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Publié par YVAN BALCHOY

15-06-19- QUI A TUE PATRICE LUMUMBA ? CE N'EST SÛREMENT PAS LE SULFUREUX VI-COMTE D'AVIGNON QUI VOUS LE DIRA DANS "LE SOIR"
15-06-19- QUI A TUE PATRICE LUMUMBA ? CE N'EST SÛREMENT PAS LE SULFUREUX VI-COMTE D'AVIGNON QUI VOUS LE DIRA DANS "LE SOIR"

"Si je meurs demain, ce sera parce qu’un Blanc aura armé un Noir", avait un jour dit Lumumba".

 

 

 

Un article éhonté d'un des plus grands profiteurs du système (capitaliste bien sûr), le vi-comte d'Avignon, fossoyeur en tant qu'acteur de l'Union Européenne de la sidérurgie entre autres française et Belge

Derrière ce triste sire, des quantités d'ouvriers ont perdu leur boulot, tandis que lui, je n'en doute pas y a bien gagné sa vie.

Dans "LE SOIR" d'hier, il ment effrontément en prétendant que ni les USA, ni la Belgique, dont il était un porte-parole, n'avait demandé au Président Kasavubu la tête du premier Ministre légitime de la République du Congo.

Monsieur Davignon trouve que la Belgique n'a pas joué de rôle efficiant dans ce sordide assassinat raciste, alors que l'avion qui le conduisiat vers sa mort avait un équipage belge. Cet équipage, avec un brin de courage, terme étranger au fonctionnaire belge,  aurait pu refuser une mission aussi sale.

Ce sont des Belges qui ont assassiné Lumumba et ses compagnons et fait disparaître son corps. Ce qui me frappe dans l'interview de Davignon, c'est sa mauvaise foi et aussi ses accusations systématiques des autres à propos  de toutes les erreurs et gaffes de sa politique,  s'excusant systématiquement dans cet article.

A propos de cet assassinat, raciste je le répète, il passe sous silence la non-action du Roi Baudoin qui avait été mis au courant, semble-t-il, de la conjuration ourdie contre le premier Ministre de l'ancienne colonie et au moins laissé faire.

Je pense qu'il n'a jamais digéré le message vrai de Lumumba décrivan la réalité du cilonialisme lors des fêtes de l'indépendance du Congo.

L'article du vi-comte d'Avignon est à l'imager de sa politique, lâche et in humaine.

S'il y a une poubelle de l'histoire, je l'y jetterais bien volontiers, tandis que je continue à considérer Patrice Lumumba, ainsi que Che Guievara assassiné lui aussi par les Etats terroristes  unis de l'Amérique du Nord comme un des plus grand héraut de la liberté du vingtième siècle.

Yvan Balchoy

 (La peur, donc, mais aussi une bonne dose de racisme ordinaire. En 2001, une commission parlementaire belge dira pudiquement qu’« en 1960, la mentalité de certains Belges demeurait imprégnée de colonialisme. » Dans les années 1950, l’évêque du Katanga, Mgr de Hemptinne, déclarait encore que « la race noire (n’avait) rien derrière elle. Peuple sans écriture, peuple sans Histoire,(n'est-ce pas monsieur Saekozy !) sans philosophie, sans consistance aucune… » L’autre ressort de cette cruauté, c’est l’anticommunisme. En juillet 1960, Lumumba a commis la maladresse de demander l’aide des Soviétiques pour transporter ses troupes jusqu’au front katangais. Le 18 août, à Washington, le président Eisenhower a présidé une réunion du Conseil de sécurité nationale. Le directeur de la CIA, Allen Dulles, a plaidé pour l’élimination physique de Lumumba. « Il y eut un silence de quinze secondes, puis le meeting se poursuivit », racontera un témoin. D’où la fameuse tentative d’empoisonnement avec un dentifrice spécial. « Si Lumumba se brosse les dents avec, il attrapera une poliomyélite foudroyante. Ni vu ni connu », avait alors confié un tueur professionnel à Larry Devlin, le chef de la CIA au Congo…

Diabolique

Un jour, Lumumba a dit : « Si je meurs demain, ce sera parce qu’un Blanc aura armé un Noir. » C’est après la pénible scène de son arrestation, en décembre 1960, que les Belges et les Américains conçoivent ce plan diabolique : faire éliminer Lumumba par ses frères congolais. À Léopoldville ? Non. Mobutu lui-même est réticent. Il a été très proche du leader du Mouvement national congolais (MNC). Il connaît son charisme au Congo et sur tout le continent – en 1958, lors d’une conférence à Accra, Lumumba a fraternisé avec Nasser, Nkrumah et Sékou Touré. Rusé, Mobutu sait que, s’il porte la responsabilité directe de la mort de Lumumba, il le paiera un jour. Par ailleurs, le 24 novembre, les Nations unies ont reconnu le gouvernement de Kasa-Vubu aux dépens de celui de Lumumba (53 voix contre 24). Pour les Occidentaux, ce n’est pas le moment de mettre un assassinat politique sur le dos de leur ami Kasa-Vubu. Son régime est trop fragile. Reste la solution katangaise. En juillet 1960, la province cuprifère du sud du Congo a proclamé son indépendance. Moïse Tshombe préside, mais les Belges gouvernent. Tshombe a toutes les raisons de vouloir éliminer Lumumba, mais, comme Mobutu, il devine que le prix à payer sera très lourd. D’abord pour sa chère province. Fini l’espoir de la reconnaissance internationale d’un Katanga indépendant. Ensuite pour lui-même. Et il n’a pas tort : dès que le Front de libération nationale (FLN) prendra le pouvoir à Alger, il poursuivra Tshombe de sa haine vengeresse, lui qu’il tient en partie pour responsable de la mort de Lumumba. En juin 1967, le président Boumédiène fera détourner son avion au-dessus des Baléares, et l’enfermera dans un cachot où il mourra deux ans plus tard, officiellement d’une « crise cardiaque ».

En 1960, Tshombe pressent-il tout cela ? Ce qui est sûr, c’est que jusqu’à la mi-janvier 1961, ses tuteurs belges d’Élisabethville et lui-même ont fait savoir à Bruxelles qu’ils ne voulaient pas recevoir le « cadeau empoisonné » Lumumba.

Le 13 janvier 1961, tout s’emballe. Une mutinerie éclate au camp militaire de Thysville, où Lumumba est enfermé depuis six semaines. Du fond de son cachot, le tribun nationaliste a retourné une partie de ses geôliers. Panique chez les Blancs de Léopoldville. Mobutu et Victor Nendaka, le directeur de la Sûreté, un dur, réquisitionnent Kasa-Vubu et s’envolent pour Thysville, où ils rétablissent la situation in extremis, avec des liasses de billets. Mais le chef du camp, le colonel Bobozo, un Ngbandi comme Mobutu, dit à celui-ci : « Si une nouvelle mutinerie éclate, je ne pourrai plus garder Lumumba en prison. »

Aussitôt, le scénario katangais est enclenché. Le 16 janvier au matin, un télex de Bruxelles intime l’ordre à Élisabethville de recevoir le prisonnier. Vu les propos publics des ministres de Tshombe (« S’il vient chez nous, nous le tuerons »), aucun doute n’est permis sur le sort qui attend Lumumba. Ce jour-là, le Premier ministre belge, Gaston Eyskens, et Mobutu décident de sang-froid la mort de Lumumba, avec la bénédiction de Dwight Eisenhower. Un crime d’État et, pour les Congolais, le premier pas d’une longue descente aux enfers.

Qui sont les huit Belges encore en vie mis en cause par la justice ?

La famille Lumumba, à l’origine de la procédure, refuse de dévoiler leurs noms. Selon l’agence Belga, il pourrait notamment s’agir de Jacques Brassinne, un diplomate qui était, sous la présidence Tshombe, membre du « Bureau conseil », le gouvernement parallèle des Belges à Élisabethville. Étienne Davignon serait également dans le viseur : ancien vice-président de la Commission européenne, père de la compagnie Brussels Airlines, il était à l’époque diplomate. Quant à Charles Huyghé, il était le chef de cabinet du ministre katangais de la Défense. Vu leur jeune âge au moment des faits, tous trois n’étaient sans doute que des seconds couteaux.

https://www.jeuneafrique.com/138828/politique/justice-belge-qui-a-tu-l-ancien-premier-ministre-congolais-patrice-lumumba/

 

 

 

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