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Publié par YVAN BALCHOY

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« Informer n'est pas une liberté pour la presse mais un devoir »

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28 janvier 2020

 

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Le directeur de la CIA mène une guerre contre les diseurs de vérité comme WikiLeaks (Washington Post)

https://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L350xH197/arton35640-fab4c.jpgJulian ASSANGE

(25 avril 2017) Mike Pompeo, dans son premier discours en tant que directeur de la CIA, a choisi de déclarer la guerre à la liberté d’expression plutôt qu’aux véritables adversaires des États-Unis. Il s’en est pris à WikiLeaks, dont je suis le rédacteur en chef, en tant que "service de renseignement hostile non étatique". Dans la vision du monde de Pompeo, dire la vérité sur l’administration peut être un crime - comme l’a rapidement souligné le procureur général Jeff Sessions lorsqu’il a décrit mon arrestation comme une "priorité." Les organismes de presse ont rapporté que les procureurs fédéraux sont en train d’évaluer s’il faut porter des accusations contre les membres de WikiLeaks, incluant peut-être la conspiration, le vol de propriété gouvernementale et la violation de la loi sur l’espionnage.

Tout ce discours pour étouffer l’affaire vient en réaction à la première publication au début de la série "Vault 7" de WikiLeaks. Vault 7 a commencé la publication de preuves de l’incompétence remarquable de la CIA et d’autres lacunes. Cela inclut la création par l’agence, pour plusieurs milliards de dollars du contribuable, de tout un arsenal de cyber-virus et de programmes de piratage - sur lesquels elle a rapidement perdu le contrôle et a ensuite essayé de couvrir les pertes. Ces publications ont également révélé les efforts de la CIA pour infecter les produits de consommation et les automobiles omniprésents dans le public avec des virus informatiques. Lorsque le directeur de la CIA, un fonctionnaire non élu, diabolise publiquement un éditeur tel que WikiLeaks en le qualifiant de "fraude", de "lâche" et d’"ennemi", il met tous les journalistes en garde, ou devrait le faire. Le prochain point de discussion de Pompeo, non étayé par des faits, selon lequel WikiLeaks est un "service de renseignement hostile non étatique, est une dague visant le droit constitutionnel des Américains à recevoir des informations honnêtes sur leur gouvernement. Cette accusation reflète les tentatives, tout au long de l’histoire, des bureaucrates cherchant, et échouant, à criminaliser les discours qui révèlent leurs propres manquements.

Le Président Theodore Roosevelt a compris le danger de céder à ces "personnes stupides ou traîtresses qui s’efforcent de faire un crime du fait de dire la vérité sur l’Administration lorsque celle-ci est coupable d’incompétence ou d’autres manquements". Une telle "entreprise est elle-même un crime contre la nation", écrit Roosevelt. Le président Trump et ses fonctionnaires devraient tenir compte de ce conseil.

Les mots comptent, et je suppose que Pompeo voulait dire les siens quand il a dit : "Julian Assange n’a pas de libertés du Premier Amendement. Il est assis dans une ambassade à Londres. Il n’est pas citoyen américain." Sur le plan juridique, cette déclaration est tout simplement fausse. Elle souligne à quel point il est dangereux pour un fonctionnaire non élu dont le travail de l’agence est fondé sur le mensonge et la tromperie d’être le seul arbitre de la vérité et l’interprète de la Constitution.

Pompeo a fait preuve d’un remarquable absence d’ironie lorsqu’il a suggéré que WikiLeaks "se concentre plutôt sur les régimes autocratiques de ce monde qui suppriment réellement la liberté d’expression et la dissidence" - alors même qu’il a appelé à une répression de ce type de discours. En fait, Pompeo se retrouve en compagnie de Recep Tayyip Erdogan de Turquie (257 934 documents publiés par WikiLeaks), de Bachar al-Assad de Syrie (2,3 millions de documents) et de la dictature en Arabie Saoudite (122 609 documents), pour ne citer que ceux qui ont tenté de censurer WikiLeaks sans succès

Vous pouvez lire l'afrticle intégral sur le site du "GRAND SOIR"

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