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Publié par YVAN BALCHOY

PAUVRETÉ (1). Le gouvernement supprime L’Observatoire de la Pauvreté alors qu’il y a 9 millions de pauvres en France…

Les images de Marc Melki montrent des personnalités qui ont accepté de se mettre, le temps d’une photo, à la place de pauvres et de sans-abri.

NEWS. NEWS. NEWS. L’actualité nous réserve parfois des convergences déroutantes, pour ne pas dire scandaleuses. Ainsi ces deux dernières semaines, on a beaucoup parlé de la pauvreté, un sujet comme on va voir tabou dans nos riches sociétés inégalitaires, qui préféreraient ignorer sa persistance…

Pour commencer, le 14 octobre, l’économiste française Esther Duflo a partagé avec les Américains Abhijit Banerjee et Michael Kremer le prix Nobel d’économie 2019, décerné pour les travaux originaux qu’elle a initiés sur la pauvreté. Elle devient la deuxième femme de l’histoire à recevoir ce prix, après l’Américaine Elinor Ostrom, en 2009, qui a fait progresser la recherche sur une autre thématique décisive de notre temps : la sauvegarde des « biens communs ».

Cette récompense majeure consacre, estime le jury,  « une nouvelle approche de l’économie du développement » mise en oeuvre par Esther Duflo au laboratoire qu’elle a co-fondé en 2003 avec Abhijit Banerjee, son ancien professeur au MIT devenu depuis son mari – une approche qui permettrait « d’obtenir des réponses fiables sur la meilleure façon de réduire la pauvreté dans le monde ». De quoi s’agit-il ? D’une démarche empirique, appuyée sur des enquêtes de terrain et des essais randomisés, cherchant des réponses efficaces et adaptées, abordant le drame de la pauvreté sous ses multiples aspects. La pauvreté en effet, liste Esther Duflo, affecte… la santé des personnes, limite l’éducation des enfants, paralyse la formation professionnelle, bloque l’accès au crédit, induit une perte d’initiative, suscite des dépressions….

Pour la combattre, la seule approche économique ne suffit pas, il faut s’attaquer à chacune de ses conséquences, sans se limiter à la question de l’aide directe (repas, hébergement…), en réfléchissant à tous ses aspect existentiels, sans céder aux approches idéologiques  – le pauvre serait transformé en « assisté » – et aux explications classiques – la déroute individuelle causée par la pauvreté empêcherait d’en sortir.

https://www.lemonde.fr/blog/fredericjoignot/2019/10/22/travail-penible-souffrances-au-travail-en-parler-devient-il-heretique/?fbclid=IwAR2e1xBfNlXT9Yw9A7uHW-0btjnAkGKSEGfSn8T1jxVca47W3jBe5PSend

Lire l'article intégral  de Frédéric Joignot  à l'adresse suivante

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