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Publié par YVAN BALCHOY

 07-06-20- BILAN-PORTRAIT D'AGNES  VERDIER MOLINIER PERSONNIFICATION DE L'EXPLOITATION CAPITALISTE LA PLUS ABJECTE  QUI BERATIFIE LES INEGALITES SOCIALES

Qui êtes vous, Agnès Verdier-Molinier ?
par Thomas Portes  27 mai 2020 dans Économie, Opinion 5 min read

CV
Agnès Verdier-Molinier
Stage à l’express sous la direction de Christophe Barbier
En 2002 elle rejoint l’IFRAP (fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques) et en devient la directrice en 2007
L’IFRAP c’est quoi ?
Créé en 1985, l’IFRAP se présente comme une fondation ayant pour objectif « d’effectuer des études et des recherches scientifiques sur l’efficacité des politiques publiques, notamment celles visant la recherche du plein emploi et le développement économique, de faire connaître le fruit de ces études à l’opinion publique, de proposer des mesures d’amélioration et de mener toutes les actions en vue de la mise en œuvre par le Gouvernement et le Parlement des mesures proposées ». 

En 2009, l’Ifrap a été reconnue association d’utilité publique, par décret de François Fillon, et à ce titre elle bénéficie d’une réduction d’impôts à hauteur de 70%. Au titre de l’impôt sur la fortune, les donateurs bénéficient eux d’une réduction d’impôt de 75% sur leurs versements.

L’ifrap est essentiellement financée par la générosité privée. Elle a reçu 1 340 407 euros de dons en 2017. Elle refuse de publier la liste des donateurs. En clair, l’IFRAP fait du lobbying pour limiter les dépenses publiques mais ne se gêne pas pour bénéficier de dons défiscalisés.

Depuis le 20 décembre 2017, l’iFRAP est enregistrée comme représentant d’intérêts, enfin comme lobby, à l’Assemblée Nationale.

L’IFRAP, un lobby au service du capitalisme
En 2016, l’FRAP soutient la « loi El Khomri » portant sur la réforme du droit du travail.

En mars 2017, la fondation iFRAP prend parti en faveur du programme économique de François Fillon, qu’elle considère comme le plus efficace.

Quand on décortique son conseil scientifique, on trouve des choses intéressantes. Il est composé, entre autres, d’Emmanuel Combe, qui a travaillé sur le programme économique de Nicolas Sarkozy en 2007, et qui en 2016 rejoint en Marche et participe au groupe de travail « concurrence et numérique », dans le cadre de la campagne présidentielle du candidat Emmanuel Macron. Ensuite, il y a Jean-Marc Daniel, professeur à l’ESCP Business School, dont l’objectif ultime est la suppression du statut de la fonction publique. Cédric de Lestrange, ancien conseiller en charge des politiques immobilières de l’État, mis en examen pour “abus d’autorité par personne exerçant une fonction publique” dans le cadre de la vente controversée de l’hippodrome de Compiègne (Oise) en 2010 orchestrée par Eric Woerth. Il y a aussi Christophe Kerrero, directeur de cabinet de Jean-Michel Blanquer et ancien conseiller des affaires pédagogiques de Luc Chatel ou encore Édouard Husson, aujourd’hui professeur à l’ISSEP, l’école de Marion Maréchal Le Pen.

Alors scientifique vraiment ? Certainement pas, en 2017, Marianne révélait que sur 229 notes publiées par la Fondation en 2017, seulement… 2 ont été rédigées par un chercheur en activité.

En revanche, l’IFRAP squatte les plateaux télés. En 10 ans on comptabilise 4541 passages médias, dont 782 pour sa seule année 2019.

Agnès Verdier-Molinier, où la haine de l’hôpital public
2010 : elle se félicitait « de la fermeture de 54 services de chirurgie générale ».

2013 : « Le statut de la fonction publique, les carrières principalement à l’ancienneté, la cogestion syndicale et la pression de nombreux élus locaux pour le « toujours plus de dépenses » constituent autant de handicaps »

2015 : « Il est urgent de réformer (l’hôpital public) mais personne ne se met autour de la table, on gère au jour le jour. La France compte 30 % d’établissements de santé en plus qu’en Allemagne mais quand on parle de fermeture d’hôpitaux, on se heurte à un mur politique en France ».

Elle défend le déploiement de la rémunération au mérite dans les hôpitaux, sur des critères « objectifs », « les rtt et les 35H ont désorganisé l’hôpital public »

2017 : l’iFRAP chiffre le surcoût des hôpitaux entre 30 et 40%. Pour Agnès Verdier-Molinier « il y a un sur effectif à l’hôpital public, il y a un problème de temps de travail, on ne travaille pas véritablement les 35H par semaine, le statut de la fonction publique hospitalier est un carcan ».

2018 : « il faut des plans de départ de volontaire (dans la fonction publique), il faut faire baisser le nombre d’agents.

2019 : Tribune dans Valeurs Actuelles pour appeler à la fin du statut de la fonction publique hospitalière. « Pourquoi ne pas dire qu’il faut arrêter d’embaucher (à l’hôpital) sous statut – comme à la SNCF – et reconnaître enfin le mérite individuel en sortant de l’hypocrisie qui prévaut aujourd’hui », « La France comptait, en 1980, 670.000 agents de la fonction publique hospitalière, aujourd’hui elle en compte 1,168 million », « On ne peut éluder le fait que le problème (de l’hôpital public) vient avant tout de l’organisation et pas d’un manque de moyens »

« Pourquoi ne pas dire que les pays qui ont des hôpitaux mieux gérés et plus efficients ne font pas appel à des cadres formés dans des établissements comparables à l’École des hautes études en santé publique (EHESP) de Rennes, mais à des experts (ingénieurs, gestionnaires, professions médicales) ayant, par exemple, déjà géré des cliniques », « on un problème de productivité dans nos service publics »

En résumé depuis une décennie, Agnès Verdier Molinié monopolise la parole dans l’espace public pour nous expliquer que l’hôpital coûte trop cher, qu’il doit être géré comme une entreprise, et qu’il faut supprimer des emplois. On voit aujourd’hui le résultat.

Chaque fois que je la vois ou l'entends souhaiter le démantèlement d'un Etat où elle n'est qu'une coquille vide et nuisible.

Elle qui trouve que les petits et sans grade fonctionnaires sont trop et gagnent trop devrait renoncer à son salaire, le temps de l'épidémie et l'offrir à une petite soignante de l'hôpital tellement plus utile qu'elle au renouveau de la nation. (Yvan Balchoy)

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