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Publié par YVAN BALCHOY

 

Dans le contexte de la navrante mésaventure de monsieur Griveaux qui repose la question de la dualité entre vie publique et vie privée affirmée dans la France de Monsieur Macron, quand cela l'arrange, nos médias bien domestiqués pour la plupart, ont rappelé ce dogme de la laïcité française : la supériorité des lois de la république sur les lois religieuses.

Je suppose qu'on ne considère nullement les lois de l'Etat français, sous les années de l'occupation, comme un champ d'action de cette maxime politique.

J'irai plus loin,, moi qui, c'est vrai, non en France mais en Belgique,  ai reçu dans ma famille l'enseignement tout contraire. Il vaut mieux obéir à Dieu et par conséquent à l'Eglise qu'aux autorité  civile considérées souvent comme relativement impies.

De ce retournement des valeurs aujourd’hui professées en France résultait une méfiance très nette face à certaines décisions  étatiques , qu'on appelait alors socialistes, concernant par exemple les droits scolaires dans la lutte exacerbée qui opposa sous le Ministre Collard l'Ecole libre et l'Ecole officielle.

Quand vint mon adolescence, âge de remise en question, je n'abandonnai pas la vision de mes parents mais je la nuançai en découvrant peu à peu comment, sous les couvert d'idées catholiques, on sacralisait une vision très inégalitaire de la société.

Puis j'eus dans mon éducation au Collège dinannais de Bellevue d'abord, puis au Collège des franciscains à Marche-en-Famenne, une sorte de révolution copernicienne des valeurs qui, sans rejeter, la primauté de la Foi  y ajoutait cette autre primauté parfois contradictoire et en ce cas prioritaire, celle de la conscience.

A douze ans, décidant d'apprendre l'espagnol pour lire Cervantès dans le texte et le russe pour mieux comprendre le grand Dostoïevski, je n'appris pas que des traductions de mots ou de grammaire mais une autre manière de vivre, de sentir,  de hiérarchiser les réalités humaines et cosmiques qui, peu à peu, me recentrèrent sur la personne de Jésus, saisi à travers les Evangiles, qui me parut tellement plus percutant, révolutionnaire que les lettres encyclopédiques pontifiantes des pape, des évêques ou curés de paroisse en général.

Si à 1è ans, dans le sillage des fraternités de Champagne et d'un pèlerinage à Chartres, je décidai de consacrai ma vie dans l'esprit de Saint François d'Assise ; ce ne fut plus une  décision, tellement personnelle et non ecclésiale.
Ce choix dura dix-sept ans, de ferveur initiale se transformant peu à peu en une insatisfaction grandissante sur la fin, non provoquée par un attiédissement de l'admiration permanente de l'Homme de Nazareth mais liée à la distance, dont j'étais aussi responsable, entre l'idéal de vie et sa réalité quotidienne.

Cette mutation religieuse s'accompagne d'une révolution sociale. En découvrant peu à peu, les idées socialistes d'abord, qui en face de l'accueil des étrangers poussés par la misère ou la guerre vers notre sol, ma parurent quelque peu sclérosées, puis  le communisme, déjà pratiqué par les premiers chrétiens,  mais  revitalisé par Marx et Engels révoltés par une société qui se disait chrétienne et dont la philosophie grandissante était le profit et la richesse d'élites ultra-riches. Écrasant les plus pauvres.

A cette époque, je rencontrai le PTB lors de manifestations sociales, touchant souvent le rejet par l'Etat Belge libéral, chrétien (PSC-CVP) et même sournoisement socialiste 

 Je résistai longuement mais de plus en plus mollement, conscient de la sincérité et du choix radical de cette fraternité universelle affirmée par Jésus mais oubliée de beaucoup de ses disciples.

Vivant alors, à la frontière française et travaillant à Roubaix, je rencontrai nombre de personnes, que j'admirais de plus en plus,  qui consciemment et au nom de leur idéal évangélique ou marxiste, choisissaient d'aider ,contre les lois française ou belges,  des illégaux (quel mot horrible) à passer d'un pays à l'autre.

Dans ce cas, bien précis il me parut évident qu’une loi valeur comme l'accueil des persécutés injustement passait pour mes amis du PTB comme pour moi bien avant des lois rapetissées à l'égoïsme national.

 

Aujourd'hui, face à la tentative stupide de Monsieur Macron, d’établir le laïcisme français, qui n'est pas sans valeur, en substitut laïc d'une confession humaine dont les décisions devraient s'imposer à tous, comme si elles étaient aussi infaillibles que les dogmes portés par la papauté, je ne suis plus d’accord, en me rappelant les premiers chrétiens qui violant des lois impies de l'empire romain préféraient mourir plutôt que de trahir leur foi. 

Aujourd'hui, c'est vrai je me sens bien plus discople de Jésus ET de Marx face à un état francaqis ou Belge bien plus épris de totalitarfisme qu'il ne le reconnaît lui-même. 

Au-dessus des lois de la république, je garde ma conscience éclairée par l'Evangile de l'Homme de Nazareth et du mouvement international Marxiste, bien exprimé par le PTB, comme un guide nettement plus sûr que les directives et lois de l'Union Européenne et la plupart des parlementaires dits de gauche ou de droite de France qui ont toléré par exemple la mort par noyage de dix-huit mille personnes plutôt que de leur permettre l'embarquement légal et sûr.

Pour chacun de nous, au-dessus des lois légales, venant de n'importe quelle autorité et des valeurs qu'elle prétend affirmer, il y a des valeurs, à mes yeux, telle  l'exemple donné par le Christ à travers ses actes autant que ses paroles mais aussi la révolte de Marx devant l'exploitation de l'homme par l'homme .

Non, Monsieur Macron, les lois d'un état qui prône une liberté libérale, basée sans limite sur le profit, ne sera jamais ma loi.  Il est évident qu'à présent, l’église  ne peut plus imposer ses dogmes et pratiques à ceux qui en sont incroyants. Ce n'est pas pour autant que ceux qui se disent du Christ doivent avaliser les bonnes et mauvaises idées de notre époque..

 Je ne suis pas d'accord avec beaucoup de convictions des catholiques traditionalistes mais je veux respect aussi leur conscience tant qu’ils ne veulent pas les imposer à tous.

 Et si demain,; par malheur, les catholiques reprenaient  religieusement le pouvoir en France, je défendrais le droit des opposants icroyants autrement ou incroyants à suivre eux aussi leur conscience y compris contre des lois abusives d'un gouvernement néo-catholique.

 

Yvan Balchoy

 

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