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Publié par YVAN BALCHOY

VINCENT LAMBERT

VINCENT LAMBERT

 

 

Si je tombais malade dans la région de Reims, je pense que j’éviterais d’être hospitalisé dans le CHU local, surtout dans le service du docteur Sanchez et de son équipe qui, à mon avis, ont trahi leur serment d’Hippocrate en voulant mettre fin à la vie d’un handicapé qui n’a pas, jusqu’à preuve du contraire exprimé formellement se volonté d’être euthanasié dans une situation d’handicap telle qu’il la vit depuis 2008.

Son épouse, nommée, de façon abusive, selon moi, tutrice de Vincent, alors qu’elle est clairement en l’affaire juge et partie car la mort de son mari lui rendrait une liberté peut-être déjà entamée ?

L’attitude très négative de l’Etat français vis-à-vis de la maman de Vincent, me choque, alors qu’une mère est censée défendre inconditionnellement la vie de son fils ce qui n’est pas aussi sûr, lorsqu’il s’agit d’une épouse.

J’ai connu un cas similaire dans la vie de ma femme  dont un frère, suite à une chute, a vécu, des mois durant dans un coma profond. Nous avons été le visiter à Briançon, où une équipe médicale avec dévouement veillait sur un grand nombre de malades similaires.   

Quand le frère de mon épouse ouvrait les yeux, on avait vraiment l’impression de le retrouver fugitivement conscient.

Au niveau scientifique, certaines sommités, comme le docteur Sanchez prétendent dans un cas comme celui de Vincent, qu’il n’existe plus aucune conscience, que tout ce qui paraît tel n’est une sorte d’automaticité nerveuse.

J'ai même lu que le pauvre Vincent quand on essayait de l'assoir se laissait tomber en grimaçant de douleur. Voilà qui est révélateur de la duplicité de plusieurs sommités qui à la fois prétendent que Vincent n'a plus de conscience et que pourtant il veut mourir.

L’amie poétesse, Viviane Demol, que vous avez pu lire dans ce blog, suite à un accident de moto, en est sortie durablement dans un coma profond. Elle entendait des médecins inconscients affirmer devant elle qu’elle était foutue et ne retrouverait pas sa conscience. C’est pourtant ce qui est arrivé comme la semaine dernière une patiente dans un coma jugé irréversible selon beaucoup, s’est « réveillée après quatorze ans. Une américaine "à conscience minimale", comme Vincent,  s'est réveillé après plus de cinquante ans à la joie de son fils qui y avait toujours cru.

J’ai exprimé récemment ma réticence vis-à-vis d’une certaine hypocrisie de la politique de santé en France qui en assimilant l’euthanasié à un meurtre l’a remplacé honteusement par un « mauvais traitement » consistant sous le nom de "sédation profonde" à rendre inconscient le malade puis à le priver de nourriture et de boisson jusqu’à la mort s'en suive.

A remarquer, que Vincent Lambert a déjà subi ce supplice durant plus d’un mois sans succomber heureusement,  jusqu’à ce que la défense de sa maman et un juge plus humain oblige les médecins du CHU  à renoncer.

Personnellement, j’ai bien l’intention, en cas de souffrances insupportables liées à une maladie mortelle de m’inscrire pour choisir l’Euthanasie, telle qu’elle est pratiquée en Belgique, dans un cadre  très  réglementé  attachant  beaucoup d’importance à la volonté écrite du patient.

En ce cas, avec la possibilité de renoncer à cette décision jusqu’au dernier jour, le patient, entouré souvent des siens, est endormi d’abord profondément puis, très rapidement, sa vie est abrégée sans douleur.

Il semble que lors d’une hospitalisation en Belgique, on ait pensé à ce type d’euthanasie  pour Vincent, mais, à mon avis, les conditions réglementaires n’étant pas établies et, semble-t-il avec l’appui cette fois-là, de son épouse, Vincent fut ramené en vie en France.

Il est temps que la France mette fin à l’hypocrisie qu’est la sienne face à l’Euthanasie en renonçant à cette sédation profonde, qu'on appelle palliative qui n’est indolore que pour les personnes qui l’imposent à autrui.

Personnelle, c’est mon opinion et non ma décision car ne n’ai aucun pouvoir à ce sujet, je pense que la sédation profonde, comme elle risque de se passer pour Vincent Lambert, doit être interdite comme inhumaine et qu’on peut l’assimiler à un crime, et même à un meurtre prémédité.

Je sais bien que même en Belgique certains tentent de minimiser le consentement du patient au nom de son bien supposé.

S’engager dans cette voix et c’en sera bientôt fini des centaines d’handicapés  (1700 EN FRANCE ?) au sort semblables à celui de Vincent. Nous risquons d’en revenir plus vite qu’on ne pense à une partie de la législation nazie concernant les handicapés et ses horreurs.

Je désire donc conclure cette exhortation en demandant au Président de la République, principal responsable en la matière, en sa ministre dite de la Santé, à la Ministre de la justice qui a aussi son mot à dire. (ce serait chouettes qu'elle mette sa démission en la balance) de renoncer à cette mise à mort scandaleuse.

Quel paradoxe aujourd'hui, ces deux héros militaires français morts au champ d'honneur pour sauver des otages félicités par un Etat qui par ailleurs projete de mettre à mort un handicapé qui dérange !!!

La vie de Vincent Lambert et l’honneur de la France sont, selon moi, en jeu !

 

Yvan Balchoy

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