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Publié par YVAN BALCHOY

TRAIN D'AMOUR, TRAIN DE HAINE, TRAIN DE SOLIDARITE  (GWENDOLINE TAFFIN)



NE ME DEMANDEZ PAS POURQUOI NI COMMENT, TOUJOURS EST IL QU´APRÈS AVOIR LU UN ARTICLE CONCERNANT UN ALGÉRIEN JETÉ D´UN TRAIN PAR DES PARACHUTISTES FRANÇAIS EN PAS DOUCE TERRE DE FRANCE, IL Y A DE CELA TRENTE  HUIT ANS... 
JE ME SUIS RAPPELÉ UN ÉPISODE, VÉCU À L A PREMIÈRE PERSONNE  , QUELQUES TEMPS APRÈS...
JE REVENAIS EN FRANCE , APRÈS UN STAGE PRATIQUE RÉALISÉ À VITORIA GASTEIZ, AU PAYS BASQUE ESPAGNOL...
JE NE ME SOUVIENS PLUS SI LE TRAIN QUI ARRIVAIT À BORDEAUX ÉTAIT LE MÈME QUE CELUI QUI REPARTAIT VERS NANTES...TOUJOURS EST IL QU´À BORDEAUX MONTAIENT DANS NOTRE TRAIN 3 OU 4 INDÉSIRABLES, SUPPORTERS DE FOOT, BEURRÉS COMME DES COINGS...
.LE TRAIN ÉTAIT COMPOSÉ DE COMPARTIMENTS SÉPARÉS , ET DANS LE MIEN SE CHAMAILLAIENT DES GOSSES PROVENANT D´ALGÉRIE ET DU MAROC, TERRES D ÓRGINE DE LEURS PARENTS...
TANDIS QUE LES MÈRES , FIDÈLES AUX PRATIQUES TOUTES MATERNELLES, LES GAVAIENT DE TOUTES SORTES DE DENRÉES TOUTES AUSSI APPÉTISSANTES LES UNES QUE LES AUTRES.JE GARDAIS UNE RÉSERVE POLIE, REPLIÉE DANS MON COIN, SURTOUT POUR RESPECTER CETTE INTIMITÉ FAMILIALE QUE J´AVAIS L´IMPRESSION D´ENVAHIR..
.ET QUI S´ÉTALAIT  AVEC UN NATUREL ..
.PLUS QU´UN WAGON, J´AVAIS L´IMPRESSION D´ÊTRE ENTRÉE PAR ERREUR CHEZ QUELQU´UN..Ç
CETTE IMPRESSION NE FUT QU´UN NUAGE...CAR AU PREMIER SANDWICH, À L A PREMIÈRE DATTE, AU PREMIER GÀTEAU À BASE DE MIEL...J´ÉTAIS CORDIALEMENT INVITÉE ET JE COMMENÇAIS À PARTAGER ET CE PIQUE NIQUE IMPROVISÉ , QUITTE À ME TAPER LA PIRE INDIGESTION POUR LA BONNE ET SIMPLE RAISON, QU´À CHAQUE PROPOSITION CULINAIRE , ON NE POUVAIT APPOSER UN " NON".
LES GOSSES , VAINCUS AUPARAVANT PAR LA TIMIDITÉ , SE LÀCHAIENT ET JE COMMENÇAIS À M´ÉPUISER À LEURS JEUX , TANDIS QUE J´ESSAYAIS DANS UN MÈME TEMPS, DE PARTICIPER À LA CONVERSATION DES MÈRES QUI SATISFAISAIENT LEUR CURIOSITÉ SUR TOUT ET SUR RIEN...
.TOUT D´UN COUP, ON ENTENDIT DES CRIS, DES GENS GUEULER....ET UNE PHRASE NOUS ATTEIGNIT COMME UNE TRIQUE " A MORT LES ARABES!!!", FIGÉS LES MÈRES , FIGÉS LES GOSSES....HORRIFIÉE MOI... ON ENTENDAIT DES BOUSCULADES, DES CRIS, ETC...CE TOURBILLON DE HAINE PASSA DEVANT NOTRE COMPARTIMENT AU PAS RAPIDE, ET NOUS PÛMES VOIR DES MECS DÉBRAILLÉS , GUEULER LEUR HAINE EN COURANT DANS LES COULOIRS . PLUS QUE DES COULOIRS ON AURAIT PU CROIRE À DES COULISSES, TANT CE QUI SE PASSAIT DANS CE TRAIN PARAISSAIT IRRÉEL.... LA PEUR N´ÉTAIT PAS NÉE SEULEMENT DU SLOGAN ENTENDU..SINON QUE NOUS NOUS SOUVENIONS, BIEN SÙR DE CET ALGÉRIEN VENU VISITER LA FRANCE ET QUI NE VIT JAMAIS LA TOUR EIFFEL....
QUELQUES MOIS AUPARAVANT NOUS AVIONS SU , NOUS QUI SAVIONS OÚ COMMENÇAIT LA HAINE , OÚ  POUVAIT ELLE FINIR....PAR MESURE DE PRUDENCE, JE ME LEVAIS ET FERMAIS LES RIDEAUX DU COMPARTIMENT...QUAND SANS CRIER GARE LA PORTE DE CE DERNIER S´OUVRIT D´UN BRUIT SEC ET SE PROFILA UN HOMME EN CHANDAIL  QUI REFERMA LA PORTE DERRIÈRE LUI, FIT LE TOUR DU COMPARTIMENT DU REGARD, ET ME DEMANDAT DE SORTIR POUR " GARDER" LE COMPARTIMENT....
LES INDÉSIRABLES SE RETROUVAIENT EN TÊTE DE TRAIN, IL N´Y AVAIT DONC PAS DE TEMPS À PERDRE...UNE FOIS DANS LE COULOIR , JE VIS QUE DEVANT CHAQUE COMPARTIMENT SE TENAIT DEBOUT UNE PERSONNE.... LE MONSIEUR DU CHANDAIL AVAIT ORGANISÉ CETTE DÉFENSE...JE DEMANDAIS POUR LE CONTRÒLEUR SNCF, IL ME RÉPONDIT AMÈREMENT " DISPARU EN COMBAT", ON NE LE TROUVAIT PAS.IL ME DONNA , AINSI QU´AUX VOISINS DES AUTRES COMPARTIMENTS, LE CONSEIL DE NE PAS RÉPONDRE À LA PROVOCATION, DE RESTER STOIQUE DEVANT LA PORTE DU COMPARTIMENT....LE  MONSIEUR S ÉLOIGNA DANS L´AUTRE SENS, ET NOUS RESTÂMES PLANTÉS DEVANT NOTRE COMPARTIMENT, COMME DES GARDIENS DE BUT... J´ÉTAIS INQUIÈTE, NOUS ÉTIONS INQUIÉTS ET JE REGARDAIS LE GARÇON CHARGÉ DE SURVEILLER LE COMPARTIMENT VOISIN, IL N´EN  MENAIT PAS LARGE, ET MOI NON PLUSON ENTENDANT LES DÉLIRES RACISTES DES ÉMÉCHÉS, ILS S ANIMAIENT LES UNS  LES AUTRES, À " FAIRE QUELQUECHOSE" POUR " NETTOYER " CETTE FRANCE...ETC...BRUSQUEMENT LA PORTE  DU WAGON S´OUVRIT ET 3 ÉMÉCHÉS SE PRÉSENTAIENT. ILS GARDÈRENT SUBITEMENT LE SILENCE EN VOYANT NOTRE DISPOSITIF, CETTE LONGUE FILE DE PERSONNES AU GARDE À VUE AVEC AU FOND , LEUR FAISANT FACE, EN SILENCE, LE MONSIEUR QUI AVAIT ORGANISÉ TOUT CELA...LA VAILLANCE N ´ÉTANT PAS LE FORT DES RACISTES SOUVENT, ILS ÉTABLIRENT UN REPLI QUI N´AVAIT RIEN DE GLORIEUX MAIS QUI NOUS PROVOQUA UN SOULAGEMENT IMPORTANT...CEPENDANT, LE MONSIEUR DU CHANDAIL S´APPROCHA DE NOUS RAPIDEMENT ET NOUS EXPLIQUA QUE TOUT N´ÉTAIT PAS GAGNÉ... QU´ILS ALLAIENT SE REMPLUMER ET REVENIR À L´ATTAQUE MAIS QUE CERTAINEMENT ALLAIENT ALLER AU PLUS FACILE...C´EST À DIRE LE COMPARTIMENT LE PLUS PROCHE DE LA PORTE DE SORTIE....AINSI SE DÉROULÈRENT LES ÉVÈNEMENTS, LES TROIS ÉMÉCHÉS REVINRENT AU PAS DE COURSE ET FREINÈRENT DEVANT NOTRE HOMME POUR LA PAIX, ILS COMMENÇÈRENT À L´INSULTER MAIS CELUI CI RESTA DE PIERRE, DROIT COMME UN " I" SANS BOUGER UN CIL....MON VOISIN MONTRA DES SIGNES D ´ENERVEMENT ET ALLAIT S´AFFRONTER AUX NAZIS DE SERVICE, MAIS IL FUT RETENU PAR UN REGARD NOIR DE LA PART DE L´ORGANISATEUR DE LA DÉFENSE....JE CONSERVAIS LE CALME NON PAS PAR COURAGE, TOUT LE CONTRAIRE, J´´ETAIS TÉTHANISÉE PAR LA PEUR....ET COMME LA PEUR SE RESPIRE , ILS NE TARDÈRENT PAS À ME FAIRE L´OBJET DE LEURS SARCASMES ET DE LEURS INSULTES...TOUT Y PASSA, MA MÈRE, MES ANCÊTRES  BREF....JE ME TENAIS DROITE COMME UN " I" MAIS PAR LÂCHETÉ , CAR JE NE SAVAIS PAS RÉPONDRE À CETTE VIOLENCE LÀ ET TANT MIEUX....JE NE QUITTAIS PAS DES YEUX , LES YEUX DU MONSIEUR EN CHANDAIL.... ET CE REGARD M´AIDAIT À CONSERVER LE CALME.À MA GRANDE SURPRISE , L´AGRESSION NE PASSA PAS DE VERBALE, BRUSQUEMENT ILS BATTAIENT EN RETRAIT QUAND ILS ENTREVIRENT , AU TRAVERS DU RIDEAU DU COMPARTIMENT D´Â CÒTÉ , QUELQUECHOSE QUI CAPTA LEUR ATTENTION...LÀ SANS HÉSITER, ILS POUSSÈRENT LE JEUNE HOMME QUI GARDAIT LE COMPARTIMENT ET ENTRÈRENT DANS CE DERNIERNOUS NÛMES PAS LE TEMPS DE RÉAGIR, NOUS ENTENDÎMES LES TROIS MOUSQUETAIRES DE LA LÂCHETÉ , VIRER LES GENS DU COMPARTIMENT. SAUF UN ,NOUS ENTENDIONS EN EFFET CETTE PHRAS: " TOI LE BICOT, TU RESTES....LA PORTE DU COMPARTIMENT SE REFERMA D´UN BRUIT SEC.... JE REGARDAIS PAR LE MÊME ESPACE LAISSÉ PAR UN RIDEAU MAL FERMÉ CE QUI SE PASSAIT DEDANS LE COMPARTIMENT...JE VIS UN ALGÉRIEN ( IL PORTAIT CHAPEAU NOIR DONT JE NE CONNAIS PAS LE NOM MAIS QU´AVAIENT L´HABITUDE DE PORTER LES ALGÉRIENS D´UN CERTAIN ÂGE) , UN VIEILLARD, ASSIS , EN TRAIN DE LIRE LE JOURNAL....LE JOURNAL VOLA D´UN COUP DE PIED....  LE MONSIEUR ASSIS NE BRONCHA PAS..PAS FACILE SANS  DOUTE DE FRAPPER QUELQU´UN QUI EST ASSIS, QUI NE BOUGE PAS, NE CRIE PAS, NE PARLE PAS.... ILS S´ÉPUISÈRENT À L´INSULTER , TOUT Y PASSA AUSSI, SA MÈRE , SES ANCÈTRES ETC... TOUJOURS EST IL QUE L´UN D´EUX COMMENÇA À FOUILLER LES SACS QUI ÉTAIENT RESTÉS DU COMPARTIMENT VIDÉ...IL TROUVA UN SANDWICH À LA MOUTARDE ET L´ÉTALA CONSCIENCIEUSEMENT SUR LE VISAGE DE CE MONSIEUR..... JE COMMENTAIS CE QUE JE VOYAIS ET MA LANGUE ADHÉRAIT À MA GORGE TELLEMENT J´´ETAIS ANGOISSÉELE MONSIEUR DU CHANDAIL RÉPÉTAIT QU´IL NE FALLAIT PAS INTERVENIR MAIS ME DISAIT AUSSI QUE SI LA VIOLENCE ÉCLATAIT VRAIMENT IL FAUDRAIT INTERVENIR... CE NE FUT PAS NÉCÉSSAIRE, LE VIEUX MONSIEUR LE VISAGE PLEIN DE MOUTARDE, SE LEVA SANS UN MOT, AVEC UNE DIGNITÉ CERTAINEMENT INCONNUS DE CES MONSTRES AGRESSEURS DE LEUR MÈRE ET DE LEURS ANCÈTRES, PLIA TRANQUILLEMENT ET CONSCIENCIEUSEMENT SON JOURNAL QU´IL AVAIT RAMASSÉ PAR TERRE  ET SORTIT LA TÊTE HAUTE....VOILÀ, À L´ARRIVÉE À NANTES , LES INDÉSIRABLES ÉTAIENT ACCEUILLIS PAR UN COMITÉ DE BIENVENUE ( LA POLICE), J´EN DÉDUIS DONC QUE LE CONTRÒLEUR PLANQUÉ AVAIT TOUT DE MÈME AVISÉ DE CE QUI SE PASSAIT DANS CE TRAINÀ DIFFERENCE DE CE QUI S´ÉTAIT PRODUIT QUELQUES MOIS AUPARAVANT ( 2 EXACTEMENT), UN TRAIN DE L´ENFER C´ÉTAIT TRANSFORMÉ EN TRAIN DE SOLIDARITÉ ET TRAIN POUR LA PAIX... CAR PENSEZ Y, CET ALGÉRIEN JETÉ D´UN TRAIN , A ÉTE´VICTIME DES MÊMES GENRES DE PERSONNES MAIS VICTIMES AUSSI DE X TÉMOINS QUI N´ ONT RIEN FAIT, PAS MÈME DÉNONCER....PAS MÈME TIRER UNE SIMPLE ET PUTAIN D´ALARME!!!!!

 

 

 

NOTE D'YVAN BALCHOY

!En nous rappelant ce drame perpétré par des soldats français, crime odieux qui fut bien signalé par les journaux  mais sans que nos médias qui alors sans doute n'étaient pas encore en marche pour  autant que je me rappelle,  considèrent  ce meurtre  comme une menace grave à l'ordre républicain .

C'est pourtant ainsi que des médias comme TF1 LCI et beaucoup d'autres s'indignent parce que quelques femmes osent se réjunir entre elles pour parler de leurs harcèlement et que par ailleurs un certain nombre de réfugiés ou d'hommes de couleur français ou pas  décident de se réunir entre eux pour parler plus librement du racisme qui ronge leur vie.

 Ces réunionites, présentées patronnées de surcroit par le prétendu "islamo gauchisme"de l'UNEF !!!selon  monsieur Blanquer ont monopolisé   pendant une semaine  Europe 1 et sa Madone matinale madame Sonia Mabrouk et bien sûr en soirée sur LCI le bon monsieur Pujadas qui en son studio-salon  laisse des journalistes surpayés discuter du crime de ces femmes ou de ces noirs au bas de l'échelle sociale  qui éprouvent le besoin de se retrouver entre eux..

La racisme, le vrai c'est celui qui cantonne ces pauvres venus d'ailleurs ou porteurs d'une peau qui ne plait pas partout dans des quartiers dits perdus parce que les riches y sont plus rarissimes.

Tu fais bien, Gwendoline de nous rappeler, au-delà d'un voyage personnel qui te fit vivre de tout près ce racisme quotidien alors que subissaient trop souvent  les algériens,  ce crime abominable commis par des soldats français. Je ne pense pas que ceux qui ont relaté ce fait divers révélateur  ont parlé de blasphème contre la sainte République, cette nouvelle religion des nouveaux bien pensants aussi odieuse et inhumaine que celle des bourgeois cathos et libéraux du XIX ème siècle.

 

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