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Publié par YVAN BALCHOY

14-12-20- QUAND IL Y A UN AN NOS MEDIAS ET NOS GOUVERNEMENTS OSAIENT CRITIQUER PAR RACISME LA REGULARITE DE L'ELECTION D'EVO MORALES

Jonathan Lefèvre
23 octobre 2019  · 
Quand la droite et l'extrême droite (avec le soutien actif des USA) tentent de déstabiliser la Bolivie...
Alors que des soulèvements populaires contre le FMI (Equateur), les politiques libérales (Chili), l'impérialisme US (Haïti), etc. s'organisent un peu partout dans le continent latino-américain (et ailleurs, comme au Liban, par exemple), ce qui se passe en Bolivie est d'une toute autre nature.
Les « organisations citoyennes » qui contestent les résultats (qui donnent le président de gauche, Evo Morales, gagnant) ne sont pas de simples « organisations citoyennes » comme présentées par beaucoup de médias occidentaux. 
Exemple le plus frappant, le Comité Pro-Santa Cruz regroupe le patronat de la région la plus riche du pays. Ce Comité a soutenu les dictatures militaires entre les années 1960 et 1980. Et il a tenté d'organiser (avec d'autres forces qui combattent le régime progressiste de Morales) la division du pays en 2008 en tentant de forcer l'autonomie de la région de Santa Cruz.
Autre « organisation de la société civile » citée dans les médias, la Conalde (Conseil national de défense de la démocratie) regroupe le gros de l'opposition à Morales. Créée en 2008, lors de la tentative de division du pays, elle est soutenue par les USA. Elle promet une « guerre civile » au régime.
Les USA ont directement menacé le gouvernement de gauche en disant que la Bolivie allait se retrouver dans la même situation que le Venezuela (ou l'opposition mise en avant dans beaucoup de « nos » médias regroupe aussi les forces de droite et d'extrême droite soutenues par les USA).
Bref, alors que la droite et l'extrême droite, revenues au pouvoir dans certains pays récemment dirigés par des gouvernements de centre-gauche et de gauche (comme au Brésil, par exemple), sont contestées un peu partout, les USA et leurs (riches) alliés locaux tentent d'en profiter pour se débarrasser des régimes pas assez alignés sur la politique US. Ils tentent de profiter de la confusion pour faire un peu de ménage.
Le journaliste et ex-rédacteur en chef du Monde Diplomatique Maurice Lemoine expliquait déjà ce processus à Solidaire il y a quelques mois : « Les secteurs les plus conservateurs, les plus réactionnaires, sont en train d’essayer de profiter de cette période actuelle, en particulier avec la crise au Venezuela qui est l’épicentre du phénomène, pour mettre les gauches en difficulté (...) Il y a eu une vague rose-rouge, des années où la gauche et le centre-gauche dominaient le continent. La droite radicale latino-américaine ne cherche pas à gagner des élections. Elle cherche à faire tomber le chavisme (politiques mises en place par l'ex-président Chavez au Venezuela visant à réduire les inégalités et lutter contre l'impérialisme US, pour faire court, NdlR) de manière que demain, où que ce soit, on puisse dire : “Attention, ne vous écartez pas de la loi néolibérale car cela va se terminer comme au Venezuela.” »
(https://www.solidaire.org/.../maurice-lemoine-les-usa...)
Solidarité avec les peuples en lutte contre l'impérialisme US et leurs alliés locaux, en Amérique latine et partout ailleurs.
Commentaires
Eliane Rulmont
Bien entendu dans les années 70 c'étaient "des entreprises américaines d aide aux développement " aujourd'hui "des organisations citoyennes " les capitalistes ont tjrs su se mettre au goût du jour pour faire obstacle à la lutte contre le système capita… Afficher la suite
 · Répondre · 1 ans
Patrick Resier
Pour Le Figaro, le MEDEF est une organisation citoyenne

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