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Publié par YVAN BALCHOY

 

 

 

 

Dans la série le vocabulaire n’est pas innocent, Jean Lévy se penche sur l’usage du mot « grogne » ressassé en boucle pour désigner manifestants et autres grévistes. Il explique les images auxquelles renvoie, consciemment ou pas, le substantif tellement prisé. Mais aussi son implication politique, pas du tout innocente. (IGA)


Au son de “grogne”, c’est de manière quasi instinctive l’image d’un moustachu pas content du tout du tout qui nous vient, a priori, en tête. Non, il ne s’agit pas du plombier intérimaire et immigré italien Mario Bros, mais bien du syndicaliste rougeâtre, cet étrange personnage qui risque de grogner à tout moment tel un sanglier enragé à deux doigts de charger.

Ce terme médiatique est utilisé afin de désigner des grévistes ou des manifestants en colère de leur condition ou d’une innocente petite réformette ultra-libérale à venir. Un étrange objet lointain aux yeux du journaliste parisien, pour qui le mécontentement est ici apathique, et les mouvements sociaux qui s’y rattachent sans autre finalité que l’insatisfaction ponctuelle. On attend que la “grogne” passe, en règle général, afin d’éviter qu’elle ne s’installe pas trop sur des ronds-points, par exemple. 

Vous pouvez lire l'article intégral sur le site INVESTG'ACTION de Michel Collon

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