Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par YVAN BALCHOY

 

La réaffirmation de la reconnaissance d'Israël dans les frontières reconnues internationalement est nécessaire car elle permet d'ouvrir des discussions sur une base claire et précise entre les ennemis d'aujourd'hui..
Il ne s'agit pas de reconnaître l'existence DE FAIT d'un état qui s'affirme aujourd'hui malheureusement essentiellement dans une puissance militaire agressive, mais son DROIT à l'existence, droit qui n'est pas sacré mais acquis dans les tragédies de l'histoire.
Il conviendra dans la période à venir d'énoncer le plus tôt possible et de manière accessible à tous une définition ACTUALISEE de l'anti-sionisme comme caractérisant l'alternative à la POLITIQUE sioniste, car il y a dans l'ancienne définition qui coure encore dans certains milieux une mise en cause de la légitimité même de l'EXISTENCE d'Israël.
En effet, l'anti-sionisme originaire (hostilité à la création d'un état pour les juifs) fut longtemps très majoritaire parmi les juifs eux-mêmes,croyants ou non-croyants, pour lesquels c'était une hérésie - ou/et une faute politique - de vouloir confondre la survie d'une communauté religieuse et la fondation d'un état. La persistance de cette définition PRIMITIVE de l'anti-sionisme ne tient plus aujourd'hui que cet état existe.
C'est la communauté internationale qui a créé Israël, il ne me parait pas aberrant qu'elle puisse aussi intervenir dans un sens ou un autre, pour la création d'un état palestinien ou d'un état commun où les palestiniens auraient tous leurs droits.
Il appartient aussi, comme droit, à chaque citoyen qui s'implique dans le soutien à la cause palestinienne (et ce peut être des israéliens...) de peser dans le sens qui lui parait le meilleur entre ces deux "solutions" à long terme.
Conçu ainsi de cette façon essentiellement POSITIVE, l'anti-sionisme mérite-t-il encore de s'appeler "ANTI-sionisme", ou, pour être tout à fait clair, est-il raisonnable, est-il conforme à la vérité, est-il juste, est-il utile, est-il efficace, de continuer à s'auto-coller une étiquette aussi ambigüe ? En réalité nous combattons tout simplement une politique elle violemment anti-arabe et anti-palestinienne (les "anti", ce sont eux...) et lui opposons une politique pro-humaine.

28-03-19- COMMENT MIEUX QUALIFIER LE CONFLIT PALESTINIEN ? (ALAIN RAYNAUD-YVAN BALCHOY)

Cher Alain, toujours indépendant, je crois,  je préfère, comme toi sans doute, me décrire pro-palestinien que comme anti-sioniste.

 

La réaffirmation de la reconnaissance d'Israël dans les frontières reconnues internationalement est nécessaire car elle permet d'ouvrir des discussions sur une base claire et précise entre les ennemis d'aujourd'hui..
Il ne s'agit pas de reconnaître l'existence DE FAIT d'un état qui s'affirme aujourd'hui malheureusement essentiellement dans une puissance militaire agressive, mais son DROIT à l'existence, droit qui n'est pas sacré mais acquis dans les tragédies de l'histoire.
Il conviendra dans la période à venir d'énoncer le plus tôt possible et de manière accessible à tous une définition ACTUALISEE de l'anti-sionisme comme caractérisant l'alternative à la POLITIQUE sioniste, car il y a dans l'ancienne définition qui coure encore dans certains milieux une mise en cause de la légitimité même de l'EXISTENCE d'Israël.
En effet, l'anti-sionisme originaire (hostilité à la création d'un état pour les juifs) fut longtemps très majoritaire parmi les juifs eux-mêmes,croyants ou non-croyants, pour lesquels c'était une hérésie - ou/et une faute politique - de vouloir confondre la survie d'une communauté religieuse et la fondation d'un état. La persistance de cette définition PRIMITIVE de l'anti-sionisme ne tient plus aujourd'hui que cet état existe.
C'est la communauté internationale qui a créé Israël, il ne me parait pas aberrant qu'elle puisse aussi intervenir dans un sens ou un autre, pour la création d'un état palestinien ou d'un état commun où les palestiniens auraient tous leurs droits.
Il appartient aussi, comme droit, à chaque citoyen qui s'implique dans le soutien à la cause palestinienne (et ce peut être des israéliens...) de peser dans le sens qui lui parait le meilleur entre ces deux "solutions" à long terme.
Conçu ainsi de cette façon essentiellement POSITIVE, l'anti-sionisme mérite-t-il encore de s'appeler "ANTI-sionisme", ou, pour être tout à fait clair, est-il raisonnable, est-il conforme à la vérité, est-il juste, est-il utile, est-il efficace, de continuer à s'auto-coller une étiquette aussi ambigüe ? En réalité nous combattons tout simplement une politique elle violemment anti-arabe et anti-palestinienne (les "anti", ce sont eux...) et lui opposons une politique pro-humaine.1958

 

Cher Alain, comme toi sans doute, je préfère me considérer comme pro-palestinien plutôt qu'anti-sioniste parce que l'ancien admirateur d'Israël (je me rappelle à l'exposition universelles de Bruxelles mon emballement devant le stand du petit  Israël  avec ses Kiboutsim face aux pays arabes qui occultaient sur leurs cartes l'existence d'un état juif  - certains visiteurs courageux avaient dessiné au crayon les frontières des deux états  correspondant  à la situation de 1967.

Pourquoi ai-je à la longue changé radicalement non de credo concernant le droit pour les juifs d'être accueillis dans un état où ils seraient bienvenus et même prioritaires mais pas exclusivement ; la raison en est simple, l'Etat d'Israël a peu à peu trahi ses origines, son idéal communautaire en devenant non la seule démocratie du Moyen-Orient, comme le prétend l'Union Européenne mais un état autoritaire, colonialiste qui opprime  sur son sol ;les non juifs et occupe de façon brutale et sanglante le reste de l'ancienne Palestine qui n'est pas, pour la  justice d'abord, majorité de la communauté internationale ensuite, l'Etat d'Israël.

L'occident capitaliste que seuls des idéologue aveugles appellent le monde libre, continuent à répéter le droit des Palestiniens à leur état en faisant tout pour que ce ne soit plus possible.

Monsieur Macron refuse théoriquement  l'annexion de Jérusalem par l'Etat hébreu mais en armant celui-ci, en n'admettant qu'Israël comme interlocuteur du peuple palestinien colonisé, il sait bien qu'à la fin des fins, ce sera le point de vue du  plus fort aujourd'hui le criminel Netanyahu qui triomphera.

Devant cette mauvaise volonté hypocrite,  je me sens de plus en plus adversaire non de la présence juive dans cet Etat composite qu'est Israël, mais dans ce qu'il est devenu aussi pervers que fut l'Algérie française.

Voilà pourquoi je trouve  juste et même nécessaire le boycott, criminel paraît-il en France, appelé BDS.

J'irais même plus loin et je pense qu'il faut momentanément geler toutes relations diplomatiques avec un état aussi raciste et apartheidiste que l'ex-Afrique du Sud.

Je pense que ce serait fait pour n'importe quel état menant une politique néo-coloniale  mais notre remord devant nos crimes commis contre les juifs européens fait qu'on tolère d'Israël ou plutôt à l'extrême droite Israélienne, ce qui serait abomination pour tout autre peuple.

Cette honte malsaine n'est en rien respect et amour du peuple juif. C'est même le plus mauvais service qu'on peut lui rendre.

Avec toi, j'aimerais ne plus faire partie des anti-sionises mais plutôt des pro-Palestiniens, avec toi je suis pour un état Israélien, respectueux des droits de l'homme et donc des arabes qui sont sur son sol, comme ce fut le cas autrefois, (idem pour l'état Palestinien vis à vis des juifs vivant en Palestine d'une faon non colonialiste ) et à ses côtés un état Palestinien, totalement indépendant  et je pense qu'on y arrivera pas sans pression forte de la communauté internationale.

Il faut que des troupes, par exemple de l'ONU,  protègent les frontières de 67, que Palestine et Israël, soient dénucléarisés pour qu'un jour, bientôt j'espère, juifs et arabes vivent amicalement en Israël et en Palestine.

Mais telle n'est pas la voie que Monsieur Macron et la France au pouvoir suivent actuellement. Voilà pourquoi, sans aimer le mot antisioniste je refuse de me désolidariser de celles et ceux qui luttent sous ce nom avec et pour leurs frères Palestiniens et pourquoi je me refuse à condamner pour le moment un BDS que je trouve juste et équitable.

Yvan Balchoy

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article