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Publié par YVAN BALCHOY

Justice : 

Mais le chef de l'Etat a promis des garanties pour assurer l'indépendance des procureurs.

Emmanuel Macron, le 15 janvier 2018, lors l\'audience solennelle de rentrée de la Cour de Cassation, à Paris.
Emmanuel Macron, le 15 janvier 2018, lors l'audience solennelle de rentrée de la Cour de Cassation, à Paris. (FRANCOIS MORI / AFP)

Emmanuel Macron a tranché le débat sur l'indépendance de ces magistrats. Lors de l'audience solennelle de rentrée de la Cour de Cassation, lundi 15 janvier, le chef de l'Etat s'est prononcé en faveur du maintien d'une "chaîne hiérarchique" entre les magistrats du parquet et le ministre de la Justice. "Le parquet à la française se doit d'être rattaché à la garde des Sceaux, a déclaré le président. Qui pourrait assurer la politique pénale en autonomie complète ? A la fin tout doit procéder quelque part de la légitimité du peuple."

Fin de non-recevoir pour le CSM

Mais pour renforcer l'indépendance des procureurs, le président de la République s'est prononcé pour l'alignement de leurs conditions de nomination sur celles des juges du siège, c'est-à-dire après avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Jusqu'ici, le gouvernement n'était pas tenu de suivre l'avis du CSM pour nommer les magistrats du parquet, alors qu'il doit s'y conformer pour ceux du siège. Mais dans les faits, depuis 2012, l'exécutif a toujours suivi son avis pour les parquetiers.

La prise de position présidentielle équivaut à une fin de non-recevoir aux plaidoyers des deux plus hauts magistrats de France, également présidents du CSM, Bertrand Louvel, premier président de la Cour de cassation, et Jean-Claude Marin, son procureur général. Tous deux avaient réclamé, en ouvrant l'audience, la fin du lien hiérarchique entre le parquet et le garde des Sceaux.

NOTE D'YVAN BALCHOY

Comment le pseudo-dogme de l'indépendance des juges face à l'Etat a-t-il un sens face à cette soumission du Magistère public, les Procureurs, au Garde des sceaux. 

Macron n'est pas un vrai démocrate. A mes yeux, c'est un intellectuel financier sans vraie expérience politique qui a réussi à convaincre un quart du peuple français, puis a profité du refus absolu, sans égard au programme du candidat, de Madame Le Pen, pour obtenir une majorité qui n'avait que peu de relations avec le programme dit des "MARCHEURS"

L'amateurisme de Macron cache une faiblesse, j’ai envie de dire une incapacité à entrainer une adhésion majeure populaire. Certes il a réussi, en négligeant une opposition plus majoritaire qu'on ne pense à déglinguer le droit du travail,  priver les chômeurs de l'équilibre de leurs régimes sous prétexte de permettre à quelques entrepreneurs d'avoir le choix de changer de métier.

Mais il semble qu'il risque de se casser les reins sur cette réforme de la retraite se voulant d'abord universelle, indépendamment de la volonté de monarque républicain, parce qu'elle concerne tout le monde.

Mais ce changement se veut aussi un universel, en s'attaquant aux petits privilèges  qui représentent à peu près 3 % du peuple français, sans réellement mettre fin aux privilèges, autrement fabuleux, de cette aristocratie recréée du monde politique dont le Sénat, par exemple, est un exemple pervers.

Le peuple français s'est enfin réveillé à travers les Gilets jaunes et aujourd'hui le refus des travailleurs, bien plus que des syndicats, puisque la CFTD, présentée par les journalistes courtisans comme la plus importante organisation syndicale, dans le privé oui, mais non dans le public, est désavouée avec d'autres syndicats dit réformateurs pour ne pas les appeler "jaunes" comme autrefois. Les travailleurs en tout cas, face à la duplicité des marcheurs, face à la soumission de certains de leurs dirigeants syndicaux, n'ont pas l'intention de céder de sitôt et le peuple français, même s'il est gêné et parfois dénervé, par des grèves paralysantes, sent bien l’ambiguïté d'une proposition des Marcheurs qui fera la part belle aux fonds de pension, signe évident de la soumission du Macronisme aux Capitalisme le plus éculé.

Il est très possible que cette mauvaise réforme passe au travers d'un parlement aussi lâche que soumis, mais quand les français découvriront les fruits amers de leur avenir « par points »,ils choisiront, je crois, un autre voie, autre, j’espère, que celle de la possible Dame de fer qui ferait du pays de Voltaire un reflet de l'Espagne de Franco.

Heureusement, je suis convaincu qu'entre Madame Le Pen et le Macronisme, la France a d'autres atouts plus respectueux des droits de l'homme et plus attentif au bien-être du peuple.

Nous voici un peu loin de l'indépendance, vraie ou supposée, de la Magistrature mais soyons vigilants, le diable nous menace surtout dans les détails ; le déclin ou le progrès français dépend bien de la résistance du peuple de la LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE au goinfrisme destructeur des banques.

 

Yvan Balchoy

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