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Publié par YVAN BALCHOY

Avant tout, je veux condamner fermement tous ceux qui menacent de mort ou de violence cette adolescente qui a le droit de ne pas aimer la religion musulmane et de le dire vertement, même si elle ne doit pas s'étonner de choquer ces mêmes personnes.

Mais une menace et une critique, ce n'est pas du tout la même chose. 

Un musulman  a  le droit  de contester la vision mensongère à ses yeux, de Mahomet et ceux et celles qui le suivent. Il pourrait utiliser lui aussi des mots aussi drus et forts que Mila. Mais pas plus qu'elle ne l'a fait, il ne peut la menacer dans sa vie ou dans son corps.

Quand a eu lieu l'atroce attentat contre "CHARLIE", j'ai été bouleversé par tant de haine et tant de sang contre des artistes utilisant la caricature pour nous dérider, nous divertir et en même temps dénoncer certains travers ou  abus venant de milieux liés à la politique, à la religion et à bien d'autres aspects de la vie sociale et culturelle.

Quand je lisais la presse quotidienne dans une bibliothèque, j'avais plusieurs fois ouvert quelques uns de ces journaux satiriques qui certes me divertissaient un peu sans pourtant quelques arrières pensées  négatives dues à la férocité, à la grossièreté de certains dessins.

Beaucoup prétendent que le couperet était égal pour chacun. Je n'en suis pas si sûr. Je me rappelle avoir choisi un jour, un dessinateur exclue de Charlie, je crois, pour avoir critiquer à propos d'un mariage ? une personnalité juive et/ou d'Israël.

Certaines caricatures féroces, blasphématoires c'est sûr, concernant Jésus de Nazareth m'ont choqué je l'avoue, alors que d'autres dessins décrivant l'avidité, l'hypocrisie de membres de clergés, catholiques, orthodoxes ou d'autres confessions me semblent hélas bien ciblées.

Je me trompe peut-être mais s'il y a eu de nombreux dessins parlant des juifs ou d'Israël, il me semble qu'une certaine mesure en limitait la critique, par peur peut-être d'être accusé d'antisémitisme alors que l'anticatholicisme n'est pas pour ces revues un excès mais presqu'un devoir.

De nombreuses voix veulent distinguer le blasphème et  la  haine contre  un dieu, une religion , qui ne sont pour eux qu'une abstraction  inexistante tandis que les mêmes mots utilisés contre les musulmans par exemple, restent litigieux ou plus car ces personnes existent vraiment.

Cette distinction me semble très contestable; si je prétends par exemple que Mahomet était un fou ou un être immoral comment les fidèles qui le vénèrent comme un prophète de Dieu ne se sentiraient-ils pas visés par ma critique, surtout si elle est grossière et vulgaire.

Par ailleurs les mêmes qui ne se gênent pas pour dire des obscénités sur Jésus ou Mahomet ont-ils le même approche quand il s'agit aujourd'hui de refuser toute idée de Palestine sous prétexte ou raison que c'est Elohim lui-même qui a promis aux hébreux il y a des milliers d'années, le territoire entre Le Nil et l'Euphrate (rien que ça !!)

A partir ce cette conviction, même si beaucoup d'Israéliens se disent non croyants, ils se donnent la légitimité de chasser, piller et massacrer d'autress sémites au nom d'une promesse d'un dieu qui, autant pourtant que le dieu chrétien ne serait une abstraction inexistante. Cette gymnastique intellectuelle, pas très logique,  favorise le Sionisme raciste d'aujourd'hui.

Je reviens pour terminer à Mila, elle a le droit de critiquer fortement un Islam, qui, peut-être, l'a souvent blessée en son passé. Si blasphémer signifier refuser l'existence d'un dieu, d'un prophète c'est une attitude licite dans une démocratie. Mais utiliser, la grossièreté et la pornographie a cet effet en faisant mal, c'est évident , à des fidèles sincères pour qui Dieu n'est pas un être inexistant, et ils ont le droit de la croire et de l'affirmer.

La grossièreté des propos de Mila et de certaines caricatures est peut-être licite dans ce qu'on appelle un peu vite un démocratie mais une grossièreté qui, qu'on le veille ou non, retombe sur les fidèles sincères d'une foi.

Oui critiquer, n'est pas seulement un droit, c'est un devoir mais blasphémer et jeter dans le boue des fidèles croyants avec grossièreté et mensonge, ce n'est pas un progrès moral ni une avancée  de l'humanité.

 

Yvan Balchoy

 

 

 

 

 

 

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