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Publié par YVAN BALCHOY

 

1 Février 2018

auteur: 

Rédaction en ligne

Le rapport du CA de Publifin envoyé à la ministre des Pouvoirs locaux, Valérie De Bue (MR), demande qu’une exception soit octroyée à l’intercommunale pour qu’elle puisse dépasser le plafond de 245 000 euros pour les salaires des dirigeants. « Ce CA promettait d’incarner le renouveau politique, la transparence et l’éthique mais ils font exactement le contraire et ne respectent même pas les recommandations de la commission concernant les rémunérations », réagit Germain Mugemangango du PTB.

Actuellement, la réglementation en vigueur applicable pour Publifin et ses filiales, est une circulaire adoptée par le ministre des Pouvoirs locaux le 11 décembre 2014 qui recommande un plafond maximal de 245 000 euros. Lors de l’ancienne législature, un décret plafonnant les rémunérations des dirigeants et de leurs filiales avait déjà été adopté en commission. Mais il n’avait pas abouti. Aujourd’hui, c’est le nouveau gouvernement qui a adopté un avant-projet de décret. Celui-ci veut bétonner un plafond salarial de 245 000 euros par an. Et le nouveau gouvernement MR-cdH aurait permis des exceptions accordées aux dirigeants d’entreprises industrielles publiques wallonnes comme la FN et la Sonaca. Et c’est cette exception que le CA de Publifin veut obtenir.

 « En défendant des exceptions, le conseil d’administration veut maintenir les rémunérations scandaleuses des dirigeants de ses filiales comme Nethys ou Resa, qui sont bien au dessus du plafond de 245 000 euros, comme l’a montré la commission en pointant la rémunération scandaleuse de Stéphane Moreau à 1 million d’euros et la trentaine de dirigeants de Nethys dont les rémunérations sont équivalentes ou supérieures à 270 000 euros par an », explique le porte-parole francophone du PTB.

Pour le PTB, il n’y a aucune raison d’accorder une exception à Publifin, ni d’ailleurs à la FN ou à la Sonaca : « Une entreprise publique doit être gérée par des gens qui sont compétents et qui ont la capacité de diriger en se mettant d’abord au service de l’entreprise, de ses travailleurs et des citoyens qui en bénéficient plutôt qu’au service de son propre portefeuille. Pour garantir cette qualité de la direction, il n’est pas nécessaire de crever les plafonds salariaux. »

La commission avait, dans son rapport, prôné plusieurs recommandations concernant les rémunérations des membres de l’intercommunale et de ses filiales. La commission y avançait notamment deux axes forts. Premièrement, il engageait « le conseil d’administration de Publifin à examiner la régularité des contrats et des rémunérations versées aux membres du Comité de direction de Nethys […] et à évaluer toutes les possibilités d’action pour aboutir au remboursement des sommes illégitimement perçues [et de] prendre toutes les mesures de tutelle coercitives pour aboutir au résultat ».

Deuxièmement, la commission recommandait que « la rémunération des dirigeants, c’est-à-dire des membres d’un organe de direction d’une intercommunale ou de toute autre structure détenue par une intercommunale, ne peut excéder le montant prévu actuellement par la circulaire du ministre des Pouvoirs locaux du 11 décembre 2014 (soit 245 000 euros) ». Conclusion de Germain Mugemangango : « Malheureusement , la direction de Publifin semble ne pas vouloir appliquer ces recommandations qui ont pourtant été adoptées à l’unanimité. Chassez le naturel, il revient au galop... »

https://archive.ptb.be/articles/publifin-aucune-raison-de-ne-pas-respecter-le-plafond-salarial-des-dirigeants

 

DNOTE D'YVAN BALCHOY

Le désir de Valérie de Bue illustre bien la spécificité du MR, parti chevillé à l'argent non pas tellement celui qui aide la population en difficulté à mieux vivre mais celui qui vise en priorité soit les mandatés du parti qui vivent comme des privilégiés grâce à la politique soit les citoyens les plus aisés. L'exception que demande Madame De Bue correspond bien à la vision de la politique des Michel qui a été plus "se servir" que servir ses concitoyens.

Le PTB a raison d'exiger que nos mandatés publics soient les premiers frappés par l'austérité, qu'ils imposent aux autres.

Le mieux serait de la minimiser pour tout le monde !

Yvan Balchoy

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