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Publié par YVAN BALCHOY

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lundi 16 mars 2020

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Nos dirigeants, qui font mine de ne penser qu’à notre bien, à notre protection — les mêmes qui arrachent des bras et des yeux de manifestants sans sourciller— et qui n’ont plus que le mot "solidarité" à la bouche, se moquent littéralement de nous.


Et la preuve en est, non seulement l’incohérence des mesures annoncées par Macron face au coronavirus, mais le silence criminel qui pèse sur la responsabilité de nos gouvernements dans l’aggravation de la crise liée à ce virus aussi bien en France, que dans des pays sous embargo ou blocus, livrés pieds et poings liés à l’épidémie.

En matière d’incohérence dans les consignes gouvernementale, le maintien des élections municipales fait oublier que pendant que l’on ferme les cafés, on laisse ouverts les tabacs ! (Commerce indispensable ? Pour le Loto ? Les fumeurs invétérés ne peuvent-ils faire des stocks ? Ou bien l’Etat ne veut pas se priver de ces taxes ?)

Et la réduction des transports en commun signifie que ceux qui sont obligés de se rendre à leur travail, seront entassés dans les trains et RER, meilleur moyen de diffusion du virus, sachant qu’une personne qui tousse peut contaminer une personne distante de moins de 2 mètres...
Le même gouvernement, qui a su faire appel à des personnels extérieurs à la SNCF et à la RATP pour remplacer les grévistes quand il s’agissait récemment de briser des grèves, nous explique maintenant que cette diminution des transports est liée à "l’absence prévisible de certains salariés de ce secteur".

Quant aux journalistes-perroquets, qui s’en prennent aux « indisciplinés » que nous aurions été en fréquentant dimanche parcs et jardins, ils ne se gênent pas lors de leurs "micro-trottoir", pour postillonner dans leur micro avant de tendre celui-ci au passant interrogé, lequel va à son tour postillonner sa réponse avant de rendre ledit micro au journaliste...

La réalité c’est que le gouvernement français —comme d’autres adeptes de l’économie "ultra-libérale—, a comme les précédents, réduit dramatiquement les moyens des hôpitaux, en personnels, en moyens. Et il craint aujourd’hui de montrer au monde entier les conséquences de sa politique : une incapacité à accueillir les malades !

Quelle solidarité vis à vis des soignants réquisitionnés, contraints de faire des heures supplémentaires, épuisés, et parfois privés des moyens de protection indispensables ?

Si le confinement est devenu incontournable, c’est aussi par manque de masques pour les professionnels de santé et pour la population ; par manque de personnels pour tester un maximum de personnes comme l’a fait la Chine.

Ces gens en haut lieu, qui prennent un air grave, et cherchent à nous culpabiliser, ont par ailleurs sciemment aggravé la propagation du coronavirus en Iran en maintenant un embargo sur tous les produits.

Et en Palestine, quelles ressources pour une population "confinée", sans moyens de protection ni de médicaments pour cause de blocus ?

Les milliers de prisonniers politiques palestiniens enfermés dans les geôles de l’occupant, sont en train de se faire contaminer par les gardiens de prisons, par des interrogateurs, et des médecins israéliens.

La commission palestinienne des affaires des prisonniers a signalé qu’un prisonnier de la prison d’Ashkelon était entré en contact avec un médecin israélien qui avait été testé positif au virus. Le prisonnier et 19 autres personnes, a été mis en quarantaine.


Une cellule de la prison d’Ashkelon, en Israël

Pendant ce temps, les médias israéliens et palestiniens ont rapporté qu’il y avait des cas suspects de virus dans deux autres prisons : la prison de Ramleh au centre d’Israël, et le centre de détention et de torture Moscobiya à Jérusalem. Gardiens de prison et tortionnaires israéliens sont exposés au virus.

Les services pénitentiaires israéliens (IPS) ont annoncé leur intention d’évacuer une prison près de la frontière égyptienne afin de mettre en quarantaine les prisonniers exposés au virus, et de suspendre les visites des familles palestiniennes de prisonniers.

Les Palestiniens doutent que le gouvernement israélien et les autorités pénitentiaires prennent les mesures appropriées pour empêcher la propagation du virus et traiter ceux qui pourraient tomber malades. Surtout quand on connait l’était des prison et des cellules dans lesquelles ils sont détenus.

« Les prisons israéliennes sont notoirement vieilles, sales, surpeuplées et manquent de fournitures d’hygiène de base », a déclaré à Middle East Eye Mohammed Abed Rabo, 48 ans, ancien prisonnier et militant palestinien.

« Dans la meilleure prison, vous avez entre six et dix détenus dans une pièce, mais dans de nombreux cas, vous en avez plus », a-t-il déclaré, ajoutant que jusqu’à 120 détenus se mélangent à la fois pendant les repas et les activités de plein air.

Le niveau de surpopulation dans les prisons israéliennes, craint Abed Rabo, sera l’un des principaux facteurs qui pourraient faire avancer une épidémie de coronavirus parmi les prisonniers palestiniens.

En plus de cela, a-t-il dit, le manque de produits d’hygiène tels que du désinfectant pour les mains et du savon ne fera qu’empirer les choses. Sans parler de l’absence de asques, de gants ou de la possibilité de laver leurs vêtements et leurs draps plus souvent.

Abed Rabo a également affirmé que les prisonniers placés en quarantaine étaient simplement jetés dans les cellules d’isolement des prisons.
" Comment peuvent-ils obtenir les soins appropriés dont ils ont besoin, alors qu’ils sont simplement jetés dans ces cellules d’isolement répugnantes ? " a-t-il demandé.

Les prisonniers malades, a expliqué Abed Rabo, ne reçoivent déjà pas les soins médicaux dont ils ont besoin.
« Les médecins viennent rarement, indique-t-il, les patients souffrant de problèmes graves se voient souvent prescrire des analgésiques génériques, et ceux qui ont besoin de traitements comme la dialyse et la chimiothérapie ne sont pas soumis à un programme de traitement approprié ».

« Imaginez donc si ces prisonniers sont confrontés à une épidémie de coronavirus », a-t-il poursuivi. "Pensez-vous qu’ils recevront un traitement approprié ?"

Source pour la situation dans les prisons israéliennes : : Middle East Eye –
( Traduction : Collectif Palestine Vaincra)

CAPJPO-EuroPalestine

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