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Publié par YVAN BALCHOY

 
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La présidence Bolsonaro s’annonce désastreuse pour les Brésiliens et Brésiliennes. Et dans tous les domaines depuis l’économie (l’emploi, les salaires, les pensions), les rapports sociaux (exacerbés par la haine, le mépris, l’exclusion), l’insécurité (le port d’armes), les institutions (l’éducation, la justice, la vie parlementaire), la culture (porteuse d’une protestation), l’environnement (en Amazonie particulièrement), la souveraineté nationale (un alignement éhonté sur les politiques états-uniennes), la position du Brésil dans les forums régionaux et mondiaux. En d’autres mots, elle marque des ruptures sur plusieurs fronts. Elle annonce une série de reculs dramatiques. Mais en tant qu’historien je m’intéresserai ici davantage aux continuités pour signaler que l’avènement de Bolsonaro est davantage le produit de problèmes non résolus qu’une création spontanée. Et je laisserai à d’autres collègues le soin de détailler l’ampleur des ruptures et d’exposer sur les voies pour y faire obstacle et renverser la situation dramatique qui se profile sous cette présidence hors norme.

Voici une liste de problèmes non résolus qui sont à l’origine de ces continuités sur lesquelles porte mon exposé. J’y aborde aussi des domaines où je vois surgir des problèmes nouveaux en y opposant le passé et le présent immédiat tel qu’il se dessine sous Bolsonaro.

1.L’injustice agraire.

Le Brésil affiche la distribution la plus inégalitaire de la terre d’Amérique latine. Les propriétés de plus de 2000 ha occupent 42 % des terres cultivées. À l’inverse, 34 % des propriétés ont en moyenne 4,7 ha et n’occupent que 1,4 % des surfaces en culture. L’agriculture familiale représente 84 % des exploitations et 74 % de la main-d’œuvre, mais seulement 24 % des surfaces cultivées et 38 % de la valeur de la production agricole. En 1997, 35 083 grands domaines occupaient 153 millions d’hectares, une superficie équivalente à la France, l’Espagne, l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche, laquelle correspondait à la moitié des superficies agricoles du Brésil, un pays qui comptait 4 millions de paysans sans terre. Fondé en 1984, le Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST) a multiplié les actions et les occupations. Entre 2000 et 2012, 458 militants ont été tués. Aucun gouvernement, même celui de Lula qui a concédé plus de lopins (614 000 familles en ont bénéficié) que ses prédécesseurs, n’a confronté ce problème et procédé à une réforme agraire conséquenteL’État affiche sans vergogne un préjugé favorable pour l’exploitation commerciale. L’agrobusiness (dont les éleveurs) est nettement au pouvoir avec Bolsonaro. La bancada ruralista a désormais une capacité de blocage au parlement. L’Amazonie est devenue l’enjeu de tous les appétits. La déforestation y avance au rythme de trois terrains de foot à la minute! Le Brésil devient un immense Far West où s’impose la loi du plus fort, la déréglementation tous azimuts...

Vous pouvez lire la suite sur le site "INVESTIG'ACTION" de Michel Collon.

 

A propos de Bolsonaro, ce grossier personnage qui pour être sûr de ne pas affronter loyalement à l'élection présidentielle le charismatique Lula n'a pas hésité le  faire jeter en prison par un triste individu récompensé pour sa félonie en étant nommé Ministre de la "Justice" (à mettre en guillemets"

Sur France Inter, ce dimanche après midi Sophie Fontanelle a situé à sa vraie fausse valeur  la laideur morale et plus encore de ce Président d'extrême droite  se moquant  stupidement de l'épouse du Président Français, avec laquelle je suis loin d'être toujours d'accord mais qui exprime un charme indéniable. (YB)

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