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Publié par YVAN BALCHOY

Jean Pestieau
23 h

Marc Botenga (député européen du PTB)

En pleine crise, l'Europe refuse la solidarité structurelle. L'Italie et l'Espagne sont autorisés à faire des emprunts supplémentaires pour les soins de santé, mais pas pour des mesures sociales ou économiques, et restent soumis aux mesures d’austérité européennes. Pourtant, une autre approche est possible. Une approche qui donne la priorité au social, mais nécessite de rompre avec les dogmes de l’austérité.

Cette Europe-là n'a pas d'avenir. Sans coopération et sans solidarité, l'Europe ne peut pas exister. Les euro-obligations ne sont bien sûr pas une baguette magique qui supprimera toutes les inégalités. Elles ne pourront effacer des décennies d’austérité, pas plus qu'elle n'annuleront la concurrence acharnée qui règne au sein de l'Union européenne. Pour cela, il nous faudra des mesures bien plus radicales. Pour cela, nous devons, par exemple, rompre définitivement avec les dogmes austéritaires du Pacte de stabilité. Pour cela, nous devons donner la priorité au progrès social sur les libertés économiques des grandes entreprises. Tant que nous ne construirons pas une Union fondée sur la solidarité et la coopération, où les transferts financiers et l'aide sont possibles entre les pays exportateurs plus forts et les pays importateurs plus faibles, les réflexes antisociaux prévaudront.

 
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