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Publié par YVAN BALCHOY

De : Michel Peyret [mailto:michel.peyret@gmail.com]

À : Michel Peyret

Pour A. Campagne, « le travail, dans un troisième temps, c'est l'hétéronomie : nous sommes, en tant que travailleurs, dépourvus de toute auto-nomie, de toute capacité à déterminer nous-mêmes nos propres "lois" (c'est-à-dire, notre activité). Au contraire, nous sommes intégralement soumis et dominé par d'autres "lois", celle du marché du travail, du marché, du capitalisme. Le travail ne rend pas libre : que cette foutaise (ou fouthèse) philosophique nazie (à l'entrée d’Auschwitz, il était écrit "Arbeit macht frei", c'est-à-dire "Le travail rend libre") du "travail rend libre" cesse d'être enseignée en cours de philosophie de Terminale.
Bon, alors, le travail c'est quoi ?
Michel Peyret

 

 

 

LE TRAVAIL, UNE REPRISE THÉORIQUE
Publié par A. Campagne sur 24 Janvier 2014,
Critique du concept de travail comme activité de reproduction matérielle/de satisfaction des besoins/de survie
Confondre travail (au sens actuel, moderne, capitaliste) et activité de reproduction matérielle/de satisfaction des besoins/de survie, c'est penser qu'encaisser pendant huit heures par jour dans un supermarché équivaut substantiellement/ontologiquement à l'activité de recherche de fruits d'un singe bonobo.
Le travail ne rend pas libre (trois thèses philosophiques)
Le travail, dans un premier temps, c'est l'aliénation (au sens d'Hegel ou de Marx : séparation radicale entre nous et ce qui nous était intérieur mais qui s'est extériosé) de notre activité : c'est une forme de séparation radicale entre nous et notre activité, désormais extérieure à nous, autonome vis-à-vis de nous. Si par exemple, comme caissier, j'encaisse pendant huit heures par jour, pendant huit heures par jour mon activité est séparée de moi, elle n'est plus à moi mais à mon travail, à mon emploi, à mon employeur. Pendant huit heures, mes gestes ne m'appartiennent plus, ils appartiennent à l'encaissage. La prostitution est, en ce sens, une forme de travail comme une autre : mon corps ne m'appartient plus, il appartient à mon client ; comme, lorsque j'encaisse, mes mains et mon cerveau ne m'appartiennent plus, ils appartiennent à mon emploi de caissier, à mon employeur.
Le travail, dans un second temps, c'est une forme de dépendance généralisée, une forme de prostitution généralisée : chacun aliène son activité pour acheter celle d'un autre, formant ainsi au bout du compte un gigantesque système d'aliénation, de dépendance, de prostitution généralisé, où chacun achète l'autre et se vend, chacun étant radicalement dépendant des autres mais surtout du système (qu'on appelle Marché, marché du travail, capitalisme), du sujet-automate qu'ils ont constitué. Le travailleur est un être complètement dépendant du système du travail pour (sur)vivre. Un synonyme de liberté étant in-dépendance, on voit bien une nouvelle fois que liberté est un antonyme de travail.
Le travail, dans un troisième temps, c'est l'hétéronomie : nous sommes, en tant que travailleurs, dépourvus de toute auto-nomie, de toute capacité à déterminer nous-mêmes nos propres "lois" (c'est-à-dire, notre activité). Au contraire, nous sommes intégralement soumis et dominé par d'autres "lois", celle du marché du travail, du marché, du capitalisme.
Le travail ne rend pas libre : que cette foutaise (ou fouthèse) philosophique nazie (à l'entrée d’Auschwitz, il était écrit "Arbeit macht frei", c'est-à-dire "Le travail rend libre") du "travail rend libre" cesse d'être enseignée en cours de philosophie de Terminale.

 

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yvanbalchoy13@gmail.com

NOTE D'YVAN BALCHOY

Je me demande si la philosophie de banquier à l'origine du Macronisme n'explique pas cette engouement - le mot est faible- pour le "travail", qui devient presque le point de départ de la valeur d'un individu au point que s'attaquer aux "privilèges" des retraités d'abord, des inactifs ensuite même forcés par les conditions de vie risque de nous mener à une société guère plus positive que celle que nous rejetons avec horreur depuis la dernière guerre mondiale.

Yvan Balchoy

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