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Publié par YVAN BALCHOY

Saint François, le Poverello d'Assise

Saint François, le Poverello d'Assise

 


Nous l'avons appris, ce matin,  Monsieur Mouton, haut responsable de la Société Générale, qui a fait perdre tant d'argent à ses client, à travers les traders, va partir en retraite nanti d'un joli pactole : un million d'euros  par an jusqu'à la fin de sa vie. S'il la touche effectivement, excusez-moi, on pourrait espérer  en ce temps de crise, qu'elle ne dure pas trop longtemps.

J'ai calculé : un millions d'euros, cela fait 115 euros par heure ( jour et nuit )  et environ 1,9 € par minute, soit  2739 fois plus que ce que  beaucoup de familles du tiers monde ont pour tenter de vivre une journée. 

Devant de telles injustices qui dépassent le sens commun, je pense qu'une nouvelle révolution est nécessaire.  Et qu'on ne me dise pas qu'un tel salaire est conforme aux lois du Marché, ces lois, il faut les fouler au pied.
Malgré les timides mesures prises hier en France d'hier, et je ne compte pas sur un faux justicier comme Sarkosy, qui ne veut pas, même en temps de crise terrible comme aujourd'hui, augmenter les impôts pour vraiment remédier à cette situation,  car il y a des hommes ou des femmes  non touchés par cette ordonnance ( font-ils encore vraiment partie de la communauté humaine) qui gagnent plus de cent fois cette somme déjà intolérable de Monsieur Mouton.

Oui, quand je vois de tels scandales, je pense à la fois à Saint François qui nous a parlé de la richesse humaine de la pauvreté  choisie et à Lénine qui a débarrassé en son temps son pays de sangsues de ce genre qui sont des êtres malfaisant au niveau de la société.

Oui, il faut choisir, une société inspirée par le poverello d'Assise qui met l'argent au service des hommes, de tous les hommes y compris les plus lointains, les plus pauvres et où des richesses aussi scandaleuses ne seraient même pas pensables ou bien,
si rien ne change,  comme Lénine l'a fait face au pouvoir Tsariste, faire une révolution pour faire dégorger tous ces monstres sociaux qui trouvent normal d'être à la tête de fortunes qui vont jusqu'à des milliards de dollars, souvent supérieure à celle des états les plus pauvres du monde, tandis que toutes les quelques secondes un enfant mort quelque part de faim !

J'ai conscience d'être un privilégié, aujourd'hui, je viens de recevoir mes impôts qui, c'est vrai, ne sont pas très lourds comme ma retraite mais celle-ci est déjà, je crois, plus de 70 fois plus forte que les revenus les plus pauvres du monde. Je sais que demain, nos pays, et moi-même, si je suis encore là, auront à se serrer la ceinture pour que chacun du plus riche au plus pauvre  puisse manger à sa faim, se soigner, travailler à un salaire décent, vivre sous un toit et accéder à la culture ...  ce qui est le rôle d'un état, comme monsieur Sarkosy l'a oublié.

Monsieur Mouton, vous n'êtes sûrement pas le pire des rapaces de l'humanité mais en consacrant via l'impôt une part substancielle de votre pension démentielle, vous découvririez, j'en suis sûr, combien un partage qui donne vie à son frère est une grande richesse.




Yvan Balchoy

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