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Publié par YVAN BALCHOY

 
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Sibeth Ndiaye était l'invitée d'Europe 1.2:42
Sibeth Ndiaye était l'invitée d'Europe 1. © Europe 1.
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Selon un sondage réalisé par l'Ifop, 80% des Français pensent que le gouvernement a caché des informations dans sa gestion de la crise du coronavirus. Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, le regrette vendredi sur Europe 1 et affirme au contraire que l'Etat a été transparent.
INTERVIEW

Selon un sondage réalisé le 7 mai par Ifop-Fiducial pour CNews et Sud Radio, 80% des Français pensent que le gouvernement a caché des informations dans sa gestion de la crise du coronavirus. "Je le regrette", a déploré vendredi Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, au micro d'Europe 1. "Le gouvernement a été depuis le début de cette crise dans une transparence totale, y compris quand cela pouvait politiquement nous desservir", a-t-elle affirmé.

 

Pas d'"arrangements avec la vérité"

Sibeth Ndiaye a notamment donné l'exemple des masques, assurant que l'Etat a été transparent et a "dit très clairement de quoi nous disposions, soit 117 millions de masques non périmés au début de la crise", de même pour "le nombre de tests qui pouvaient être réalisés", ainsi que pour le nombre de décès liés au Covid-19.

 

 

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"Je ne peux pas laisser dire que nous avons eu des arrangements avec la vérité : nous avons été dans la transparence vis-à-vis des Français, car la confiance qu'ils nous accordent est le bien le plus précieux que nous ayons pour gérer cette crise". D'après Sibeth Ndiaye, ces derniers "ont confiance dans les mesures sanitaires qui sont prises." Pourtant, selon ce même sondage de l'Ifop, 65% des Français ne font pas confiance au gouvernement pour préparer le déconfinement le 11 mai. 71% des sondés estiment d'ailleurs que le gouvernement n'a pas communiqué de manière claire.

 

"Encore des choses que nous ne connaissons pas"

La porte-parole du gouvernement a aussi appelé à la responsabilité individuelle pour réussir ce déconfinement, et rappelé qu'"il y a une vérité scientifique qui a évolué. Au début de la crise, nous ne savions pas que l'un des symptômes du coronavirus était la perte de goût et d'odorat", a-t-elle soutenu, ajoutant qu'il est "normal qu'on découvre des choses nouvelles, qu'on adapte les protocoles thérapeutiques".

 

 

Elle assure toutefois ne pas jeter la pierre aux scientifiques : "Je ne me défausse d'aucune responsabilité, et c'est d'ailleurs la position du gouvernement. Nous devons nous adapter en permanence et il y a encore des choses que nous ne connaissons pas."

Europe 1
Par Séverine Mermilliod

NOTE D'YVAN BALCHOY

Je ne pas sûr que le scepticisme très majoritaire des Français va disparaître à la lecture de cet interview  plus propagandiste que réaliste et véridique.

L'inutilité des masques pour le grand public a été affirmé et confirmé plusieurs fois. Si le gouvernement à cette occasion a cité quelques scientifiques, je reste persuadé que sa vraie motivation était de justifier l'absence de ces masques publics, absence transformée en inutilité par convenance politique. Ce n'est pas là une politique transparente.

Qui de plus admettra avec Madame Ndiaye que nous avons été informé en temps et en heure sur ce qui se passait dans les EHPADS c'est à dire tout à la fois, le silence pendant de longues semaines du nombre des morts constatés  dans ces établissement censés protéger les personnes âgées et sur une circulaire venant la heure directgion de ces établissement imposant d'une façon quasi générale de ne pas envoyer à l'hopital les pensionnaires nécessaitant d'une aide respiratoire aigue. Résultat : beaucoup de patients atteints d'insuffisance respiratoire ou autre et exclus de soins qui, contrairement au cénacle de médecins suivis, auraient pu voir leur état améliorer grâce à des techniques douloureuses mais souvent efficaces, n'ont reçus que des soins palliatifs grâce à un médicament détourné de son usage habituel et contre-indiqués pour les détresses respiratoires selon sa notice, ce  qui leur a permis de mourir sans trop souffrir.

Je persiste à penser que les médecins qui ont proposé cet eugénisme de bon ton pour ceux qui trouvent qu'on en fait trop pour les personnes âgées et le gouvernement qui les a suivis un peu lâchement méritent d'être poursuivis dans un tribunal qui, toute connaissance de cause les absoudra ou les punira de ce comportement face à des citoyens moins égaux que les autres.

 

Non, Madame Ndiaye, selon moi, en tenant compte de l'avis de nombreux professeurs et médecins qui ont le mérite de ne pas s'être contredit, au fur et à mesure que les moyens de lutter contre ce fléau s'enrichissaient, je ne crois pas à votre plaidoyer pro domo et plus que jamais je vois en vous un propagandiste complaisante du pouvoir.

A la fin de l'émission de ce matin une sommité médicale ou économique a prétendu que le budget actuel de la santé en France, douze milliards, si je me rappelle bien était suffisant et qu'il suffisait de le rééquilibrer en mettant fin à des dépenses non justifiées pour accroître d'autres soins pas assez assurés. Il y aura des mécontents assure-t-il mais ce sera au service du Bien Commun. 

J'en doute fortement venant sans doute d'un des nombreux privilégiés du système actuel, qui, sous l'inspiration d'une Ministre de la Santé que je préférerais moins bavarde, a confié la gestion de nos hôpitaux à des économistes dont le principal enjeu est le profit, l'hôpital étant une entreprisse comme les autres.

S'il y a une leçon à tirer de la crise actuelle, c'est d'écouter davantage le monde soignant dans les hôpitaux que le monde calculant qui doit lui être soumis et de prêter une oreille plus attentive aux soignants de toutes natures qui à juste titre ont manifesté dans nos rues pour un salaire et des conditions de travail plus juste et ont été accueilli à coup de grenades lacrymogènes ou pires encore.

Une prime de 1500 euros pour les mieux lotis, c'est bien mais que Madame Ndiaye n'oublie pas qu'elle touche chaque mois trois fois cette prime, comme tout membre de l'exécutif sans, j'en suis convaincu, rendre un service aussi efficace que beaucoup d'infirmières et même de filles de salles.

Je persiste à demander à Monsieur Macron, en plus de l'augmentation générale des rémunérations du personnel de la santé, exceptionnellement cette année une Légion d'honneur accordée à tout le personne qui s'est donné corps et âme au service de nos malades du coronavirus.

Peut-être Monsieur Macron, trouvera-t-il que moi, qui ne suis même pas français, me mêle  de ce qui ne me remarque pas mais tant de personnes célèbres ont reçu et reçoivent encore cette légion, sans la mériter vraiment, que l'obtention d'une Légion, d'honneur collective à ces nouveaux héros de notre siècle me semble totalement justifié.

Yvan Balchoy

 

 

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