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Publié par YVAN BALCHOY

Quand le CONSEIL D’ETAT cautionne un CRIME D’ETAT !

 

Contrairement à Monsieur Léonetti dont la loi qui porte son nom veut mettre fin à la vie en ayant l'air de ne pas y toucher par cette « sédation profonde » qui pourtant est aussi efficace qu'une guillotine sauf qu'elle ne garantit nullement, même en cas dit d'inconscience une fin de vie non douloureuse.  Cette euthanasie qui ne veut pas dire son nom est un bel exemple d'hypocrisie.

Je veux rappeler ici le témoignage de mon amie Viviane Demol, qui a publié plusieurs poèmes en ce blog. Dans le coma, pendant une longue période,suite à un accident de moto,  elle entendait des médecins imprudents se dire devant elle qu'elle était "foutue". Savoir si une personne souffre ou ne souffre pas parce qu'inconsciente est plus évident du côté de la personne qui l'affirme que du côté de celle qui subit. La médecine se trompe souvent. Plus d'un handicapé à la conscience "minimum" est sortie du coma parfois après des dizaines d'années.

Personnellement, je suis en faveur de l'euthanasie telle qu'elle est pratiquée en Belgique à la condition expresse (légale d'ailleurs) qu'elle repose sur un consentement éclairé du patient même mineur.

Europe 1 qui trop souvent s'obstine à créer des échanges entre personnes essentiellement du même avis, sinon du même parti. Ainsi à propos du douloureux cas de Vincent Lambert, on considère que seul l'avis des médecins en faveur de la sédation profonde est valable et on interroge Monsieur Léonetti et Monsieur Romero mais pas du tout un médecin ou une personne  d’un autre avis que celui du « docteur » Sanchez du CHU de Reims.

De même le présentateur présente chaque fois l'état de Vincent Lambert comme végétatif irréversible alors que plusieurs cas de personne en état de conscience minimum comme lui se sont réveillé parfois à plus de 50 ans de coma qui ne s'est pas révélé irréversible.

Considérer que procurer à un malade de la nourriture et de la boisson est un traitement et non un droit vital est un abus manifeste qui s'il est reconnu, comme passant  par exemple avant le droit du sang, mènera, j'en suis persuadé, peu à peu la société à se débarrasser des êtres handicapés coûteux économiquement et au pronostic de guérison problématique. C'est à mes yeux un retour à la barbarie qui risque d'aboutir un jour à l'obligation pour les personnes âgées, jugées assez vieilles de mettre fin à leurs jours où à être supprimée par l'autorité d'un Etat.

Ne dites pas que c'est impossible, ce fut le cas, il y a un peu plus de septante ans sous le nazisme. Aujourd'hui certains médecins ou économistes souhaitent une euthanasie élargie qui se rapproche de la conception nazie à part son aspect racial.

Oui l'euthanasie au sens strict est légitime à cette seule condition qu'elle repose sur l'avis de la personne qui la demande ou l'a demandé en précisant ses conditions.

Je ne suis pas d'accord avec le refus des autorités religieuses qui veulent dénier aux citoyens ce droit à mourir dans la dignité.

Dans le cas de Vincent Lambert, je suis persuadé qu'il y a entêtement d'une partie de certains médecins et de juristes partisans non de l’euthanasie mais de cette « malthanasie » qui caractérise la France et, je crois, la Grande Bretagne.

Je pense qu'on est en droit de demander à son épouse, hier presqu'en pleurs, qui ne m'ont pas convaincu, SI oui ou non, comme elle en a parfaitement le droit,  elle a refait sa vie ce qui donne une toute autre profondeur, en justice on parle parfois de mobile à ce drame personnel et familial.

Personne ,n'en parle, beaucoup y pensent

Vincent Lambert devrait être envoyé dans un hôpital qui soigne ces nombreux pairs en invalidité, que ses parents le souhaitent ou non, puisqu'il n'a pas laissé de directive précise sur sa fin de vie.

La France en marche dans le domaine de l'Ethique comme dans le domaine de l'économie recule plutôt vers l'inhumain et je demandé à tous les français de ne pas voter pour ce parti qui n'est pas, comme il le prétend, celui de la Renaissance mais de la décadence.

En revanche, je demande au Président Macron de gracier le "condamné à mort " Vincent Lambert. Il en a l’autorité sinon le droit !

Il ne faudriait pas que son parti soit le premier à rétablir non le droit mais le devoir de mourir depuis l'acte courageux de Mitterand abolisssant la peine de mort en France. "Renaissance" ne mérite sûrement pas son nom après  un entêtement vraiment déraisonnable à supprimer la vie à un(e) des 1700 handicapé(e)s bien soigne(e)s par exemple à Briançon par des médecins qui, eux, font honneur à la France.

 

Yvan Balchoy

POUR REFLECHIR LE CAS DE  ROM HOUBEN

 

L'histoire ne peut que glacer le dos: elle pose la bouleversante question de savoir si les personnes considérées comme totalement inconscientes, et ce pendant des années, le sont véritablement. En 1983, Rom Houben, étudiant ingénieur, par ailleurs amateur de sports de combat, âgé de 20 ans est victime d'un accident de la circulation. Inconscient, ce citoyen belge est aussitôt pris en charge dans un établissement hospitalier de Liège. Diagnostic: «état végétatif». Puis on comprend que cette situation n'a plus aucune chance d'évoluer favorablement et va s'installer dans le temps de manière irréversible. On parle alors d' «état végétatif permanent» ou d'«état végétatif chronique».

Ce diagnostic est porté chez des personnes souffrant de lésions cérébrales profondes (souvent d'origine traumatiques ou vasculaires). Ces personnes sont à la fois éveillée mais inconscientes. Elles ne répondent pas aux commandes verbales et si elles peuvent émettre des grognements, elles ne peuvent prononcer des mots. Dans certains cas, on observe chez elles des clignements d'yeux, des rires ou des grimaces sans raisons apparentes. Elles n'ont aucun comportement volontaire et dirigé dans un but précis mais conserve des activités réflexes. Le terme «végétatif» signifie  que les grandes fonctions vitales (régulation cardio-vasculaire, thermorégulation, cycle veille — sommeil avec épisodes d'ouverture spontanée des yeux) sont conservées. Cette situation peut durer durant de très longues périodes sans espoir, ou presque, d'amélioration.

Pour Rom Houben, cette période aura duré 23 ans. Il faudra attendre 2006 pour découvrir que son état ne correspondait pas exactement au diagnostic que l'on avait cru pouvoir porté en 1983. Cette découverte est le fruit des travaux et de l'obstination d'une équipe dirigée par le Dr Steven Laureys (Centre de recherche Cyclotron, Université de Liège). Ce spécialiste renommé de neurologie et d'imagerie cérébrale a mis au point une méthode permettant d'établir une cartographie fonctionnelle cérébrale qui conduit à remettre en cause bien des certitudes. Ainsi, le recours a des techniques sophistiquées (par résonance magnétique nucléaire ou émission de positons) ont permis de conclure que Rom Houben n'était pas dans un «état végétatif chronique», qu'il ne souffrait pas des graves lésions cérébrales correspondant à un tel état.

«Je rêvais à une vie meilleure»

Conclusions des investigations d'imagerie cérébrale: Rom Houben pouvait fort bien être dans la plus paradoxale des situations (donner involontairement l'apparence de l'inconscience profonde) tout en étant conscient. La modification des conditions de sa prise en charge permirent bientôt à l'équipe médicale d'entrer en contact avec cet emmuré vivant alité. Et c'est aujourd'hui Rom Houben qui nous parle de ce que fut son calvaire et ce qu'il dit avoir vécu comme une «seconde naissance».

Et ce qu'il nous dit est proprement inqualifiable, qui renvoie immanquablement à l'univers d'Edgar Allan Poe et aux angoisses séculaires générées par les histoires d'enterrés vivants et des cercueils griffés de l'intérieur. «Je criais, mais aucun son ne sortait, vient d'expliquer Rom Houben à Der Spiegel. J'ai été le témoin de ma propre souffrance lorsque les médecins et infirmières tentaient de me parler et finissaient par renoncer. Tout le temps, je rêvais à une vie meilleure. La frustration est un mot trop faible pour exprimer ce que je ressentais.» Mais quel est le mot qui pourrait exprimer ce que cet homme a ressenti?

Rom Houben établit aussi une hiérarchie dans son calvaire. A l'acmé de sa souffrance: le jour où sa mère et sa sœur sont venues lui annoncer la mort de son père. Il se souvient avoir alors voulu pleurer sans que les larmes ne sourdent, son corps demeurant comme toujours immobile. Ainsi donc sa mère et sa sœur étaient venues annoncer la mort de son père à celui dont on postulait qu'il ne pouvait rien entendre. De fait, les proches des personnes en «état végétatif chronique» continuent presque toujours à postuler que le diagnostic médical pèche par excès de pessimisme, que d'une manière ou d'une autre celui qui ne réagit pas entend, comprend, ressent. Aussi les visites des membres de la famille et des amis peuvent-elles continuer durant des mois et des années.

Fina Houben, la mère de Rom qui n'a jamais abandonné espoir, ne dit rien d'autre: «J'ai toujours su que notre fils était toujours là».

Etat végétatif chronique

Aujourd'hui, Rom ne peut toujours pas bouger, mais il peut lire grâce à un appareil placé au dessus de son lit et peut communiquer par clavier interposé. «Je veux lire, parler à des amis par ordinateur, dit-il. Je veux goûter à la vie maintenant que les gens savent que je ne suis pas mort».

 

Cette aventure hors du commun, aux confins de l'erreur et du miracle médical, fera peut-être bientôt l'objet d'un livre-témoignage signé Rom Houben. Mais elle soulève aussi d'ores et déjà la question de la validité des diagnostics portés chez tous les malades aujourd'hui dans des états comateux. Sur ce thème, le Dr Steven Laureys mène depuis plusieurs années un combat qui restait jusqu'alors circonscrit aux colonnes du British Medical Journal. La principale difficulté, selon lui, est qu'une fois le diagnostic d'«état végétatif » porté il est pratiquement impossible de le remettre en question.

www.slate.fr/story/13501/23-ans-dans-un-coma-qui-n’en-etait-pas-un

 

Life  23 ans dans un coma qui n’en était pas un Jean-Yves Nau — 25 novembre 2009 à 0h00 — mis à jour le 26 novembre 2009 à 3h08  Près de la moitié des malades dits en «état végétatif chronique» ne seraient pas totalement inconscients.  Rom Houben et sa mère, REUTERS/STR New

Life 23 ans dans un coma qui n’en était pas un Jean-Yves Nau — 25 novembre 2009 à 0h00 — mis à jour le 26 novembre 2009 à 3h08 Près de la moitié des malades dits en «état végétatif chronique» ne seraient pas totalement inconscients. Rom Houben et sa mère, REUTERS/STR New

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