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Publié par YVAN BALCHOY

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Cri dans la nuit après le procès de Bobigny

Notre dignité

Tout juste rentré à Lille dans la soirée, épuisé, j’étais parti me coucher. Mais ce soir, je ne trouve pas le sommeil. Après 48 heures passées à la contenir, l’émotion m’atteint

Le même sentiment d’injustice m’a envahi que le jour des perquisitions. Il m’a été insupportable de voir mes plus proches amis et camarades à la barre. En fait, je mesure l’ampleur de ce que nous venons de vivre pendant deux jours au tribunal correctionnel de Bobigny auprès de nos six camarades mis en cause pour les évènements ayant eu lieu lors des perquisitions contre La France Insoumise. Deux jours ? Que dis-je ! Ce que nous vivons depuis bientôt un an que le tribunal médiatique a utilisé contre nous les quelques images illustrant la profonde colère et l’injustice ressentie ce matin là sans que jamais l’ensemble de la matinée ni ses faits générateurs ne soient relatés malgré la disponibilité d’autres images, ni que les raisons de cette colère ne soient jamais interrogées.
Rappelons que tout ce cirque a commencé sur la base de deux dénonciations sans preuve et que c’est sur celle-ci qu’une opération disproportionnée digne du grand banditisme ou de l’anti-terrorisme, n’ayant pour seul et véritable objectif que de flétrir publiquement notre formation politique et son leader était lancée contre nous.
Peu importe qu’en plus de quarante ans d’engagement politique l’honnêteté de Jean-Luc Mélenchon n’ait jamais été mise en cause.
Peu importe que les procédures lancées contre nous à l’initiative du parquet dépendant hiérarchiquement de la garde des sceaux soient strictement incomparables à celles ayant visé d’autres politiques. Non, tout ne se vaut pas dans les « affaires » qui touchent des politiques !
Peu importe que le lien entre le parquet et le pouvoir soit établi au point qu’un procureur assume de « mentir » pour protéger le Président de la République.
Peu importe que sur la liste des 19 eurodéputés de toutes étiquettes politiques dénoncés par cette élue du Front National, le seul qui ait été inquiété soit Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi ?
Peu importe que contrairement au MoDem, le Parlement Européen n’ait jamais mis en cause Jean-Luc Mélenchon concernant ses assistants parlementaires.
Peu importe que les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon aient été validés sans irrégularité avant qu’un des membres de la Commission des comptes outrepassant sont devoir de réserve décida contre l’avis de la Commission de mettre en cause Jean-Luc Mélenchon.
Peu importe que la campagne de Jean-Luc Mélenchon ait été l’une des moins chère en proportion de sa durée et comparativement aux autres campagnes.
Peu importe que Jean-Luc Mélenchon ait invité à de multiples reprises à ce que l’on reprenne en détails l’ensemble des comptes de campagne ou le sien uniquement pour que cessent ces insupportables mises en cause.
Peu importe que les comptes de campagne d’Emmanuel Macron aient été signalés avec des irrégularités contrairement à ceux de Jean-Luc Mélenchon et que cela ait été classé sans suite. Pourquoi ?
Peu importe que lorsqu’il s’agit de proches du Président de la République, les perquisitions ne se passent pas de la même manière, comme chez Monsieur Benalla. Pourquoi ?
Peu importe que ces perquisitions se soient déroulées de manière incompréhensible avec des parlementaires qui peuvent entrer et d’autres pas sans que jamais on ne sache pourquoi.
Peu importe que ni Jean-Luc Mélenchon ni aucun insoumis n’ait jamais eu l’intention de s’y opposer mais seulement d’être présents comme c’était notre droit.
Peu importe qu’à plusieurs reprises ce matin là il n’y ait pas eu que de la colère mais que Jean-Luc Mélenchon et les insoumis aient aussi dit qu’il n’y avait « pas de violents parmi nous » et que nous ne nous opposions pas « à la bonne tenue des perquisitions ».
Peu importe que Jean-Luc Mélenchon ait clairement appelé le procureur à poursuivre sa perquisition après notre accès aux locaux et qu’il ait donné la consigne aux insoumis de « tout leur donner car nous n’avons rien à cacher et donc rien à craindre d’eux ».

Lire la suite de cet article sur le site du "GRAND SOIR"

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