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Publié par YVAN BALCHOY

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29 janvier 2020

 

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Vietnam : Un témoignage historique de la sauvagerie de Washington (21st century wire)

https://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L350xH234/arton35641-d62a2.jpgAndre VLTCHEK

My Lai. My Son... Cette histoire est courte, mais elle est révélatrice. Et j’ai voyagé loin, pour la présenter à mes lecteurs.

Le hameau de My Lai, au centre du Vietnam, est peut-être l’un des endroits les plus horribles et les plus symboliques du monde, comme Nankin ou Auschwitz. Il montre clairement à quel point la guerre peut être monstrueuse et à quel point les occupants peuvent devenir impitoyables et épouvantables.

C’est aussi un lieu que nous devrions avoir sur les lèvres maintenant, quand il apparaît que l’"Empire" dirigé depuis Washington est à nouveau prêt à attaquer plusieurs pays, partout dans le monde.

Mais le président Donald Trump est-il une anomalie folle, ou simplement la continuation de dirigeants impitoyables et sadiques ?

Pour répondre à cette question, je suis retourné au Vietnam, un pays qui était mon foyer, il y a presque deux décennies.

Situé près de la ville de Quang Ngai, le village de My Lai est à environ 150 kilomètres au sud de Danang, et il n’apparaît même pas sur la plupart des cartes du Vietnam. Si petit, si humble. Et pourtant, et pourtant...

Selon Oliver Kendrick et son ouvrage, "The My Lai Massacre in American History and Memory" [Manchester University Press, 2006] :

"Le matin du 16 mars à 7h30, une centaine de soldats de la compagnie Charlie dirigée par le capitaine Ernest Medina, après un court barrage d’artillerie et d’hélicoptères, ont débarqué en hélicoptère sur Sơn Mỹ, un patchwork de villages, de rizières, de fossés d’irrigation, de digues et de chemins de terre, reliant un assortiment de hameaux et de sous-hameaux. Les plus grands d’entre eux étaient les hameaux Mỹ Lai, Cổ Lũy, Mỹ Khê, et Tu Cung..."

Ce qui a suivi a été un massacre, de la plus monstrueuse espèce. Un massacre d’enfants, d’adultes et de personnes âgées.

Pour décrire ce qui s’est passé, les sources vietnamiennes ont utilisé un langage très différent de celui de M. Kendrick. Ceci fait partie d’une transcription publiée par le Comité du Front de libération nationale de la province de Quang Ngai, datée du 25 mars 1968 :

"Tôt le matin du 16 mars 1968, comme tous les autres matins normaux, les habitants de la commune de Son My... commençaient une journée de production, soudain l’artillerie ennemie depuis la montagne Ram... tire pendant des heures... Suite à cela, neuf hélicoptères américains se posent à trois reprises autour de deux petits villages. Après avoir quitté les avions, les GI, comme des bêtes sauvages, se sont précipités dans les villages pour tuer tout le monde. Ils sont divisés en trois groupes : un pour tuer, un pour brûler les maisons, un pour couper les arbres et tuer les animaux..."

500 personnes sont mortes. 500 civils innocents. Personne n’a même ouvert le feu sur les hélicoptères américains qui arrivaient. Il n’y avait pas d’hommes armés au sol. Les civils vietnamiens étaient juste là, vivant leur vie, s’occupant de leurs champs.

Le massacre était systématique, sadique et a duré des heures.

Personne n’a été épargné : les vieilles femmes, les bébés, personne.

Un seul soldat américain a refusé de participer, un Afro-Américain qui s’est délibérément tiré une balle dans le pied. D’autres ont manifestement apprécié leur monstrueuse entreprise. Des photographies historiques en noir et blanc exposées au musée local, montrent des GI américains se reposant après avoir commis un meurtre de masse : couchés dans l’herbe, souriant, plaisantant, contents.

https://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L423xH546/u.s.-soldiers-cynical-and-indifferent-after-committng-mass-murder-9cfc2.jpg

Pas une seule personne n’est allée en prison. Certains individus ont été décorés. L’Empire est bon pour ses tueurs et ses violeurs.

Lire le texte intégral sur le cite du "GRAND SOIR"

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