Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par JACQUES ALLARD

Homélie pour la fête de Pâques – 4 avril 2021
Michel Duhayon, salésien de Tournai

Pas d’hiver sans printemps !

Certaines plantes et certaines fleurs peuvent apporter aux chrétiens que nous
sommes une aide précieuse. Si nous le voulons, elles nous portent à accepter cette bonne nouvelle : nos défunts sont entrés dans une vie tellement éblouissante que nous ne pouvons pas l’imaginer. Des fleurs nous disent qu’elles n’ont pas vraiment disparu durant les mois d’hiver, puisqu’avec le retour du printemps, elles viennent de renaître, de se réveiller, de ressusciter.
Quand quelqu’un est arrivé au bout de sa vie terrestre, on dit parfois qu’il est
parti. Mais on ne fait pas souvent allusion à sa destination – on n’ajoute pas qu’il est bien arrivé, qu’il est arrivé à bon port. Pourtant c’est si important !… Le Christ Jésus, lui aussi, a vécu ce départ : c’est ce que nous / nous sommes rappelé le plus concrètement possible pendant la semaine sainte, grâce en particulier au récit de la Passion et au Chemin de la croix. Nous venons d’entendre le signe du désarroi des disciples, représentés par Marie-Madeleine : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a déposé ! » Une énigme inquiétante. 
Mais les évangiles ne se terminent pas sur un décès et une disparition, car on
nous dit aussi que « l’apôtre Jean a vu et qu’il a cru. Jusque là, en effet, les
disciples n’avaient pas compris qu’il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts ».
Une merveilleuse nouvelle nous est annoncée à Pâques, bien plus importante que la fin de la pandémie : nous savons où nous allons – ou plutôt, nous savons qui nous allons rejoindre. Notre destination est, en réalité, inconnue ou très mal connue, mais nous avons quand même des indications au sujet du « ciel religieux » dont on nous parle si souvent. Le ciel, pour nous, ce n’est pas un lieu, c’est tout autre chose : c’est la possibilité d’une extraordinaire relation avec le Christ Jésus.
Toutes les relations que nous vivons ici-bas ne sont que des pâles reflets de notre future relation avec le Dieu-Trinité.
Oui, nous pouvons, à juste titre, déborder de joie et chanter des alléluias à tue-tête, si nous sommes vraiment convaincus qu’il y a une autre vie au-delà de la mort, que c’est une Vie de bonheur, avec le Christ Jésus et en compagnie d’une foule incalculable de personnes, parmi lesquelles nos parents et nos amis.  Quand nous sommes profondément attristés par la mort d’un(e) proche, veillons à raviver cette espérance : il ou elle a fait son entrée dans une Vie nouvelle, qui n’est pas imaginaire, mais qui est, au contraire, bien-réelle. Vivons avec cette conviction. Alors, chaque fois que quelqu’un quittera ce monde, nous penserons tout de suite à sa résurrection - et à la nôtre. Nous avons la chance extraordinaire de pouvoir vivre ainsi-rassurés. Souhaitons que, dans le fond de notre cœur, coule une source intarissable de joie chrétienne que nous aurons à cœur de répandre autour de nous. AMEN !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article