide à Mérignac : le mari avait déjà été condamné pour violences conjugales
Mardi 4 mai dans l’après-midi, un homme de 44 ans a violemment tué sa femme, Chahinez, mère de trois enfants, à Mérignac, en Gironde. Alors que le suspect avait été condamné pour violences conjugales en juin 2020, de nombreuses associations féministes dénoncent une « inaction de l’État ».

Des centaines de personnes ont rendu hommage à une femme tuée par son mari à Mérignac.
Des centaines de personnes ont rendu hommage à une femme tuée par son mari à Mérignac. | MEHDI FEDOUACH / AFP

Ouest-France  avec AFP.

Chahinez, 31 ans, mère de trois enfants, est morte mardi à Mérignac, près de Bordeaux, après avoir été brûlée vive par un mari violent, suscitant une vague d’indignation.


Mercredi soir, à l’appel de collectifs de défense des femmes, quelque 300 personnes, amies, voisines ou militantes, se sont rassemblées pendant une heure en silence près des lieux du drame, en déposant fleurs, bougies et petits mots pour dire : « On ne t’oublie pas », un message inscrit sur le trottoir.

Des femmes rendant hommage à Chahinez, tuée le 4 mai.
Des femmes rendant hommage à Chahinez, tuée le 4 mai. | MEHDI FEDOUACH / AFP
Mardi vers 18 h 10, en pleine rue de cette tranquille banlieue bordelaise, bordée de maisonnettes, Mounir B, 44 ans, déjà emprisonné pour violences conjugales en 2020, a poursuivi sa femme.

Il a tiré plusieurs coups de feu dans ses jambes jusqu’à ce qu’elle s’effondre, l’a aspergée d’un liquide inflammable alors qu’elle était encore en vie et l’a immolée par le feu, selon le parquet de Bordeaux et la police.

« On s’est dit que c’était des pétards. Après, il est venu brûler la maison, il tirait n’importe où », a raconté à l’AFP une voisine, Anne.

Le garage du pavillon a été brûlé, des effets personnels calcinés sont encore visibles à l’intérieur.

Des centaines de personnes devant la maison où a eu lieu le féminicide à Mérignac.
Des centaines de personnes devant la maison où a eu lieu le féminicide à Mérignac. | MEHDI FEDOUACH / AFP
L’homme a été interpellé environ une demi-heure plus tard non loin et placé en garde à vue.

Il « était porteur d’un fusil de calibre 12, d’un pistolet à gaz et d’une ceinture de cartouches », selon un communiqué du parquet, qui a ouvert une enquête pour homicide volontaire par conjoint et destruction par incendie.

Le mari était suivi et avait interdiction d’entrer en contact avec la victime
Le 25 juin 2020 à Bordeaux, le quadragénaire avait été condamné à 18 mois de prison dont 9 mois avec sursis et mandat de dépôt à l’audience pour « violences volontaires par conjoint » en récidive, sur la même victime, selon le parquet.

Il « avait obtenu à compter du 5 octobre » une mesure de placement extérieur spécifique pour les auteurs de violences conjugales. Libéré le 9 décembre 2020, « il était depuis suivi par le service pénitentiaire d’insertion et de probation de la Gironde ».

Cette mesure « comprenait notamment une obligation de soins, l’interdiction d’entrer en contact avec la victime et l’interdiction de paraître à son domicile », selon le parquet.

Chahinez ne disposait pas de téléphone grave danger (TGD) et son époux ne s’était pas vu attribuer de bracelet anti-rapprochement, « pas effectif » à l’époque.

« Elle disait que c’était un monstre »
« Cela se voyait qu’elle se faisait battre. Mais elle était très discrète, elle disait à nos mères que c’était compliqué », explique Chahima, 19 ans, qui a ouvert une cagnotte via Instagram (TousavecChahinez) « pour qu’elle puisse être enterrée en Algérie auprès de sa famille ».


« Chahinez disait que c’était un monstre. En juin, elle avait eu le larynx écrasé. Il n’a fait que trois mois de prison et il continuait à circuler dans le quartier », ajoute Anne, qui se souvient d’avoir vu la victime avec « deux yeux au beurre noir ».

Le 15 mars, Chahinez avait porté plainte au commissariat de Mérignac contre son conjoint pour une agression commise dans la matinée, selon le parquet. Mais l’intéressé, recherché par la police, était « introuvable ».

« Inaction de l’État », dénoncent de nombreuses associations
Mère de deux enfants de 12 et 7 ans d’un premier mariage, elle « était arrivée d’Algérie il y a cinq ans », selon Anne et s’était remariée avec Mounir B., père de son dernier fils de 5 ans.

Les trois enfants ne se trouvaient pas au domicile au moment des faits, a indiqué le parquet.

Sur Twitter, la ministre chargée de la Citoyenneté Marlène Schiappa s’est dite « horrifiée par ce crime ignoble ».

Mais des associations ont mis en cause l’action de l’État. « En plus d’être multirécidiviste, il avait une arme à feu ! Encore ! Mais que fait Gérald Darmanin ? », a tweeté Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, qui demande le retrait systématique des armes à feu aux conjoints violents, dès le premier signalement.

https://www.ouest-france.fr/faits-divers/feminicide/feminicide-a-merignac-le-mari-avait-deja-ete

 

Madame CHAHINEZ

Madame CHAHINEZ

REFLEXIONS SUR CET HORRIBLE ASSASSINAT

 

 

Pour revenir à votre question, c'est exactement ce que devront déterminer l'inspection générale de l'administration et l'inspection générale des services judiciaires qui ont été saisies. Le «téléphone grave danger» est un dispositif trop peu usité, malgré sa généralisation depuis une loi de 2014. Il ne compte qu'un peu plus d'un millier d'utilisateurs. Ce faible nombre a déjà été dénoncé il y a dix mois par Marlène Schiappa. Le bracelet anti-rapprochement est un dispositif très efficace dont j'avais défendu la mise en place dès 2018. Il a cependant fallu attendre l'automne 2020 pour qu'il soit expérimenté sur cinq juridictions : Angoulême, Bobigny, Douai, Pontoise et Aix-en-Provence, avant d'être théoriquement étendu en 2021 à toutes les autres.

Le politique porte donc aussi une responsabilité évidente. Pourquoi avoir tant tergiversé avant de mettre en place ce dispositif qui porte pourtant ses fruits à l'étranger ? En Espagne, où il existe depuis treize ans maintenant, aucune femme en bénéficiant n'a été tuée par son ex-compagnon. Est-ce à dire que les résultats seront aussi efficaces en France ? Pour répondre à cette question, il faut s'interroger sur les moyens réellement mis en œuvre pour réagir à chaque déclenchement d'un signal avertissant du franchissement par l'agresseur d'un périmètre interdit. Or, à cet égard, il y a peut-être lieu de s'inquiéter, lorsque l'on sait que la France ne consacre que la moitié du budget alloué par l'Espagne au fonctionnement de ces bracelets.

Qu'est ce qui fait qu'après sept condamnations par la justice, il ait encore pu sembler rétif à toute dissuasion ? Une partie de la réponse tient sans doute aux problématiques de proportionnalité, de rapidité et de certitude de la peine.

Guillaume Jeanson
L'agresseur avait été condamné le 25 juin 2020 par le tribunal correctionnel de Bordeaux dans le cadre d'une comparution immédiate pour «violences volontaires par conjoint» sur sa compagne. Il avait écopé de 18 mois de prison, dont neuf mois avec sursis, peine assortie d'un sursis probatoire pendant deux ans, avec mandat de dépôt décidé à l'audience, selon le parquet. Faut-il en finir avec les remises de peine, selon vous ?

Une source proche du dossier a rapporté dans la presse que l'intéressé «n'avait pas peur de la police et de la justice». On retrouve ici l'épineux sujet du « sentiment d'impunité ». Qu'est-ce qui fait qu'après sept condamnations par la justice, il ait encore pu sembler rétif à toute dissuasion ? Une partie de la réponse tient sans doute aux problématiques de proportionnalité, de rapidité et de certitude de la peine. Autant d'aspects évidemment mis à mal par la multiplication de certains dispositifs, dont ceux que vous évoquez.


À VOIR AUSSI - Mérignac: Marlène Schiappa annonce une «mission d'inspection» pour déterminer s'il y a eu des dysfonctionnements de la part de la justice

 

https://www.google.com/search?q=Pour+revenir+%C3%A0+votre+question%2C+c%27est+exactement+ce+que+devront+d%C3%A9terminer+l%

NOTES D'YVAN BALCHOY

Ce qui  précède illustre clairement la responsabilité des autorités publiques dans ce drame.

Je voudrais ajouter ici si, je précise parfois que les lois de la République ne sont pas en soi supérieures à celles soit d'une religion soit des droits de l'homme, en ce cas précis c'est aux autorités  diffuses, je pense, de la religion musulmane que je voudrais m'adresser.

Je suis croyant. Si  une autorité quelconque, y compris catholique, affirme qu'une épouse est soumise à son mari qui  la bat et qu'un mari a parfois le droit de tuer son épouse mère éventuelle de ses enfants et ose se prétendre de l'autorité ,divine, alors je tournerai immédiatement le dos à cet ukase ignoble qui salit l'image de Dieu.

L'Islam a raison de demander que ses fidèles puissent s'habiller décemment comme ils le désirent librement mais il est intolérable  de permettre à un mari de battre et à fortiori de tuer son épouse ou ses enfants. Exiger cela c'est prouver qu'on n'est pas de Dieu. (YB)

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